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Fiche livre | | |
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 | J'ai nom sans bruit De Isabelle Jarry Editeur : Gallimard Parution le : 31 Août 2006
À bout de ressources, après plusieurs mois passés dans la rue, Marie part vivre à la campagne. Elle laisse à Paris sa fille de cinq ans, Nisa, placée dans une institution. Depuis la mort de son mari, elle vit dans le chagrin et la solitude. Elle était poète, elle n’écrit plus. La poésie ne lui était d’aucun secours. Isolée dans une petite maison, elle ne pense qu’à récupérer sa fille. Elle va vivre une ultime épreuve, la perte des mots. Elle ne sait plus parler, ne peut plus s’exprimer. Son désarroi lui a ôté ce qu’elle avait de plus précieux. L’écriture limpide et élégante d’Isabelle Jarry, son regard aigu et sensible sur les êtres et la nature est un des charmes de ce beau roman qui traite de la perte d’un être aimé et de ce qui donne son sens à la vie. Mais ce livre est aussi la critique d’une société où le lien social s’est délité, où la création est en danger, où le sens se dilue et l’espoir s’amenuise. Marie a dédié sa vie à l’art et refuse la tyrannie de l’argent. C’est une rebelle. Elle choisit l’inconfort et la rigueur plutôt que de se laisser corrompre. Ce personnage lumineux possède une pureté qui nous touche, une sagesse qui a la force de l’universel. | [Poche]LittératureCollection : Folio
Commentaires Amazon| 2007-09-16 | Note : 3/5 | Opinion mitigée C'est un beau livre, un roman bien écrit, mais d'une tristesse je dirais, presque contagieuse; comme si l'auteur avait vécu cette descente pour pouvoir la raconter comme de l'intérieur. Très intéressant passage sur la création ( la photo), le principe de transformation auquel les humains n'échappent pas non plus.
"Il n'existe pas de lieu où rester quand on perdu sa maison" . On peut expliquer cette vérité métaphoriquement et remplacer le M de maison par le R de raison.
Le langage finit par manquer, les mots s'essouffler quand la détresse et la solitude vous étreignent.
L'auteur tout de même a une vision noire de l'humanité: notre monde ( ville mais campagne aussi) est un univers qui broie l'homme, où chaun se dissout dans l'inhumaine foule. Reste l'amour maternel qui peut vous sauver.
| | 2006-10-27 | Note : 4/5 | Quand une femme perd tout... La narratrice quitte Paris en auto-stop et part se réfugier à la campagne, dans une petite maison où elle a coulé des jours idylliques avec son compagnon, Philippe. Cet homme est mort et la jeune femme se sent désormais démunie avec leur fille, Nisa. D'ailleurs l'enfant a été confié aux soins d'une assistance sociale, après la chute de la mère qui s'est retrouvée dans la rue. Elle pense regagner sa dignité perdue à la campagne, où elle va faire communion avec la nature, rencontrer un viticulteur et s'enfermer dans un silence de plus en plus désarmant. Car au-delà du matériel et de l'affectif, la narratrice a également perdu le coeur même de son intimité. Elle était poète, mais elle a perdu l'usage des mots. Il faut à tout prix qu'elle redevienne "elle", il lui faut récupérer sa fille et aussi reprendre le sens des mots. "J'ai nom sans bruit" est donc le roman de ce combat, écrit avec sobriété et émotion. Un roman fort et farouche, à découvrir si ce n'est pas déjà fait !
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