AccueilActualitésCoups de coeurExtraitsVidéosForumsSites internetAuteursEditeurs
Au menu
Accueil
Actualités
Actus du livre
Agenda
Revue de presse
Echo des blogs
Dernières parutions
Vos avis
Coups de coeur
Livres les plus consultés
Magazine
Quotidien
Interviews
Extraits
Bibliographies
Vidéos
Forums
Répertoires
Sites internet
Auteurs
Editeurs
Librairies
Espace professionnel
Editeurs
Journalistes
Libraires
Webmasters
Ma bibliothèque

Rechercher un livre
Mots clés:

Coup de coeur

Si tu manges un citron sans faire de grimaces
Sergi Pàmies
Ed. J. Chambon

Nouvelles parutions

Séraphine : La vie rêvée de Séraphine de Senlis
Françoise Cloarec
Editions Phébus

Espace membres
Pseudo:
Mot de passe:


S'inscrire

  Fiche livre


Ma chère petite âme
Lettres de Martin Heidegger à sa femme Elfride 1915-1970
De Martin Heidegger
Editeur : Seuil
Parution le : 4 Octobre 2007

"Ma chère petite âme" : c'est ainsi que très souvent Martin Heidegger commence les lettres qu'il écrit à sa femme Elfride. Ce volume, édité par leur petite-fille Gertrud, contient un septième environ des quelque mille lettres et cartes écrites entre 1915 et 1970 - dont toutes celles conservées entre 1933 et 1938 - avec de brèves notes factuelles permettant de les situer. Compte tenu du cours des choses en France ("affaire Heidegger"), il se pourrait que nombre de lecteurs entrent dans cette correspondance armés d'une unique question, dans le genre: "Voyons s'il y a là-dedans du nazisme et de l'antisémitisme." Cette entrée s'avérera décevante. Car la vraie question, tout à fait portée par la vie du couple telle que ces lettres nous la montrent, est la suivante : Heidegger est certainement un grand philosophe, qui a été aussi, et en même temps, un nazi très ordinaire. C'est comme ça. Que la philosophie s'en débrouille ! Cette correspondance permet d'accompagner de l'intérieur, sur la longue durée, les intérêts de pensée et les sources d'inspiration. Mais la nouveauté la plus éclatante est d'ordre biographique, voire existentiel. Heidegger/Elfride, un couple de l'époque existentialiste ? On est frappé par l'élégance avec laquelle Heidegger accepte le fils adultérin Hermann, dont la brève postface ici même est de l'ordre du coming out. Pour qui, comme Nietzsche, est convaincu qu'en définitive une philosophie est la biographie de son auteur, le portrait de lui-même que Heidegger dessine pour son épouse est clairement déchiffrable comme un éclaircissement des procédures de sa pensée. C'est bien à l'image d'une province catholique allemande et d'un chalet de montagne qu'il faut se représenter l'originel, la patrie, l'accueil ou le lieu. C'est bien à l'image d'Elfride qu'il faut se représenter la sainteté latente de l'autre. Et, inversement, on lit dans le recteur excité, l'intrigant des commissions académiques, le mari dont les infidélités incessantes trament la fidélité, quelque chose qui excède absolument leur apparence, qui les noue de façon intime et puissante à une pensée neuve.


Commentaires Amazon

2008-06-03Note : 1/5
tentative de profanation de tombes de vrais vivants
La note n'est pas motivée par la qualité des lettres: elles ont un intérêt documentaire sur l'évolution philosophique du jeune Heidegger, qui parlait beaucoup de ses recherches et de ses relations avec des philosophes de l'époque. On se demande quand même une chose: pourquoi Seuil inflige-t-il au lecteur une introduction tendancieuse par B.Cassin et A.Badiou qui est un sommet de l'hypocrisie moralisatrice et de l'abjection, et qui n'a rien à voir avec "l'ordre philosophique". Sur Heidegger et l'antisémitisme, on n'a rien trouvé ou si peu et on en est embarrassé, mais on va suggérer que le couple aurait brûlé des lettres nazies: sans preuve! dit Badiou le ... "maoïste". Reste à traiter Heidegger de ... "coureurs d'étudiantes" (sic) et de satyre! Pour des gauchistes de mai 68, le jugement en assez déplacé à propos d'un homme qui n'eut pas tant de maîtresses tout de même (les preuves?); d'autant que ça prouverait que les Heidegger étaient un couple plutôt moderne, franc et généreux à certains égards; et surtout ... on s'en fiche! Ce voyeurisme et ces jugements unilatéraux sainte-nitouche d'universitaires c'est assez répugnant, d'autant que "ça" prétend se justifier par des "analyses" bidon. Cette édition sent l'opportunisme commercial, le plan com' raté et le faux scoop qui fait flop.

Donnez votre avis


Votre avis:
Signature ou pseudo:

Acheter ce livre

Acheter en ligneAcheter chez votre libraire
Amazon
Indiquez votre code postal pour trouver les librairies près de chez vous
Votre code postal:

© Rue des livres - Tous droits réservés  | Accueil | Contact |