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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Le Bal De Bertrand Louët, Irène Némirovsky Editeur : Hachette Parution le : 29 Juin 2005
Antoinette vient d'avoir quatorze ans ; elle rêve de participer au bal qu'organisent ses parents, les Kampf, pour faire étalage de leur fortune récemment acquise. Mais sa mère, plus pressée de jouir enfin de cette opulence tant attendue que de faire entrer sa fille dans le monde, refuse de convier Antoinette au bal. La vengeance d'Antoinette, aussi terrible qu'inattendue, tombera comme un couperet, révélant le vrai visage de chacun. Roman fulgurant et initiatique sur l'enfance et ses tourments, Le Bal est l'un des premiers livres d'Irène Némirovsky, disparue prématurément en déportation, en 1942. Irène Némirovsky a obtenu le Prix Renaudot 2004 pour son œuvre posthume Suite française. | [Poche]
Commentaires Amazon| 2008-02-12 | Note : 5/5 | ATTENTION CHEF D' OEUVRE ! Certainement le seul roman drôle d'Irène Nemirovsky mais qui n'en reste pas moins cynique et cruel.
| | 2007-09-17 | Note : 3/5 | Bien trop court ! "Le Bal" est un court récit grinçant et drôle, au style précis et incisif, entre crise familiale et critique sociale. Il conte avec humour et cynisme les affres tragi-comiques de parvenus qui reçoivent pour la première fois des gens qu'ils méprisent et dont ils se savent méprisés : «Pour la première réception, du monde et encore du monde, le plus de gueules que tu pourras... A la seconde ou à la troisième, seulement, on trie...». Irène Némirovsky dépeint aussi avec une grande justesse la rivalité mère-fille et l'âpre solitude de l'enfance, son incompréhension, son mépris et son rejet du monde adulte au moment d'y pénétrer : «Mais ils ne voyaient donc pas, aveugles, imbéciles, qu'elle était mille fois plus intelligente, plus précieuse, plus profonde qu'eux tous, ces gens qui osaient l'élever, l'instruire... Des nouveaux riches grossiers, incultes... Ah ! comme elle avait rit d'eux toute la soirée, et ils n'avaient rien vu, naturellement... elle pouvait pleurer ou rire sous leurs yeux, ils ne daignaient rien voir... une enfant de quatorze ans, une gamine, c'est quelque chose de méprisable et de bas comme un chien...».
Je me suis régalée du style vif et élégant d'Irène Némirovsky, et le seul reproche que je peux formuler contre son roman, c'est qu'il est bien trop court !
| | 2007-02-04 | Note : 4/5 | une si douce cruauté Nous sommes en 1928 dans la famille Kampf. Les Kampf sont ce qu'on appelle pudiquement des nouveaux riches et moins pudiquement des parvenus. Nous avons la mère, Rosine, une mégère aigrie par la vie et la pauvreté qu'elle a connu auparavant. Nous avons le père, Alfred, effacé derrière sa femme mais heureux d'avoir enfin réussi à faire fortune. Et nous avons enfin Antoinette, la fille des Kampf, 14 ans en pleine crise d'adolescence. La famille a bien l'intention de se faire accepter par la haute bourgeoisie. Mme Kampf décide donc d'organiser un fastueux bal. Mais quand elle refuse à Antoinette le privilège d'y assister, elle ne se doute pas que la vengeance de cette dernière sera aussi terrible.
Le mal-être adolescent a donné Carrie chez Stephen King. Chez Irène Némirovsky ça donne Le bal. A mi-chemin entre le roman social et le roman d'initiation, Le bal est un petit bijou de cruauté. Le portrait croqué au vitriol de Rosine est truculent. Au travers du couple Kampf c'est toute la « bonne société » qui est épinglée. Acide mais jouissif.
| | 2006-11-14 | Note : 4/5 | Si je ne suis pas invitée, pas de bal! Antoinette, jeune fille de quatorze ans est l'enfant des Kampf, nouveaux riches suite à un crash boursier. Rosine sa mère, prend alors de grands airs de femme fortunée et rejette ses origines ainsi que sa fille. Antoinett, blessée, va commettre l'irréparable lorsque sa mère décide d'organiser un bal.
L'histoire est très courte, l'action rapide. J'ai eu l'impression de reconnaitre le caractère féminin de la femme de "David Golder". On sent une amerture de l'auteure envers le personnage maternelle dans ses oeuvres. C'est assez redondant et intriguant. D'où mon intérêt pour les dossiers accompagnant les livres sur l'auteure. Une façon pour Irène Némirovsky de dépeindre le caractère de sa propre mère?
Je ne regrette pas d'avoir pris une édition collège qui contient un dossier à la fin du livre sencé aidé les étudiants à la lecture et compréhension du livre.
Composé des différentes facettes du livre, il comprends plusieurs niveaux de difficultés et d'intérêts. Certaines questions m'ont particulièrement plues.
| | 2006-05-30 | Note : 5/5 | Antoinette a toute sa tête 1928, les Kampf sont devenus riches, à la faveur de boursicotages. La mère, Rosine, rêve de faire partie de la haute société, le père suit, personnage effacé ayant épousé la secrétaire du patron chez qui il était petit employé. Antoinette, 14 ans, étouffe sous le manque d'affection de sa mère, ses remontrances permanentes. On décide de donner un grand bal, d'en mettre plein les yeux, à la façon "nouveaux riches". Antoinette est de corvée d'invitation, avec sa belle écriture, profitant ainsi du bavardage de ses parents. Seulement voilà, elle n'aura pas le droit de participer à ce bal, Rosine ne pouvant supporter d'afficher avoir une fille déjà si grande, une rivale potentielle... Alors Antoinette se vengera, sans préméditation, d'une façon glaçante....
120 pages pures comme un diamant, une plongée parfaite dans la tête d'une jeune fille rejetée, une claque incroyable pour l'époque.
Irène Némirovsky écrit ici un soufflet terrible pour sa mère, petit roman écrit d'un jet entre 2 chapitres d'un autre, largement puisé dans sa propre vie...
A lire !
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