 | Les souliers lilasDe Catherine Guillebaud
Editeur : Seuil Parution le : 9 Mars 2006 ISBN : 978-2-0208-5827-4 EAN13 : 9782020858274
Il fallait bien un récit pour renouer le lien qui m'attache à toi, mère de ma mère, visage familier de mon enfance. En remontant le cours de ta vie, te retrouvant petite fille dans les alpages de Haute-Maurienne où tu as puisé cette force dont tu ne te départiras jamais, cette détermination farouche à suivre autre chose que le chemin que l'on t'avait tracé, j'ai mieux compris qui tu étais et ce qui me venait de toi. Et cette histoire, la tienne, celle d'une femme volontaire, qui sut faire face à tout, est aussi celle d'une famille, la mienne, où se mêlent moments heureux et jours plus sombres, secrets trop bien gardés et gestes d'amour. Les Souliers lilas sont tout cela. Portraits de femmes qui, à distance, se reconnaissent. C'est aussi et surtout une histoire de filiation enfin retrouvée et acceptée avec apaisement. Il n'est jamais trop tard pour retrouver les siens. | Littérature
Prix conseillé : 14,20 € - Prix : 13,49 € |
Acheter ce livreVos avisjoli récit surtout pour nous qui connaissions le restaurant à Montmélian où nous mangions si bien. Josette et Jean Dubois
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Commentaires Amazon| 2010-10-01 | Note : 5/5 | Le récit d'une filiation retrouvée- récit splendide. J'ai lu de nombreux récits où l'auteur nous fait découvrir une grand-mère ou un grand-père mais celui-ci m'a vraiment touché profondément.
C. Guillebaud utilise la deuxième personne du singulier tout au long de son récit. Ce « tu » donne une touche intimiste et renforce l'union qui existait entre l'auteur et sa grand-mère. Le portrait n'est cependant pas idéalisé, l'auteur ne cache pas que sa grand-mère collectionnait les défauts comme l'autoritarisme, un caractère hautain, un certain égoïsme,... mais l'auteur essaie d'expliquer et d'atténuer ceux-ci par le fait de ses origines et la dureté de sa vie (née en Haute-Maurienne, où enfant, elle a du travailler très jeune, pour enfin accéder plus tard à une certaine aisance financière puis malheureusement finir sa vie sans beaucoup de ressources). L'auteur garde de cette grand-mère le souvenir d'une femme d'une autre époque qui a connu la vie dans une ferme de haute montagne au début du siècle dernier, sans électricité, l'eau à la fontaine, un seul moyen de locomotion pendant l'enfance : ses pieds, puis une certaine libération (comble du bonheur pour une femme à cette époque) quand avec son mari, elle a tenu un restaurant renommé- à l'époque du restaurant l'auteur enfant habitait en face de sa grand-mère et je crois que cette empathie vient de cette époque- et enfin,une longue vieillesse de plus en plus seule (95 ans) .
Conclusion personnelle : une lecture qui m'a marqué profondément, certaines pages sont vraiment magnifiques. Le récit d'une vie assez simple, une vie si riche au regard de sa petite-fille.
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