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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La musique d'une vie De Andreï Makine Editeur : Seuil Parution le : 30 Décembre 2000
Le premier concert du jeune pianiste Alexeï Berg est annoncé pour le 24 mai 1941. C'est un événement magique qui se prépare -la porte ouverte à de nouvelles fréquentations parmi la jeunesse dorée de Moscou, la fin des années de terreur, la puissance d'évasion de la musique, la célébrité... Or, non seulement ce concert n'aura pas lieu, mais Alexeï va devoir fuir de plus en plus loin. Sa vie se jouera désormais sur une partition différente, marquée par l'amour sans nom, par la familiarité avec la mort, par la découverte de la dignité des vaincus. Car ce « roman-destin » est d'abord un éloge de l'indomptable force de l'esprit. Et par conséquent une réhabilitation -tout en nuances- de l'homme russe, de sa capacité de résistance intérieure. Et c'est aussi une histoire pleine d'un charme très profond, qu'on lira et qu'on relira, un vrai joyau. |
Commentaires Amazon| 2008-07-14 | Note : 4/5 | Piano sous les bombes Prenez un pianiste russe. Un futur virtuose, sans doute. Mais son destin sera tout autre. Le communisme, la guerre contre l'Allemagne : les cartes sont redistribuées. Malgré cela la musique est présente tout au long de l'histoire, même si on ne la voit pas : on la ressent, on l'entend. Elle est dans chacun des mots d'Andreï Makine, dans son style si beau, si noble, à l'image de la Russie, où il est né : il en écrit le visage sublime avec des mots français.
Les pages fondent sous les yeux, on savoure, l'histoire a à peine commencé qu'elle est déjà terminée, on s'est fait avoir, comme d'habitude, on n'a pas vu le temps passer, on a beau se dire cette fois je vais lire lentement, on s'est laissé entraîner dans cette musique d'une vie, ce destin triste et fier, comme savent l'être les destins russes, avant de se rendre compte que non, on ne pourra pas la faire durer, cette musique, elle va se finir, quoiqu'on fasse. Et on termine la dernière page à regret, avec un peu du fatalisme russe, parce que la fin est inéluctable, le point final est là pour vous le rappeler, mais c'est sûr, vous le savez déjà au fond de vous, vous la réécouterez, cette musique.
| | 2006-02-01 | Note : 4/5 | Emouvant C'est un très beau livre. L'écriture est belle : précise et poétique en même temps. C'est l'histoire d'un pianiste juif russe qui doit s'engager dans l'armée soviétique pendant la seconde guerre mondiale pour échapper aux camps. Il abandonne donc le piano et change de vie. Au lieu de composer des sonates, il tue désormais des gens. On pourrait dire que c'est un livre de plus sur l'horreur de cette guerre, mais nous avons besoin de ce genre de livres pour ne jamais oublier.
| | 2003-08-15 | Note : 5/5 | Poignant Le héros décrit est Alexi, un pianiste qui pour sauver sa vie et son âme a dû prendre le nom d'un soldat mort. Inévitablement les horreurs de la guerre sont décrites avec un brutal réalisme mais c'est surtout la description du combat intérieur d'un homme au passé trop lourd qui fait la force de cette oeuvre. Sans ce lourd passé, peut-être que A. Makine aurait pû achever son oeuvre sur une note de victoire ce qui aurait donné à son personnage l'éclat qu'il mérite. Ce roman est vigoureux et poignant.
| | 2002-07-06 | Note : 5/5 | Excellent Une excellente chronique des annees 40 dans l'URSS. Berg, "Homo Sovieticus", et son epoque sont presentes avec une exactitude parfoix douloureuse.
| | 2002-06-11 | Note : 4/5 | La tragique poésie de l?humanité Ce court roman est peut-être un conte, une fable, en tout cas le récit subtil et touchant d?un homme dont la passion ne s?éteint pas, même si pour survivre il doit renoncer à la vivre. Le pianiste Alexeï Berg usurpe l?identité d?un soldat mort afin d?échapper à l?absurde acharnement d?un système aveugle qui broie les hommes au hasard et avec arbitraire. Il ne connaît pas la résignation mais résiste avec humilité. La musique d?une vie est aussi le récit de la magie des rencontres : celle du narrateur avec Berg, ce même Berg qui fut un autre et qui toujours s?échappe, échappe à la définition, demeure en lui-même libre et disponible ; celle des hommes et des femmes qui traversèrent la vie de Berg et, sur leur passage, la lui dessinèrent. L?écriture de Makine, fluide, légère et précise, traçant ombres et lumières avec nuance, évoque l?éternité à travers l?éphémère.
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