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 | Humanum est... Auteur: Philippe Hubert
Avis du 2007-12-12 Au fil de ses histoires sombres, d'où s'échappe parfois une touche d'humour, philippe HUBERT nous amène à poser notre regard sur la collaboration, la précarité, le terrorisme, le handicap, l'embrigadement politique... mais aussi sur l'amour ou le sourire des femmes. Pat. | |
|  | Toca León! Auteur: Dominique Lin
Avis du 2007-07-26 Le réalisme des situations, l'ambiance et le son des tambours , cette chaleur humide et douce à la fois… J'ai retrouvé le Cuba sensuel et sauvage loin des plages à touristes. L'écriture reste un plaisir, j'ai ressenti un texte pesé travaillé. Pour un premier roman , bravo à Dominique Lin. Le prochain?? Patricia | |
|  | Toca León! Auteur: Dominique Lin
Avis du 2007-04-30 Pour une fois, enfin, je découvre un livre qui ne me ressasse pas les mêmes clichés. Je viens de terminer Toca Leon et j'ai pu rêver à nouveau sur une aventure à Cuba, une vraie.
Cela faisait longtemps que j'avais éprouvé cette sensation d'évasion. J'en ai même raté deux stations de métro tellement j'étais parti. Le "réveil" à Chatelet m'a rappelé combien un livre pouvait nous faire voyager et nous sortir de la grisaille quotidienne.
L’auteur nous offre une écriture simple, ouverte, laissant place à l’imaginaire de chacun. Pas de longues descriptions ennuyeuses, mais des sensations, des odeurs, des rumeurs dans une ville si méconnue.
J’ai défilé avec eux dans les rues de Santiago au milieu de cette foule enivrée. J’ai eu chaud sous les chaleurs humides des Caraïbes, j’ai même joué des tambours avec Léon (un des personnages principaux), moi qui ne suis pas musicien.
Merci à Dominique LIN, vous avez su me faire voyager, promis, dès que je peux, je prends un billet pour Cuba!
Paul Paul | |
|  | Toca León! Auteur: Dominique Lin
Avis du 2007-03-29 Toca Leon ! (« Joue Léon, frappe le tambour, défonce toi… ») est un livre intimiste et pudique, faussement exotique, vraiment envoûtant
Lucie et Léon, jeune couple, sortent, on le devine, d’une période délicate de leur vie, peut être un risque de séparation. Ils ont besoin de se retrouver dans des lointains complètement déconnectés de leur vie habituelle où Léon se sent trop incertain aux côtés de sa compagne trop méthodique et organisée.
Léon, musicien amateur de musique cubaine, saisit le prétexte d’un ami à secourir, Michel, errant blessé par la vie qui a disparu dans la grande île. Il entraîne Lucie et, en quelques heures, sans réfléchir, ils atterrissent à Santiago de Cuba juste en ouverture du festival de musiques caraïbes.
ls franchissent alors une frontière invisible qui les fait entrer dans l’intimité tropicale du « paradis castriste », faite tout à la fois de rythmes, de sensualité étouffante et de misère soviétique, avec des personnages étranges dont un pied plonge dans la dure réalité quotidienne et l’autre dans le mystère vaudou.
Le prétexte est de retrouver Michel, ça tient la route, on se laisse emporter.
Mais le livre est en trompe l’oeil, l’intérêt est ailleurs. Dans un parcours initiatique musical et de magie noire, épaissi par la misère et la surveillance policière, Léon plonge au fond de ses propres doutes et faiblesses. Il en remonte pour mieux retrouver Lucie au cœur même d’une transe d’esclave nègre rythmée par des musiciens aussi populaires qu’exceptionnels, que leurs liens avec l’invisible et le maléfique rendent inquiétants.
L’intimité du couple, divagante et pourtant bien réelle, se reconstruit au travers d’une aventure étonnante qu’eux seuls peuvent partager et qui, pour cela même, les unira à vie.
L’écriture est retenue, tout en distance, avec quelques phrases de carte postale faussement convenues pour détourner l’attention. L’ensemble, l’essentiel, a l’apparence de la simplicité, comme ces peintures naïves (africaines par exemple !) dont on croit qu’elles sont candides alors qu’elles troublent profondément. Par elles, insidieusement, on est happé vers l’irréel.
Dominique Lin évite tout pathos, contourne son vrai propos, nous laisse entrer tout seul, comme si de rien n’était dans le personnage de Léon, dont la sensibilité fragile retrouve force grâce à la musique. Tout est en creux et subtil, habile.
Et puis, il y a les tambours, toutes sortes de tambours, qui prennent progressivement une place retentissante. On n’entend plus qu’eux, ils grondent comme des animaux sauvages, ils sont au cœur de la révélation virile du héros.
Alors, joue Léon ! Tu es sorti victorieux de l’épreuve, Lucie t’a rejoint.
Et l’ami au fait ? Ah oui, ils l’ont retrouvé, il est sauvé, rapatrié, mais c’est secondaire. Très.Puisque je vous dis que c’est un livre en trompe l’œil ! Philippe Hubert | |
|  | Toca León! Auteur: Dominique Lin
Avis du 2007-03-21 très bon livre and.87 | |
|  | Toca León! Auteur: Dominique Lin
Avis du 2007-03-19 Que reste-t-il de Cuba ? Fidel Castro s'étiole, le grand frère soviétique a abandonné l'île à son sort, le cigare est devenu un luxe inaccessible pour les cubains et les exilés ont détruit l'image d'un Cuba moderne et paradisiaque. Reste la musique, ancrée dans la tradition, mélange de cultures européenne, américaine et surtout africaine suite à l'importation massive d'esclaves condamnés à travailler dans les plantations de canne à sucre.
Toca León! nous entraîne dans ce Cuba musical aux antipodes du Cuba décrit par les guides touristiques. Dès les premières pages du roman, nous sommes plongés dans une ambiance tropicale et sonore sur fond de pauvreté et de surveillance permanente de la part des autorités. L'intrigue, un couple venu aider un vieil ami, n'est que le support à cette immersion dans les percussions cubaines et leur rythme endiablé. Si la première partie de l'ouvrage est un peu descriptive avec des personnages attachants mais qui manquent un peu de fantaisie, la seconde partie est plus déchaînée. Aux rythmes effrénés s'ajoutent la magie, le vaudou et les rites initiatiques. J.Marc | |
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