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La femme qui attendait
De Andreï Makine
Editeur : Seuil
Parution le : 14 Janvier 2005

Véra est l'un de ces êtres que Dostoïevski appelait " héros de l'extrême frontière ". Engagés à corps perdu dans leur quête spirituelle ou amoureuse, ils se débattent à la limite de la folie mais aussi de la vérité souveraine. Celle, charnelle et cosmique, qui exprime le dense mystère de leur vie, si humble d'apparence. La folie de Véra est d'attendre l'homme qu'elle aime, de refuser l'oubli, d'arracher à la solitude les âmes abandonnées par ceux qui préfèrent oublier. Mais surtout de garder l'espérance. Malgré tout. De la rencontre avec cette héroïne de " l'extrême frontière ", nous sortirons transfigurés, illuminés par l'intensité de son amour, de sa foi. Andreï Makine nous offre, après Le Testament français (prix Goncourt et prix Médicis 1999) et La Musique d'une vie (grand prix RTL-Lire 2001), un incroyable frisson de grâce.

  • [Poche]

  • Commentaires Amazon

    2007-06-01Note : 4/5
    La lecture de Patryck Froissart
    Titre : La femme qui attendait
    Auteur : Andreï Makine
    Editions du Seuil (2004)
    Collection Points
    ISBN 2020787466
    214 pages


    Sur le bord de la mer Blanche, à Mirnoïé, un village fantôme sibérien où ne vivent que des enfants, des femmes et des vieillards, perdu entre un lac et une forêt, sous le brouillard et la neige, une femme, Véra, attend, depuis trente ans, le retour de l'homme qu'elle aime, parti au front dans les derniers jours de la deuxième guerre mondiale.

    Le narrateur, journaliste écrivain chasseur collecteur de traditions folkloriques en voie de disparition, désabusé du régime soviétique et fatigué de jouer, dans le cercle d'artistes qu'il fréquente, « l'occidental de paille », arrive, avec l'idée d'y passer quelques jours, dans ce lieu désolé, isolé, et, comme pris par les glaces, y séjourne, plus longtemps qu'il ne l'avait prévu, fasciné par l'étrangeté de l'endroit « gelé » dans l'espace et le temps, et par la beauté et le mystère de cette femme hors du commun dont, par déformation professionnelle, il cherche à connaître l'histoire et à mettre à nu la psychologie.

    L'homme se fait voyeur, épie la femme, et, vite, convoite son corps, la considère, en tant que mâle, comme une proie à saisir, en tant que romancier, comme un personnage dont il faut changer le destin, et veut remplacer l'amant attendu fidèlement depuis trente ans.

    Il croit être arrivé à ses fins lorsque Véra devient sa maîtresse, en savoure secrètement la fierté du conquérant et s'en emplit du sentiment orgueilleux de la toute-puissance de l'écrivain et, le charme se rompant une fois que l'objet du désir est atteint, décide qu'il ne peut rester plus longtemps dans ce bout du monde, et qu'il a mieux à faire ailleurs, et qu'il est temps d'écrire le mot « fin ».

    Il quitte Véra lâchement.

    Mais il part, avec la gênante impression, soudaine, que la réalité de l'histoire est autre. Et le lecteur se demande avec lui, quand finit le roman, s'il ne faut pas inverser les rôles : n'est-ce pas Véra qui attendait le prétendu prédateur, tapie dans son bled reculé ?
    N'est-ce pas la femme qui est l'affût de l'homme qui passe, et qui le renvoie une fois son désir assouvi ?
    L'ambiguïté est confirmée, a posteriori, par le titre, et par la découverte que fait le narrateur du véritable niveau intellectuel de Véra, bien supérieur au sien...

    Un roman qui se boit comme du petit lait...

    Patryck Froissart, St Benoît, le 1er juin 2007


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