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Cartel

Cartel

la Suite de la Griffe du Chien

Auteur :

Editeur : Seuil

Nous sommes en 2004. Adán Barrera, incarnation romanesque mais à peine romancée d'El Chapo, ronge son frein dans une prison fédérale de Californie, Art Keller, l'ex-agent de la DEA qui a causé sa chute, s'est replié dans un monastère où il s'occupe des abeilles. Il a tout perdu - sa famille, son partenaire, sa vie - au cours de sa lutte impitoyable de trente ans contre le baron de la drogue, et n'est plus habité que par un sentiment : la vengeance. Puis Barrera s'échappe, reprend les affaires en main et met la tête de Keller à prix : deux millions de dollars. Les Mexicains sont bien obligés d'accepter l'aide de l'Américain : lui seul connaît intimement le fugitif. La guerre de la drogue reprend de plus belle entre les différentes organisations, brillamment orchestrée par Barrera qui tire toutes les ficelles : la police, l'armée, et jusqu'aux plus hauts fonctionnaires mexicains sont à sa solde. Alors que la lutte pour le contrôle de tous les cartels fait rage, avec une violence et une cruauté insoutenables, Art Keller s'emploie à abattre son ennemi de toujours.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean Esch

21,50 €
Vendeur : Amazon
Parution :
718 pages
ISBN : 978-2-0212-1315-7
Les avis

La presse en parle

Le trafic de drogue entre les Etats-Unis et le Mexique, version épique. Un récit percutant et chirurgical.

L'écriture est sèche, sans apprêt ; elle cherche l'efficacité, le chemin le plus simple et le plus direct. Le regard s'incruste, précis, chirurgical, sans pudeur excessive. La langue est familière, sonne juste et les mots percutent. D'une certaine façon, on pourrait parler de style journalistique, ce qui n'est pas forcément une injure. L'essentiel est d'être immédiatement compris, de faire courir un récit fluide, d'être lu et d'embarquer le lecteur. Le pari est tenu haut la main, malgré les sept cents pages grand format et la violence ahurissante du propos.
[...]

Don Winslow raconte ainsi, entre 2004 et 2014, la guerre des cartels dans ses nouvelles dimensions, quand la barbarie n'a plus de limites, quand il ne s'agit plus que de drogue, mais aussi d'affaires, de finance et de pouvoir, quand les flux d'argent sale se mêlent à ceux de l'économie classique, avec la complicité des politiques. Parfaitement documenté, le texte joue sur la longue focale, s'intéresse aux individus, multiplie les points de vue, enchaîne les scènes courtes, donnant à voir l'ensemble dans toute sa complexité.

Si le style est journalistique, le propos est également documentaire, au plus près du réel, les personnages souvent inspirés de figures des cartels mexicains, à l'instar d'Adán Barrera, reflet de Joaquín Guzmán, dit «El Chapo», maître surpuissant du cartel de Sinaloa. Mais, comme La Griffe du chien, Cartel est d'abord une création littéraire, une fresque épique au souffle singulier, le récit naturaliste se hissant à la hauteur de la tragédie. L'essence même du roman noir.

Michel Abescat, Telerama

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