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Téléphone : (0)1 44 39 39 20
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Email : contact@leseditionsdeminuit.fr
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Dino EggerDino Egger
Auteur: Eric Chevillard

Avis du 2011-12-07
"Dino Egger" ce n'est ni du conventionnel, ni du déjà-lu. C'est même entièrement l'inverse : du tout-nouveau qui prend les conventions à rebrousse-poil. Chevillard réalise l'exploit d'écrire deux cents pages sur l'homme exceptionnel qu'est Dino Egger... ou plutôt qu'aurait été Dino Egger s'il avait existé. Un morceau de bravoure dans un style finement ouvragé.
Elitt
En attendant GodotEn attendant Godot
Auteur: Samuel Beckett

Avis du 2010-02-25
La pièce est célèbre, l’auteur aussi. Est-ce parce que ce dramaturge irlandais écrivit en français ? Est-ce parce que la pièce hante la culture générale de chacun ? Je me demande si beaucoup ont, en fait, lu le livre ou assisté à une représentation de En attendant Godot.
Tioufout
RavelRavel
Auteur: Jean Echenoz

Avis du 2009-12-28
« On s’en veut parfois de sortir de son bain » Petit bonhomme en bulle de savon. Petit bonhomme mélancolique. Petit bonhomme un peu dandy Petit bonhomme capricieux. Petit bonhomme voyage Luxe et transatlantiques. Petit bonhomme odieux, parfois… Petit bonhomme, petit bonhomme… Un portrait de Maurice Ravel, plein d’humour et de poésie. Ravel selon Échenoz : vrai, vraisemblable, semblable vrai. Peu importe ! Fredonnez pour mémoire le célèbre Boléro…
foxie
Je m'en vaisJe m'en vais
Auteur: Jean Echenoz, Geneviève Winter, Pascaline Griton, Emmanuel Barthélémy

Avis du 2009-12-27
Je m’en vais, je te quitte. Et Ferrer laisse derrière lui, sans émotion apparente, épouse et appartement, bref, sa vie d’avant grise , monotone, sans relief. Marchand d’art, il part dans le grand nord canadien , à la recherche d’une épave échouée renfermant un trésor d’antiquités innuits . L’aventure ? Hélas, hélas, l’aventure en prend un bon coup de « n’y revenez pas ! » Révolté Ferrer ? plutôt désabusé, désenchanté. Enfin vous verrez… Les femmes ? Toujours un fer sur le feu… Les affaires ? Ca va, ça vient, ça s’effondre : les antiquités volées- envolées… ruine, infarctus, la débâcle… Hasard, hasard? curieux vous verrez : Ferrer retrouve son voleur. Les affaires, les amours reprennent. Trois petits tours et puis.. . Vous pensez vous ennuyer avec tant d’ennui ? Que nenni ! L’écriture est dense, subtile. Le récit fourmille de détails étonnamment précis. L’intrigue ne vous lâche pas d’une syllabe sur un ton drôle, parfois caustique, désenchanté aussi. Magie légère d’une construction au petit point.
foxie
Roberto zucco, suivi de tabataba - cocoRoberto zucco, suivi de tabataba - coco
Auteur: Bernard-Marie Koltes

Avis du 2009-02-26
un texte où tout ce passe dans une lumière crépusculaire et où le dénouement tragique à lieu dans la lumière la plus intense une réflexion sur la place de l'homme, entre autre. Et comme un minautaure dont le hasard ce charge de fournir des victimes, il tue, ou pas. Une écriture magnifique pour une pièce magnifique.
ulysse
Démolir NisardDémolir Nisard
Auteur: Eric Chevillard

Avis du 2006-09-06
Comment redonner vie à quelqu'un dont personne ou presque n'a entendu parler ? Ce livre est assez curieux, c'est un pamphlet humoristique mais féroce contre un pauvre critique littéraire sans envergure et, depuis longtemps, passé aux oubliettes de l'histoire. Nisard est mort il y a plus de 100 ans. On prend plaisir à le lire, le côté féroce excite. Reste le côté très dérangeant de cette chasse à l'homme. Au bout du fusil, on n'a plus qu'un bouc émissaire.
Lisa
Le Magot de MommLe Magot de Momm
Auteur: Hélène Lenoir

Avis du 2001-07-21
Présentation par l'auteur « Le Magot de Momm est issu d’une longue période marquée d’abord par une grande difficulté à me défaire de Son nom d'avant, à lâcher ce roman ou à le décoller de moi, puis par une forte incertitude en sentant s'imposer deux thèmes qui me paraissaient difficilement conciliables : l'argent en famille et la relation amoureuse abordée au moment où la durée prend forme et poids, c'est-à-dire où l'excitation s'estompe pour laisser place à un autre genre de tourments ou à l'ennui, selon les sentiments et la situation du personnage. Ce moment où se pose en fait la question de la place de l'autre. La place que l'être aimé prend, occupe malgré lui pour celui qui est très épris, la place qu'on demande ou refuse, celle à laquelle on consent. La plus grande difficulté pendant l'écriture du Magot de Momm a d'ailleurs été de trouver ma propre place par rapport aux trois figures féminines centrales qui ont très vite été là : Momm (Soixante-six ans), mère de Nann (trente-sept ans), et grand-mère de Lili et des jumelles (seize et dix ans). Très vite aussi je les ai vues vivant toutes les cinq sans hommes, sous le même toit depuis suffisamment longtemps pour qu'on sente la routine des mécanismes de leur cohabitation qui gardait néanmoins un caractère provisoire, c'est-à-dire que ça n'avait pas toujours été comme ça. J'ai trouvé une explication banale : quand Nann est brusquement devenue veuve cinq ans plus tôt, sa mère l'a aussitôt hébergée chez elle avec ses trois filles, selon un principe de solidarité familiale qui veut qu'on s'entraide dans les coups durs. Ça coûte moins cher, ça facilite la vie, chacun profite de la situation. Nann peut en effet travailler et sortir sans se soucier d'avoir à caser ses filles pendant ses absences, de même sa mère la déleste de toutes les tâches matérielles pénibles : bouffe, linge, ménage, etc., ce qui l'arrange d'autant plus que, au moment où on la découvre, elle est très amoureuse et a besoin de liberté. Pour Momm, le profit est de nature plus subtile. En récupérant sa fille et ses petites-filles à un moment où elle-même entrait dans la phase la plus angoissante parce que solitaire de son parcours (elle est veuve elle aussi depuis peu), l'occasion lui était donnée de retrouver une raison d’être, de remonter d'une certaine façon sur son trône de mère régnant sur deux générations d'enfants désormais et jouissant d'un grand pouvoir parce qu'elle est chez elle et qu'elle paie. Dans une première version, j'avais fait de l'argent entre Momm et Nann quelque chose de sordide dont il était impossible de parler. Un tabou très ancien. Lili, démasquée après avoir volé les économies de sa grand-mère, acculait les deux femmes à rompre ce silence et ce moment-là était dramatique. Ce qui me déplaisait dans cette version, c'étaient les comportements quasi schématiques des personnages grossièrement blancs ou noirs. Il me semblait que la dépendance de Nann par rapport à sa mère était beaucoup plus compliquée, comme toutes les relations fortes que l'on a “ dans la vie ”. J'ai donc passé plusieurs mois à cerner de plus près le personnage de Momm, sa propre dépendance, son amour compliqué, son rapport à l'argent, instrument de pouvoir aussi insidieux que ses bavardages. Et, tandis qu'elle bougeait (fragilisée, elle devenait attachante), Nann changeait aussi et un nouveau venu, l'ouvrier, se précisait, prenait de plus en plus de place dans le récit. L'ouverture du roman est restée la même. Il y a ces coups de marteau qu'on entend dehors en fin d'après-midi et ce couple dedans qui fume après l'amour. Il y a juste après Lili qui s'enfuit avec Dan sur un petit scooter en emportant une bonne partie du magot de Momm. Le présent qui s'est imposé pour ces deux scènes me forçait à envisager un temps relativement court pour le déroulement du récit. Initialement, huit ou dix jours. Finalement deux : un week-end, du vendredi six heures au dimanche onze heures du soir à peu près. De plus, cela m’a très tôt contrainte à dater et situer assez précisément l'action cette fois-ci : parler d'argent au présent m'obligeait à choisir une monnaie, le franc et donc la France, peu avant l'arrivée de l'euro. L'ouvrier que Momm engagé au noir cette semaine-là pour quelques travaux dehors a pris de plus en plus de place au fur et à mesure que, dans mon approche, les deux femmes et Lili se posaient les unes par rapport aux autres et chacune pour elle-même, à l'insu des autres. Momm croit vraiment que l'expert vient pour mettre de l'ordre dans les finances de Nann et non pour faire l'amour avec elle, elle ignore comme Nann l'existence de Dan, le copain de Lili. Nann, de son côté, n'a aucune idée des tourments que l'alibi grossier de la gestion de ses finances provoque chez sa mère, ni de l'ampleur du ras-le-bol de Lili. Cet aspect-là d'une communication plombée entre des gens qui se côtoient tous les jours dans les papotages m'intéressait aussi. L'apparition de l’ouvrier d'à peine trente ans, immédiatement perçu comme LE mâle, m'a entrouvert des petites portes dans l'intimité de Momm, Nann et Lili, chacune différemment mais fortement troublée par la présence de cet homme qui demeure l'étranger et reste dehors. Il est juste autorisé à la fin à entrer dans la cuisine pour recevoir son argent liquide. J'ai senti peu à peu que ce personnage secondaire en apparence devenait une sorte de pivot dans ma constellation féminine. Il est dehors et les secoue en dedans. La parole avec lui est spontanée, directe. Les langues se délient, tout semble simple, sans conséquence puisqu'il va s'en aller. Extérieur et proche, il finit par savoir de chacune ce que les autres ignorent, et cela me plaisait que quelqu'un d'essentiellement perturbateur au-dedans s'avère le mieux à même de discrètement rétablir l'ordre au-dehors. C'est étrange de sentir maintenant avec le recul que, dans mes tâtonnements, doutes, découragements qui ont jalonné l'écriture du Magot de Momm, ce personnage a fonctionné comme une clé pour la structuration du récit, amenant aussi une bouffée d'air plus léger : pour Nann par exemple, cette gaieté qui lui manque tant, et pour le lecteur plusieurs occasions de sourire, j'espère, et peut-être même de rire. »
Hélène Lenoir
Les très riches heuresLes très riches heures
Auteur: Jean Rouaud

Avis du 1997-04-30
Un dialogue qui part en tous sens. Une expérience pour lecteurs coriaces.
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