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Un portrait de femme et autres romans

Un portrait de femme et autres romans

Auteur :

Editeur : Editions Gallimard

Sélection Rue des Livres

« Lire Mr. James », disait l'un de ses contemporains, « c'est faire l'expérience d'un plaisir spirituel léger et continu. C'est être intellectuellement émoustillé. »
L'« éblouissante agilité mentale » de James transparaît dès Roderick Hudson (1875), qui relève déjà du « thème international ». Tout en se dégageant de « la grande ombre de Balzac », l'histoire tragique de la chute de Hudson, sculpteur américain emmené à Rome par un mécène devenu son ami, doit encore beaucoup au mode allégorique dont Hawthorne avait fait sa marque de fabrique. Les Européens (1878) plonge le lecteur dans une comédie humaine aiguisée par le tranchant de l'ironie : toujours sous le signe des échanges transatlantiques, deux Américains européanisés regagnent leur pays d'origine pour nouer des liens (intéressés) avec leurs cousins de Nouvelle-Angleterre.
Les romans de James ne cessent de poser de manière complexe et ambiguë la question des rapports entre Europe et Amérique. Le thème international est au second plan dans Washington Square (1880) dont l'action se déroule majoritairement à New York, et qui offre déjà un portrait de femme paradoxal et poignant, celui d'une héroïne à l'avenir brisé par les atermoiements d'un chasseur de dot et la lucidité cruelle d'un père déterminé à l'en protéger.
Mais l'exploration des parcours transatlantiques reprend avec Un portrait de femme (1881).
Farouchement attachée à son indépendance, Isabel Archer quitte les États-Unis et fait son éducation sentimentale en Angleterre, puis en Italie. Salué à sa parution comme un chefd'oeuvre, le livre déconcerta pourtant. Peu de critiques mesurèrent la complexité de ce « monument littéraire » érigé autour de la figure d'une « jeune fille affrontant sa destinée ».
Chez James, les héroïnes éprises de liberté payent toujours leurs illusions au prix fort - celui du renoncement et de la douleur.
Édition établie par Évelyne Labbé, avec la collaboration d'Anne Battesti et Claude Grimal Né aux États-Unis dans une famille d'ascendance irlandaise, Henry James (1843-1916) a reçu une éducation baignée de culture européenne. Après un séjour prolongé à Paris à partir de 1875, il se fixe définitivement à Londres en 1878. Ses romans et ses nouvelles lui valurent un immense succès qui ne s'est jamais démenti.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Battesti, Claude Grimal, Evelyne Labbé et Louise Servicen

65,00 €
Vendeur : Amazon
Parution :
1600 pages
ISBN : 978-2-0701-3898-2
Les avis

La presse en parle

La Pléiade accueille les premiers romans de Henry James, dans de nouvelles traductions. Déjà fin connaisseur de l'âme humaine, déjà éblouissant.

Un été avec James ? C'est oui, sans hésiter.

Nathalie Crom, Télérama

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