Recherche
Plus d'un million de livres référencés
En avant, route !

En avant, route !

Auteur : Alix de Saint-André

Editeur : Editions Gallimard

Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, sur le chemin français, avec un sac plein d'idées préconçues, qui se sont envolées une à une, au fil des étapes. La deuxième fois, elle a parcouru le " chemin anglais " depuis La Corogne, lors d'une année sainte mouvementée. L'ultime voyage fut le vrai voyage, celui que l'on doit faire en partant de chez soi. Des bords de Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle, de paysages sublimes en banlieues sinistres, elle a rejoint le peuple des pèlerins qui se retrouvent sur le chemin, libérés de toute identité sociale, pour vivre à quatre kilomètres-heure une aventure humaine pleine de gaieté, d'amitié et de surprises. Sur ces marcheurs de tous pays et de toutes convictions, réunis moins par la foi que par les ampoules aux pieds, mais cheminant chacun dans sa quête secrète, Alix de Saint-André, en poursuivant la sienne, empreinte d'une gravité mélancolique, porte, comme à son habitude, un regard à la fois affectueux et espiègle.

22,90 €
Vendeur : Amazon
Parution :
320 pages
ISBN : 978-2-0701-2837-2
Les avis

Déception !
Pourtant, le livre est bien écrit. Le texte est vivant, agréable à lire. Rien à dire sur le talent de l’écrivaine à nous raconter des histoires.
Mais j’espérais de ce récit portant sur ce fameux pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle autre chose que des anecdotes sur les aspects physiques de l’aventure : marcher, manger, discuter, boire et dormir !
J’espérais, à travers cette aventure (Alix de Saint André a pris trois fois les chemins de Compostelle), une dimension spirituelle, intellectuelle.

Quel dommage ! L’auteure en reste tout au long du récit à des préoccupations bassement matérielles : marcher (les fameuses ampoules au pied…), manger (les fameuses soupes à l’ail…), discuter (les fameuses papotes tout au long de la journée…), boire (les fameuses bières en soirée…) et dormir (les fameuses nuits en dortoir…). Le récit fait état de rencontres faites tout au long du périple. Certes, se dégage beaucoup d’humanité à travers ces rencontres. Mais n’importe quel trek, randonnée, aventure, voyage est l’occasion de rencontres et de découvertes de l’autre.

J’imaginais que la marche sur les Chemins de Compostelle avait cette particularité d’aider à cheminer vers l’Esprit.
Le livre d’Alix de Saint-André n’en fait pas état. Pourtant, une phrase et une seule (page 211) laisse entrevoir que l’auteure est sur ce chemin vers l’Esprit. En expliquant à un pèlerin nommé Carlos ce qu’elle comprend de la Trinité, Alix de Saint-André laisse échapper : « En enseignant Carlos, je redécouvrais la foi ».

Ce livre traduit bien cette impudeur (cette honte ?) de beaucoup de chrétiens de notre époque à exprimer leur foi. Pour cela, il est bien dans l’air du temps.

plotin

Donnez votre avis