 Cliquez pour agrandir | Léonore, toujoursDe Christine Angot
Editeur : Seuil Parution le : 4 Mars 2010 ISBN : 978-2-0210-1214-9 EAN13 : 9782021012149
En 1993, Christine Angot est encore un auteur inconnu. Elle publie un roman consacré à un enfant, Léonore, qui a huit mois. Ça prend la forme d’un journal, daté du lundi 8 mars au mercredi 31 mars. La narratrice parle de l’enfant et se projette dans toutes sortes de futurs possibles pour la petite fille. Mais on est loin d’un texte doucereux. Au contraire, Angot dit ce que personne ne dit. En fait, elle dit très exactement ce qu’il ne faut pas dire, elle dit ce qui est inadmissible. Le lecteur est un peu comme un baigneur dans une eau tiède qui brusquement sent des courants d’eau froide. Mais la particularité et la force d’Angot est de ne jamais être provocatrice, ce qui serait au fond plus acceptable ou assimilable. Elle dit, simplement, la vérité. Sans se censurer, sans renoncer à ce qui peut choquer. |
Prix conseillé : 15,20 € - Prix : 14,44 € |
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Commentaires Amazon| 2010-07-26 | Note : 1/5 | On s'en fout... MOI, depuis l'âge de 40 ans, j'ai très mal aux testicules ou, plus précisément, au testicule gauche. Est-ce que cela fait un livre pour autant ? Je devrais en parler à Christine Angot. Elle sait, elle, ce qui est bon pour le lecteur, tendance mongolien, à qui elle fait croire que ses maux d'auteur font les mots de ses lecteurs. Ainsi en va-t-il de cette pauvre Christine Angot qui, non contente de nous gonfler avec ses états d'âme sans intérêt, n'a même pas la dignité d'affronter ses propres écrits lorsqu'ils lui sont lus par Thierry Ardisson. Sa sortie minable du plateau de « Tout le monde en parle » n'avait pas le panache de Clavel et de son « Messieurs les censeurs bonsoir ! », mais rappelait plutôt le spectacle pitoyable de Chantal Goya dans l'émission du pas-regretté-du-tout Patrick Sabatier.
Christine Angot ne parle que d'elle et il faut bien que quelqu'un lui dise : "On s'en bat les joyeuses". Sa vie, d'un point de vue romanesque, n'a aucun intérêt. Ses petits soucis et minuscules tracas existentiels sont bien peu de chose. Et comme le rappelle très justement Alain Soral dans Abécédaires de la bêtise ambiante : « Chez Angot, au moins, on sent que ça vient des tripes ! Justement... Je me permets de rappeler aux extasiés volontaires que ce qui vient des tripes, c'est la merde et que, excepté pour le gastro-entérologue, ce n'est pas intéressant et ça ne sent pas bon. »
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