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U.L.B. ETUDE RHINOCEROS (Ancienne Edition)

De Eugène Ionesco

Editeur : Bordas
Parution le : 3 Juin 2005
ISBN : 978-2-0473-0772-4
EAN13 : 9782047307724
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Etude du contexte socio-historique de l'oeuvre, suivie d'une étude du texte, de ses structures et caractéristiques stylistiques. Des travaux d'écriture (sujets types du bac) permettent de réinvestir les compétences acquises.


Prix conseillé : 4,95 € - Prix : 4,70 €

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Commentaires Amazon

2010-06-07Note : 2/5
achat scolaire
Reception parfaite du produit, mais quant au commentaire du livre, sans façon, il s'agit d'un achat scolaire obligé...

2010-02-28Note : 4/5
parfait
Que des compliments pour amazon, dès que j'ai besoin d'un article, trois clics et deux jours après, je l'ai!
toujours impeccable!

2009-12-05Note : 5/5
La subtilité de l'anti-conformisme
La plupart des très bons commentaires des autres utilisateurs résument parfaitement ce livre.

Cependant, j'aimerais approfondir rapidement un point.

Il est très facile de se reconnaître dans l'un des quelques personnages de cette pièce, et ça, c'est vraiment très jouissif.

Nous avons Jean, misanthrope borné, le Logicien, pseudo-philosophe (en réalité sophiste) par pure volonté de briller en société, Botard, l'anarchiste populaire et corruptible, Daisy, douce et amoureuse mais qui se révèlera influençable, et surtout Dudard, personnage que j'ai trouvé tout particulièrement intéressant.

Ce Dudard est plein de bon sens et de tolérance. On ne s'imagine pas le sort qui l'attend. On en vient, à une certaine partie de la pièce, à donner raison à ce personnage plus qu'à Béranger même. Qui n'a pas cru, au dernier acte, que Béranger se serait transformé en Rhinocéros, et que, Dudart, lui, serait resté humain?
Ionesco a fait le choix judicieux de faire pousser une corne à ce brave Dudart, mais pour quelles raisons? Je pense qu'elles sont plurielles.

Véritable nil admirari, plus rien n'étonne ce personnage. Pour lui, chacun doit balayer devant sa propre porte, et c'est l'expérience qui prime. Pour lui, tout doit être essayé avant d'en tirer des conclusions. Est-il alors devenu lui-même rhinocéros par excès de bien-pensance? S'est-il laissé emporté par une tyrannie et une "dictature" de la tolérance? Ne plus s'étonner de rien, c'est tout accepter, se désengager de toute notion de responsabilité, et finalement devenir un rhinocéros malgré une bonne intention première. L'extrême distance et tolérance face à tous les comportements peut lui aussi être néfaste, justement par son caractère extrêmiste...

Rhinocéros, derrière son humour très sympathique, se révèle être d'une grande complexité.
Le non-conformisme est d'une grande subtilité, et il est important, pour ne pas devenir rhinocéros à son tour, de savoir rester flexible d'esprit, toujours essayer d'éviter les flirts avec l'extrêmisme, aussi doux que puisse être son visage parfois, et faire preuve d'intuition! "Intuition", prononcé une seule fois par Béranger, mais fondamentalement important dans cette pièce. Béranger avait l'intuition que les autres avaient torts, et il avait raison.

2009-08-23Note : 5/5
Comment on devient résistant
Ionesco publie en 1959 cette pièce de théâtre que d'aucuns rattachent au style "absurde" développé par l'auteur. Confondre le style et le fond qu'il révèle serait une grossière erreur.

Quel être humain peut décemment, raisonnablement, volontairement souhaiter devenir plus bête qu'il ne l'est ? Quel homme voudrait, sainement, devenir hideux ? Quel homme voudrait ne plus penser ? Réagir à l'instinct seulement, grégairement ? Comment l'absurde peut-il devenir idéal ? Un idéal racoleur, embrigadant des légions de citoyens ?

Pourtant, ce 20° siècle fut celui de la régression intellectuelle, de la barbarie, des totalitarismes, de la galvanisation et instrumentalisation des foules. Terrible réalité. Comment un homme sain, raisonnable, pensant, peut-il vouloir opter pour la bestialité, le refus du raisonnement, le confort de la foule, du groupe, la perte de son individualité, de sa personnalité ?

Ionesco parvient avec un rare talent à rendre compte de ce que l'homme, par l'exercice ou non de son droit de penser, droit inaliénable, pourtant car dicté par l'idéal de la Liberté, peut se bestialiser.

Béranger, dans cette pièce, le marginal, prend conscience progressivement que le refus de devenir une bête (le rhinocéros, qu'il soit unicornu ou bicornu, d'Afrique ou d'Asie : faux choix) participe de l'esprit de la Résistance :

"Contre tout le monde, je me défendrai ! Je suis le dernier homme, je le resterai jusqu'au bout ! Je ne capitule pas !"


2009-06-13Note : 5/5
magnifique !
Voilà une de mes pièces préférées de Ionesco et du théâtre de l'absurde ! Par cette ?uvre, le dramaturge nous montre encore une fois tout son talent!
Par l'allégorie en rhinocéros de la montée de certains idéaux et de la bêtise des hommes qui suivent bêtement (c'est le cas de le dire !) un meneur sans libre abrite, Ionesco frappe un grand coup et fort ! Si l'on ne comprend pas au départ où il veut en venir, le dernier acte de la pièce est presque explicite grâce aux éléments contenus dans les deux premiers actes et les sous-entendus (par exemple, le fait que les rhinocéros contrôlent la radio, qu'ils défilent sous les fenêtres, que les politiques du pays "envahi" ne fassent rien,...).
Tout cela sent bien évidemment le théâtre de l'absurde où les didascalies sont très présentes, où les personnages tiennent parfois des dialogues totalement loufoques et stupides (absurdes...), où leurs raisonnements sur certains sujets sont vraiment absurdes ! Tel que le fameux : "Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat."
A lire !

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