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Fiche livre | | |
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 | Le théorème d'Almodovar De Antoni Casas Ros Editeur : Editions Gallimard Parution le : 10 Janvier 2008
Sélection Rue des Livres
Défiguré à la suite d'un accident, le narrateur émerge lentement de sa solitude, réconcilie la forme et le sans-forme, explore le monde duquel il s'était retiré. Le double regard, celui, distant, d'Almodovar qui le filme et celui, passionné, d'un transsexuel, lui fait comprendre peu à peu qu'il y a une fête au centre du vide. | Littérature française [Premier roman]
Commentaires Amazon| 2008-06-09 | Note : 4/5 | "Le destin m'a fait le cadeau de me tuer très tôt " Celui qui parle ainsi, nous le découvrirons progressivement, est Antoni Casas Ros. Défiguré à la suite d'un accident, le narrateur vit retiré du monde et réfléchit sur la solitude, la différence, le désir et cherche à découvrir s'"il ya une fête au centre du vide.
Le théorème d'Almodovar, roman de Antoni Casas Ros, est à la fois un roman qui s'écrit sous nous yeux, un texte où vont se glisser un transsexuel, un cerf, et le cinéaste Almodovar. Chacun à sa manière vont lui permettre d'évoluer,d'apprivoiser sa différence. Réalité, fantasme ? Peu importe ! Passé le barrage du premier paragraphe, nous entrons dans un univers à la fois déroutant et fascinant. Beaucoup de lucidité, pas une once de complaisance, quelques pointes d'humour "...La chirurgie réparatrice n'a pu enlever à mon visage son style cubiste. Picasso m'aurait haï car je suis la négation de son invention(...) Je suis une photo bougée qui pourrait faire penser à un visage."
A chaque page ou presque, une réflexion à souligner, un passage particulièrement juste sur la mort, les oeuvres d'art et leur puissance révélatrice...Une écriture à la fois aiguë et poétique: " Ecrire comme un guerrier pourfend le ciel en sachant qu'il coupe des mots, sectionne des liens douteux, remet en évidence la nudité extrême de l'être."
Une écriture puissante dont l'écho résonne longtemps après que nous ayons refermé le livre.
| | 2008-05-09 | Note : 5/5 | En pleine figure ! Le titre m'a attiré à acheter ce livre car j'aime beaucoup Almodovar... Mais jamais je n'ai pensé trouver derrière cette page de présentation banale une histoire (autobiographie ?) aussi bouleversante mais jamais larmoyante écrite dans un style digne des plus grands comme Genet et son style poétique. Mais il va plus loin encore, avec ce premier roman, les instants de sa vie deviennent des régles de mathématique de la vie transformée en mots d'une "beauté" trop rare dans la littérature actuelle !
A peine terminé, je n'ai eu qu'une envie, relire les pages de ce monde réel qui avec les mots de Antoni Casas Ros devient imaginaire et une invitation à s'interroger sur sa propre condition humaine. L'homme n'a peut être plus le même visage qu'a 20 ans mais il fait une entrée fracasssante et méritée dans le monde de de la littérature et même si sa figure est déformée, son roman et son écriture sont sublimes à mes yeux !
Certainement un des plus beaux romans de cette année, malheureusement passé inarperçu par le flow monstrueux des sorties littéraires.
| | 2008-04-18 | Note : 4/5 | L'homme sans visage Un cerf dans le salon qui depuis qu'il a répandu le mal ne sert plus à rien, un homme sans visage, un père fasciste amnésique, une mère qui provoque des spasmes de félicité, une femme avec une bite, Pedro Almodovar de-ci de-là, un coup j'te vois, un coup j'te vois pas !
L'auteur semble vouloir tirer la chasse sur ce que nous sommes devenus, sur ce que nous avons accepté et qui ne nous empêche que de vivre !
Pourtant il y a l'amour, alors...
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