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5, rue Sébastien-Bottin
75007 Paris

Téléphone : (0)1 49 54 42 00
Fax : (0)1 45 44 94 03
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Dernière caresse
Auteur: Catherine Guillebaud

Avis du 2010-03-08
Un grand merci à Catherine Guillebaud pour cette merveille de sensibilité si drole et si poignant à la fois. Et si vrai ...
Une inconditionnelle des chiens
Le dico des tout-petits
Auteur: Catherine Dolto, Colline Faure-Poirée

Avis du 2010-03-04
Les trois petits lutins( Petit dodo, Petit croque et petit bobo) aident les enfants à apprendre l'essentiel sur le sommeil (Peur de la nuit, vilain cauchemar...), la nourriture ( Comment bien se nourrir?),et sur les petites blessures( Tout savoir sur les poux, le rhume, le hoquet. Livre à faire découvrir aux plus jeunes pour leur apprendre toutes sortes d'informations sur le quotidien de façon clair et simple.
isa30
Dahij
Auteur: Felwine Sarr

Avis du 2010-02-27
Je viens de le feuilleter, de l'acheter, et je suis en train de le lire pour la deuxième fois de suite. Comme le dit l'auteur, il y a parfois des livres qui tombent à point nommé. Exactement le livre qu'il me fallait lire ces jours-ci. Merci beaucoup à l'auteur de cet "essai roman réflexion poème quête..." Dieurédief !
mateolondon
Incidences
Auteur: Philippe Djian

Avis du 2010-02-24
Marc couche avec ses étudiantes et aussi avec sa soeur. Ex-enfant martyrisé, sadisé par une mère hilare, il garde le souvenir de sa maison en flammes, l’année de ses 14 ans. L’incendie le délivra des sévices de cette mère castratrice peu réceptive aux investissements affectifs : ” Elle était en combinaison, penchée sur un tiroir de sa commode. Le jour où il avait surpris sa mère dans cette tenue, elle l’avait saisi à la gorge…” (P.90) Père, dévalorisé et peu viril. Père maternel . Père faible. La mère bat les petits devant lui. Il ne les défend pas, se traite de ” parfait misérable”, et pleure devant eux à chaudes larmes. Dans cette continuité, Marc s’efforce de “ne pas sembler trop minable” (p.182). Il protège sa soeur. Marianne est au coeur de ses songeries et de ses jalousies depuis qu’elle est épilée et courtisée par Richard, son collègue détesté : ” Il songea de nouveau au sexe de sa soeur, désormais lisse comme la peau d’un abricot ou d’un cuir fin, d’excellente qualité, pâle comme une amande fraîche, en tout cas proprement renversant - la simple idée que richard pût y glisser la main l’étourdissait, le frappait à toute volée, littéralement.” Marc est comme étranger aux drames survenant tout près de lui. On pense à Camus. Banalisation dirait un Psy. L’étudiante Barbara meurt à ses côtés dans son lit. Lors d’un contrôle routier, un policier l’interpelle et tombe raide-mort d’une crise cardiaque. Il jette simplement les corps dans un trou : « Il poussa la dépouille du policier jusqu’à l’extrême bord de la faille et ensuite le catapulta dans le vide en utilisant ses deux pieds comme des ressorts. Puis il rampa vers le gouffre afin de s’assurer que tout était en ordre, que rien n’était visible, que les ténèbres avaient tout effacé. Mais tout était parfait. » (p.151) Quand il arrive vers ce trou, il entre en transes. des hallucinations l’envahissent, avec toujours sa mère en toile de fond. Enfant il a failli périr dans cette crevasse. Marianne, sa soeur l’a sauvé: ” C’est dire à quel point nous sommes liés. ” (p.162). Depuis, il y enfouit les morts qu’il ramasse sur sa route. Surtout, il se cache dans ce trou pendant des jours et des nuits, s’estimant ” relativement comblé par son séjour dans son intimité minérale et moussue ” (p.152) Se réfugier dans les entrailles du sol lui redonne la vie que sa mère lui a reprise. Lorsque la lune se lève, “ il voit le fantôme de sa mère traverser le ciel et voguer dans les nuages, au-dessus des cîmes.” Au fond dans ce livre, personne ne meurt jamais vraiment, même ceux que Marc jette au trou. Ceux qui croisent marc sont immortels. la vie terrestre n’est qu’une étape du cheminement éternel de l’esprit. Ce gouffre est comme hanté par un revenant qui lui porte chance. Marc est en rapport avec l’au-delà. Il vit dans un monde où corps et âmes se disjoignent, surtout dans la chambre de sa sœur Marianne : « L’odeur de cette chambre était réellement troublante – elle l’avait toujours été. L’odeur de cette chambre au matin, lorsque Marianne ne s’était pas encore levée, comme si une partie de son corps s’était évaporé durant la nuit et flottait dans l’air tiède. » Quand il ne rôde pas autour de ce fameux trou, Marc “s’arrime” à sa soeur : “Sans doute trouvaient-ils duplaisir à faire ce qu’ils faisaient, une fois qu’ils étaient allés trop loin, mais cela n’avait rien de tès sexuel, au sensou on l’entend aujourd’hui, cela avit davantage à voir avec une ultime connexion cérébrale, avec un furieux besoin de s’arrimer ensemble le plus étroitement possible…” ( p.179) L’arrimage est tel qu’il caresse la cuisse de Myriam, la policière, en pensant à sa soeur. Si le gouffre se remplit, la béance de son manque-à-être va être comblée par Myriam, la femme mûre dont il tombe éperdument amoureux. Scènes torrides. Se présentant comme la belle-mère de l’étudiante Barbara, Myriam est en fait un policier ! Avec elle il devient adulte, lui qui n’a” jamais eu de relation avec une femme de plus de vingt six ans.” Longues descriptions de séances de harcèlement sexuel dont il est victime de la part des étudiantes. D’habitude c’est plutôt le contraire à ce qu’on dit ! Avec son look un peu déjanté, son besoin d’être protégé, son aura de prof. il allume ses étudiantes, dont il ne peut ensuite se défaire. Il se fait même casser la gueule par des hommes de main mandatés par Annie, l’étudiante éconduite. La découverte de la véritable identité de la policière Myriam, noue la fin d’une intrigue bien menée. Marc, s’offre une dernière nuit d’amour avec Myriam. C’est chaud. Puis il ouvre le gaz, allume son briquet. Tout explose. Comme il y a quarante ans. Eternel retour freudien du même, dans un livre masculin, mettant fin à une série d’ouvrages féminins où l’homme est simplement présenté comme un salaud. Pas si simple !
bruno chauvierre
Un brillant avenir
Auteur: Catherine Cusset

Avis du 2010-02-23
Née en Roumanie dans les années 40, Eléna, devenue Helen citoyenne américaine, a mené sa vie avec une détermination sans faille.La fuite hors du pays de Ceausescu,l'opposition à sa famille afin d'épouser Jacob un homme juif, sa vie de femme libre aux USA...des moments difficiles qui ont fait d'elle une femme dure,intransigeante et farouche. C'est ainsi qu'elle s'oppose au mariage de son fils avec Marie,une jeune française qu'elle juge trop sûre d'elle et n'arrive pas à aimer. Il faut un peu de temps pour s'attacher au personnage d'Eléna / Helen, son caractère intraitable,son obstination incompréhensible à dénigrer sa belle-fille...mais peu à peu l'on se laisse aller à éprouver un intérêt croissant pour cet être submergé par la peur de la perte. A petits pas feutrés, alternant passé et présent et entrecroisant les fils de la Grande Histoire à ceux de la vie familiale,l'auteur fait s'affronter 2 mondes, 2 consciences,et dresse un beau portrait de femme, sobre et subtil.
Malaura
La passion Lippi
Auteur: Sophie Chauveau

Avis du 2010-02-09
Quel rapport avec Filippo Lippi, le peintre ? Je ne comprends pas pourquoi ce livre fait l'objet de tant d'éloges. Les lecteurs ont le sentiment d'apprendre des choses nouvelles, se fiant sans doute aux "4 ans de recherches" menées par l'auteur et annoncés sur la quatrième de couverture. Il y a tellement d'erreurs de lieux, de dates, de biographie (ah bon ? Mort à Florence fra Angelico ?...) dans ce livre qu'il eut été plus honnête d'inventer un personnage de toute pièce, ou d'enlever cette pédante précision sur les "4 ans de recherches". Jusqu'à inventer des fresques profanes pour mieux "inventer" le peintre... Au lieu de tenir le pinceau, pour ne pas dire le manche, de Lippi (il se débrouillait bien tout seul), l'auteur ferait mieux d'apprendre à tenir son crayon. Pourquoi donc la soi disant "culture" qui guide ce livre n'est jamais remise en cause? Dans les commentaires, elle semble même reçue comme parole d'évangile.
La Pérouse
Le Boucher des Hurlus
Auteur: Jean Amila

Avis du 2010-02-02
Autant le dire tout de suite, il y a, dans l’Histoire, des époques qui me plongent dans une profonde tristesse, la « Grande Guerre » de 14-18 en fait partie. L’idée même que des millions d’hommes ait été envoyés au casse-pipe, pendant quatre ans, sous des déluges de fer et de feu, terrés comme des rats dans des tranchées boueuses et putrides, me remplit d’effroi. Vivants jour après jour dans la terreur, bouffés par la vermine et crevant à moitié de faim… puis envoyés dans des charges suicidaires pour gagner (ou perdre) deux ou trois mètres de terrain dévasté…le cauchemar à l’état brut. Vous y avez déjà pensé, vous, à l’effarement qu’ils devaient ressentir en découvrant, venant de la vie civile, ces conditions de vie effroyables ? L-F Céline (qui n’a pas dit que des abominations) l’a écrit dans son ‘Voyage...’ : «…On est puceau de l’Horreur comme on l’est de la volupté…». Et que dire de ceux qui en 1917 on remonté la « Voie sacrée » dans une noria infernale des troupes, pour aller se faire agonir dans le bourbier de Verdun…L’incroyable dans toute cette monstruosité, c’est qu’il n’y ait pas eu plus d’actes d’insoumission, de révolte, d’insubordination. Mais je me perds, je m’égare…venons en à notre roman…justement, l’homme Lhozier a commis l’irréparable : refus de monter à l’assaut. Acte de bravoure pour les uns, mutinerie pour les généraux, mais en tout cas passage par les armes et exécution pour l’exemple à Perthes-les-Hurlus. A Paris, victimes collatérales, sa femme et son fils, le petit Michou, se retrouvent déshonorés, humiliés, insultés, en proie à l’opprobre du voisinage et à la lâcheté collective. La mère, bien décidée à ne pas se laisser faire, se révolte et du coup se retrouve internée en « maison de repos » tandis que le gamin, lui, est dirigé vers un orphelinat spécialisé dans l’accueil des fils de ceux qui ne sont pas morts au champs d’honneur. Il est très vite adopté par ses compagnons de misère mais garde en tête une soif de vengeance et une idée fixe : éliminer celui qui a assassiné son père, le Général Des Gringues, dit le Boucher des Hurlus. S’en suit une escapade rocambolesque avec ses camarades, véritable odyssée initiatique pour ces gamins marqués au fer rouge de l’infamie par une société hypocrite. Alors, je pourrais vous dire que j’ai adoré ce livre, mais on n’adore pas ou on ne déteste pas ce genre de livre…Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il y a là-dedans beaucoup plus qu’une simple histoire. Il parle à votre tête, à votre cœur, à vos tripes…le genre qui vous fait gamberger longtemps encore après avoir terminé la dernière page. Essentiel.
Mireille
Voyage au bout de la nuit
Auteur: Louis-Ferdinand Céline

Avis du 2010-01-30
Ce livre a été un choc, je n'avais pas soupçonné que la littérature, ça pouvait être ça ! Le livre qui a décuplé mon envie de lire. Magistral !
Lolo
Trois femmes puissantes
Auteur: Marie NDiaye

Avis du 2010-01-25
encore un Goncourt surprenant....Je n'ai pas du tout aimé ces histoires abominables de femmes victimes oh combien victimes.... Très loin du Goncourt 2009, c'est peu de le dire.
valentine
Les confidences de Calypso, 3 : Duel Princier
Auteur: Tyne O'Connell

Avis du 2010-01-24
J'ai déjà lu les deux premiers tomes et ils sont vraiment géniaux ! Je dévorais les pages tellement l'histoire nous entraine. C'est vraiment une super idée cadeau pour une adolescente.
Exit le fantôme
Auteur: Philip Roth

Avis du 2010-01-21
De-devenir Nathan Zuckerman est un vieil homme malade. Après onze ans d’un exil volontaire dans un village perdu, il retrouve New York. Il a 71 ans. En revoyant un ancien amour, affligé comme lui par l’âge et la maladie, il prend conscience, jour après jour de son propre délabrement physique et mental. Il sait que ses jours sont comptés. La "Grosse Pomme », 3 ans après le 11 septembre, a beaucoup changé. Comment peut-on vivre dans une société devenue paranoïaque, hystérique, cynique, bruyante et obscène dans sa course à l’argent et aux nouvelles technologies? Les gens ont-ils encore du temps pour penser, pour voir, pour contempler, pour réfléchir ? Amer, le vieil écrivain finit par repartir vers son paradis perdu loin de New York. « Comme tous ceux, au cimetière, qui avaient connu exploits et tâches, je mourrais moi aussi, mais pas avant d’être assis à mon bureau près de la fenêtre, d’où je peux contempler, à travers la lumière grise d’un matin de novembre, de l’autre côté d’une route saupoudrée de neige, les eaux silencieuses, ridées par le vent, du marais qui commence à geler… et dans ce havre tranquille, tous ceux de New York étant désormais bien loin de ma vue… » Un regard sans aucune concession, vif et concis, sur ses contemporains, mais où la poésie affleure toujours sous la hargne.
foxie
Scepticisme & Cie
Auteur: Bo Fowler

Avis du 2010-01-20
Le narrateur est un caddy de supermarché - fabriqué le 3 novembre 2022 dans la zone industrielle de Chelmford. C'est un chariot intelligent et qui croit en dieu - suite à un sabotage de sa puce électronique par un témoin de Jéhovah. Dieu, justement, parlons-en. Tous les croyants - y compris les plus hauts dignitaires - sont prêts à parier sur son existence. Edgard Malroy va en profiter : il crée "Scepticisme & Cie", une boutique de paris métaphysique. Elle va devenir la société la plus riche du monde. "J'ai placé mon argent sur le compte de ma foi" dit fièrement le badge remis aux parieurs... Mais Edgard est un Juste : les milliards pariés par les croyants vont soulager la misère humaine, et pourquoi pas permettre de creuser des canaux dans les déserts ? Reste que la belle Sophia - la plus belle grenouille de bénitier du monde - va s'en mêler... en employant les grands moyens. Un sacré combat contre les zélotes s'annonce, pour "Scepticisme et Cie". Un premier roman gouleyant, inventif, construit et pourtant totalement déjanté. Le pire, c'est qu'il renvoie à la réalité, parfois... Bref, une caricature lucide ou l'intelligence le dispute à l'humour. Ne manquez pas ce livre !
Arnauld Pontier
Chagrin d'école
Auteur: Daniel Pennac

Avis du 2009-12-28
« Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier. (Champagne !) Daniel Pennac raconte, avec une pudique drôlerie, ses démêlés avec l’école, sa souffrance de ne comprendre rien à rien, sa terreur de la page blanche. Il cache tout cela derrière une cancrerie apparemment désinvolte. Jusqu’au jour ou un professeur perspicace le met au défi de concrétiser, sur le papier, le fruit de son imagination débordante en écrivant un roman, et de rendre son travail de la semaine dans un français correctement vêtu. « Pour la première fois de ma scolarité, un professeur me donnait un statut ; j’existais scolairement aux yeux de quelqu’un, comme un individu qui avait une ligne à suivre… » Tout en se débarrassant de son encombrante étiquette de cancre, Pennac parle aussi, avec bonheur, de l’humour paternel qui le sauva du pire, de ses élèves, les bons et les cancres, de sa vision de l’enseignement en général et de la langue française en particulier… Sans jamais se prendre au sérieux !
foxie
Le Liseur
Auteur: Bernhard Schlink

Avis du 2009-12-28
Années cinquante en Allemagne : Michaël, 15 ans, rentre du lycée. Un violent orage l’oblige à s’abriter sous un porche. Là, il rencontre Hannah, de vingt et un ans son aînée. Elle l’invite à monter chez elle pour se sécher. Commence une liaison amoureuse passionnée, sensuelle, fantasmatique. Après chaque rencontre Hannah lui demande de lui faire la lecture…Femme étrange et dure, Hannah disparaît un jour sans laisser de traces. Michaël termine ses études de droit. Quelques années plus tard, il retrouve Hannah lors d’un procès pour crime de guerre. Elle est la principale accusée. Elle est condamnée à vingt ans de prison. Pourtant Michaël est convaincu qu’un élément important échappe au jury. Ce détail est la clé de voûte de l’histoire d’Hannah. Michaël n’écrit pas à Hannah, mais il lui envoie des livres enregistrés sur cassettes. Le liseur ne reçoit aucune réponse. Vient une dernière rencontre la veille la sortie de prison. Hannah n’est pas au rendez-vous de la liberté. Elle prend un autre chemin… Un texte métaphorique sur la difficulté de deux générations d’Allemands à aborder le terrible passé de leur pays.
foxie
L'autre Verlaine
Auteur: Guy Goffette

Avis du 2009-12-28
« J’ avais onze ans quand un garçon du nom de Verlaine fut introduit dans notre classe……Quelque chose de sourd, d’âpre, de violent se dégageait de lui qui m’inspira tout de suite une admiration mêlée de crainte…. » … « Mon professeur de Français eut beau illuminer de toutes ses craies l’histoire du couple Rimbaud-Verlaine…. je restais sourd à la chanson triste du Pauvre Lélian, emporté que j’étais comme une coque de noix dans le sillage du « Bateau Ivre ». ...Quarante ans, j’aurais mis quarante ans à dételer de la mer encalminée….Je m’approchais de la pancarte. D’un coup tout ce que j’avais mis sous le boisseau, enfermé dans un bocal pendant des années, jeté à la mer, tout me sauta au visage, et c’est d’une voix que j’eu peine à reconnaître pour mienne que je lus : Verlaine 1500 m …Ainsi par trois fois le nom de Verlaine m’avait frôlé. Par trois fois aux charnières de ma vie, le poète avait tenté de me parler, mais, stupidement buté dans mon amour-propre, j’avais refusé d’entendre sa voix. Tout arrive à qui ne sait attendre, à qui ne sait voir,… à qui craint d’aimer ?...
foxie
Tours et détours de la vilaine fille
Auteur: Mario Vargas Llosa

Avis du 2009-12-28
« Elle dormait en tournant le dos. Elle semblait très jeune et fragile, avec ce petit corps de fillette, maintenant apaisé, à peine agité par une respiration légère et espacée. Personne à la voir ainsi, n’aurait imaginé la vie difficile qu’elle avait dû mener depuis sa naissance. J’essayais d’imaginer l’enfance qu’elle avait eue, pauvre, dans cet enfer qu’est le Pérou pour les pauvres, et son adolescence, peut-être encore pire, les mille tracas, sacrifices, compromissions et concessions qu’elle avait dû faire, au Pérou, à Cuba, pour s’en tirer et arriver là où elle était Et combien elle était devenue dure et froide à devoir se défendre bec et ongles contre l’infortune, et passer par tous ces lits pour ne pas être abattue sur ce champ de bataille qu’était la vie. » Cette « vilaine fille » nous ballade autour du monde, de Lima à Tokyo en passant par Paris, courant après le miroir aux alouettes des amants fortunés. Un homme l’aime pourtant, passionnément, dont elle se joue : Ricardito, le « pitchounet », le « bon garçon » hélas désargenté mais toujours présent pour ramasser la volage en miettes.
foxie
De sang-froid
Auteur: Truman Capote

Avis du 2009-12-28
Dans la nuit du 14 au 15 novembre 1959 survient un fait divers sanglant dans la ville d’Holcomb, Kansas. Une famille exemplaire à tous égards est sauvagement assassinée sans mobile apparent. Herb Clutter, sa femme Bonnie, leur fille Nancy 17 ans, leur fils Kenyon 15 ans sont abattus « de sang froid », pieds et poings liés, un à un, d’un coup de fusil de chasse en pleine tête. Herb Clutter a été auparavant égorgé. La ville est en émoi. Soupçons et rumeurs vont bon train. La police est déconcertée. Les meurtriers, Perry Smith et Nick Hickock, deux repris de justice en rupture de ban, ne seront arrêtés qu’une année plus tard, après une folle cavale. De ce fait divers, Truman Capote a tiré un « polar – reportage » haletant, mettant en miroir la vie et la mort des Clutter et celle de leurs bourreaux: le Bien et le Mal. Un texte d’une grande virtuosité et d’une grande maîtrise aussi bien dans le déroulement des faits que dans l’étude des caractères de chaque personnage. Perry Smith et Dick Hickock seront pendus le 22 juin 1965.
foxie
Soie
Auteur: Alessandro Baricco

Avis du 2009-12-27
Un court et merveilleux roman, léger comme un cocon de soie, déroulé le long d’un fil ténu que l’on dévide avec une gourmandise infinie. Quatre années d’une passion amoureuse entre deux êtres séparés par la route de la soie, entre Drôme et Japon, au siècle dernier ; une passion qui ne sera jamais vécue, simplement évoquée. Hervé Joncourt finira par raconter son histoire à Baldabiou et il dira : « - Je n’ai même pas entendu sa voix » . « - C’est une souffrance étrange. « - Mourir de nostalgie pour quelque chose que tu ne vivras jamais. » Un livre étrange sensuel et beau.
foxie
Requiem pour l'Est
Auteur: Andreï Makine

Avis du 2009-12-27
Claire, intelligente, aiguë, concise, élégante, rafraîchissante : l’écriture d’André Beucler est une découverte qui vous réconcilie avec la littérature... s’il en est besoin... parfois... A-travers les portraits des écrivains, peintres, hommes de théâtre et de cinéma que l’auteur a côtoyé , tout au long de sa vie, surtout dans les années flamboyantes de l’entre-deux-guerres nous découvrons un homme sensible et clairvoyant, ayant le bon goût de ne parler que des hommes et des femmes qu’il a aimés et qui l’ont sans aucun doute apprécié pour sa discrète fidélité. Jamais ennuyeux, pittoresque toujours, il a croqué les célébrités de son temps dans de courts textes qui ne laissent pas d’émouvoir, de faire sourire, de faire redécouvrir : Léon Paul Fargue, compagnon noctambule et mondain, facétieux, agité mais poète en toutes circonstances ; Valéry Larbaud « personnage considérable, inapprochable, intouchable, impalpable » ;Paul Morand qui « voit juste, dit juste de façon brillante, ressemblante, plaisante, éblouissante, violente, caressante ; Max Jacob « un scarabée de grand luxe pour mimer une fable » ; Gaston Gallimard « un homme de sommet, de cr^te, de pointe extrême, à l’extrême pointe de la littérature » ; Louis Jouvet « dénicheur de drôlerie à tout moment avec un commentaire occulaire d’une joyeuse richesse. Une qualité rare. », pour ne citer que les aimés les complices. Nous retrouvons également, avec le même bonheur, Gide, Kessel, Marie Laurencin, Bonnard, Van Dongen, Berl, Cendrars... Ainsi traversons-nous en excellente compagnie la moitié de ce XX éme siècle qui fut par ailleurs tonitruant de vacarme et de violence. Cela explique-t-il ceci
foxie
De Saint-Petersbourg à Saint-Germain-des-Prés
Auteur: André Beucler

Avis du 2009-12-27
Claire, intelligente, aiguë, concise, élégante, rafraîchissante : l’écriture d’André Beucler est une découverte qui vous réconcilie avec la littérature... s’il en est besoin... parfois... A-travers les portraits des écrivains, peintres, hommes de théâtre et de cinéma que l’auteur a côtoyé , tout au long de sa vie, surtout dans les années flamboyantes de l’entre-deux-guerres nous découvrons un homme sensible et clairvoyant, ayant le bon goût de ne parler que des hommes et des femmes qu’il a aimés et qui l’ont sans aucun doute apprécié pour sa discrète fidélité. Jamais ennuyeux, pittoresque toujours, il a croqué les célébrités de son temps dans de courts textes qui ne laissent pas d’émouvoir, de faire sourire, de faire redécouvrir : Léon Paul Fargue, compagnon noctambule et mondain, facétieux, agité mais poète en toutes circonstances ; Valéry Larbaud « personnage considérable, inapprochable, intouchable, impalpable » ;Paul Morand qui « voit juste, dit juste de façon brillante, ressemblante, plaisante, éblouissante, violente, caressante ; Max Jacob « un scarabée de grand luxe pour mimer une fable » ; Gaston Gallimard « un homme de sommet, de cr^te, de pointe extrême, à l’extrême pointe de la littérature » ; Louis Jouvet « dénicheur de drôlerie à tout moment avec un commentaire occulaire d’une joyeuse richesse. Une qualité rare. », pour ne citer que les aimés les complices. Nous retrouvons également, avec le même bonheur, Gide, Kessel, Marie Laurencin, Bonnard, Van Dongen, Berl, Cendrars... Ainsi traversons-nous en excellente compagnie la moitié de ce XX éme siècle qui fut par ailleurs tonitruant de vacarme et de violence. Cela explique-t-il ceci
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