 | L'homme inquietDe Henning Mankell
Editeur : Seuil Parution le : 21 Octobre 2010 ISBN : 978-2-0210-1878-3 EAN13 : 9782021018783
Wallander a réalisé ses rêves : vivre à la campagne avec son chien. Et il est devenu grand-père d’une petite Klara. Sa fille Linda vit avec le père de l’enfant, incroyable mais vrai, un financier aristocrate. Le beau-père de Linda, ancien officier de marine haut gradé, disparaît après avoir évoqué avec Wallander la guerre froide et les sous-marins russes dans les eaux territoriales suédoises. Puis la belle-mère est retrouvée morte. Soupçons d’espionnage. Au profit de la Russie ? Des Etats-Unis ? Wallander mène une enquête parallèle à celle de la police de Stockholm et des services secrets. | Policier et Suspense
Prix conseillé : 22,30 € - Prix : 21,19 € |
Acheter ce livreAmazon
 | | Acheter chez votre libraire Indiquez votre code postal pour trouver les librairies près de chez vous |
Vos avis Le dernier Wallander est un polar noir et désespéré. Mankell fait ses adieux à son détective fétiche et l'abandonne au seuil d'une vieillesse dont il nous fait pressentir la décrépitude. L'intrigue, elle aussi très noire, nous entraîne dans les méandres des années de la guerre froide sur les traces des agents américains et soviétiques. Mais cette histoire, même si elle est bien ficelée, reste secondaire par rapport au personnage de Wallander qui fait un amer bilan de sa vie avant de tirer sa révérence. flavie
|
Commentaires Amazon| 2010-11-06 | Note : 3/5 | Partagé... Grand Mankell mais tout petit Wallander. La messe avait été dite à grand renfort de pub cette fois : ce serait le DERNIER Wallander !
Autant dire aux éventuelles lectrices et lecteurs qui seraient à très juste titre tentés de connaître Mankell, DE NE SURTOUT PAS COMMENCER par celui-ci, au risque de jeter le bébé avec l'eau du bain.
Cotés enquête et intrigue, malgré mon adoration pour l'auteur, ses idées et engagements, l'inspecteur et sa vision pessimiste de la vie, c'est ce qu'il a ficelé de plus MAUVAIS.
Mais l'attachement depuis 15 ans à Wallander en sachant que je n'aurais plus l'occasion de "suivre" ses aventures, m'a plus fait focaliser qu'à l'accoutumée sur l'écriture et la philosophie noirâtre de la vie du brave inspecteur. Et ça m'a permis de tenir jusqu'à la fin.... car c'est long, vraiment trop long.
En résumé, et plein de tristesse et de déception, je dirai dommage. Mais c'est très personnel (mais un avis, ce n'est pas un copier-coller d'une quatrième de couverture, hein ?).
| | 2010-11-04 | Note : 4/5 | Adieu cher commissaire "Il pense qu'il avait tendance à se souvenir de ce qu'il aurait voulu oublier et à oublier ce dont il aurait voulu se souvenir."
Cette fois, c'est fini. Avec L'homme inquiet, Henning Mankell donne congé au commissaire Wallander. Nous ne le reverrons plus, ce compagnon bourru de nos lectures, depuis près de 20 ans. Et c'est triste, comme de perdre un vieil ami, qui donnait régulièrement de ses nouvelles, et que l'on aimait bien, malgré son caractère de cochon et sa misanthropie qui ne faisait que croître, au fil des années. Adieu, cher commissaire.
C'est un Wallander mal en point et le plus souvent pathétique, il vient d'avoir 60 ans, que nous dépeint Mankell dans L'homme inquiet. Qui a conscience d'être arrivé à un point de non retour en entrant pour de bon dans un monde de ténèbres, celui de la vieillesse. Solitude, auto-apitoiement, désenchantement, mélancolie aigüe, alcoolisme épisodique, le héros a du plomb dans l'aile. Et physiquement, les alertes se multiplient : diabète, hypertension, problèmes cardiaques, pertes de mémoire ... Il n'est pas à l'article de la mort, non, mais c'est comme si sa vie défilait devant ses yeux hagards avec la réapparition pitoyable de ceux, et surtout celles, qui ont compté dans son existence : notamment son ex-femme et son grand amour de Lettonie. Seul rayon de soleil : il est grand-père d'une petite Klara. Pour l'ultime apparition de Wallander, Mankell a imaginé une sorte de requiem pour homme au bout de rouleau. Terrible.
Et l'aspect polar dans tout cela ? Au second plan. L'enquête du commissaire s'emballe, s'arrête un moment, resurgit et finit plus ou moins en queue de poisson. Elle n'est pas inintéressante pourtant, légèrement bâclée, mais peu importe. Elle renvoie aux années de la guerre froide, au personnage controversé d'Olof Palme, époque pendant laquelle la pseudo-neutralité de la Suède était un leurre alors qu'espions soviétiques et américains pullulaient dans les cafés du vieux Stockholm. Même cette enquête est douloureuse pour Wallander qui s'aperçoit, un peu tard, qu'il a été incapable de comprendre la politique de son pays et qu'il a vécu des années avec des oeillères. Pauvre de lui !
On l'a compris, l'écrivain ne fait pas de cadeau à son héros récurrent, au moment de l'abandonner. Pas plus qu'à son propre pays, d'ailleurs, dont il dénonce, ce n'est pas la première fois, l'hypocrisie et les dérives sécuritaires et xénophobes.
Les amateurs de thriller pur ne trouveront pas leur compte dans ce dernier Wallander. Ceux qui considèrent que Mankell est bien plus qu'un simple auteur de polars auront, eux, le bonheur de découvrir l'un de ses plus beaux romans. Noir et désespéré, au plus profond d'une froide nuit scanienne.
| | 2010-10-31 | Note : 5/5 | Je n'oublierai pas l' Inspecteur Wallander ! J'ai fait la sourde oreille aux différents articles et critiques avant d'aborder la lecture de la dernière aventure de l'inspecteur Wallander. Je savais que nous allions nous quitter et j'accorde ce droit à l'écrivain et même je l'en félicité. Mankell nous a fait un précieux cadeau, partager la vie familiale et ses errances, la maladie, la vieillesse, les petites joies, les grandes peurs et les détresses d'un être humain chargé de percer les secrets qui provoquent la disparitions des autres humains ce qui ajoute un poids supplémentaire à porter à cet humain. Wallander, je l'accompagne depuis la première traduction en français et j'attendais chacun des livres a qui racontait un peu de sa vie (et de ses enquêtes) vec impatience.
Là, je ne suis pas déçue, car Henning Mankell ferme les pages de la vie de Wallander avec talent et respect. J'ai lu le livre en deux soirées. J'ai savouré les dernires instants partagés, la mémoire titillée par les enquêtes précédents, la mémoire qui s'effiloche avec le temps qui passe. C'est la dernière enquête de Wallander mais je retrouverai l'auteur Henning Mankell avec grand plaisir. Car grâce à sa série avec Wallander, j'ai découvert non pas seulement un auteur de polars, mais un auteur de littérature à part entière dont j'apprécie l'oeuvre en général. Merci Monsieur Mankell pour cette dernière promenade avec Wallander auquel vous avez donné tant de vie, de chair, que j'ai cru, je crois qu'il est vivant dans l'espace temps des imaginaires de vos lecteurs. Chaque fois que je relirai ces enquêtes, Wallander sera présent dans cet espace là où nous agrandissons nos vies.
Quant à cette dernière enquête, elle ajoute une perspective nouvelle à la façon dont nous pouvons appréhender la guerre froide et le fait qu'elle persiste en sourdine, plus vive que jamais.
| | 2010-10-28 | Note : 3/5 | Mécontente Bonjour,
J'ai attendu cet "Homme inquiet" de Mankell, plusieurs semaines et il vient de me parvenir, ce 28 oct. avec des rayures noires sur la tranche et en plus gondolé. Pour un livre neuf, c'est dommage.
| | 2010-10-21 | Note : 4/5 | De quoi rester sur sa fin! Walender aborde le virage de la soixantaine avec effroi. Il n'a pas tort. Comme si son cocktail diabète-hypertension aggravé par une tendance à la picole nordique ne lui suffisait pas, voilà que Mankell a décidé de mettre son commissaire à la retraite forcée. En bon alcolo Wallender nous en remet une petite dernière avant la grande route, et basta salut l'artiste. Mais l'auteur n'est pas un ingrat et lui offre un enterrement de première classe, du grand art, simple mais efficace. Une pénétration lente et insidieuse dans une vieillesse plus qu'ennemie qui ayant épuisé de la vie ses jours meilleurs nous laisse entrevoir le pire. Fini les calculs de probabilité sur le temps qui reste à vivre compté par dizaines d'années, il faut passer maintenant aux petits marchandages à l'unité, des projets à l'année prochaine si tout va bien. Mais justement tout ne va pas bien, à soixante ans notre commissaire réalise qu'il fait partie de la prochaine vague de départ à la retraite éternelle. De quoi déprimer gravement.
Sur un fond désuet de guerre froide que l'on croyait enterrée depuis des lustres se greffe une histoire presque pour la forme, légèrement has-been mais solide, bien charpentée, sans ficelles ni artifices, dont l'achèvement pourtant va nous laisser un goût approximatif. D'ailleurs de nombreuses questions seront sans réponses ce qui donne encore plus de réalisme à une histoire dont l'intrigue n'est qu'un prétexte au défilé des souvenirs venus eux aussi tirer leur révérence. L'histoire se referme sur son héros fatigué et le goût amer d'une histoire imparfaite et mal foutue comme une vie presque ordinaire.
Un roman noir, très noir, qui a de quoi rendre un homme inquiet et abandonne le lecteur à sa propre fin.
|
Donnez votre avis  Vous devez être inscrit pour poster un avis sur ce livre. Pour vous inscrire, cliquez ici.
|