 | L'EtourdissementDe Joël Egloff
Editeur : Gallimard Parution le : 21 Août 2006 ISBN : 978-2-0703-1157-6 EAN13 : 9782070311576
Sélection Rue des Livres
Dans un lieu improbable, entre l'aéroport et un supermarché, tout près de la décharge, se trouve l'Abattoir. C'est là que travaille le narrateur, jeune homme célibataire qui vit avec sa grand-mère acariâtre. «L'Abattoir, c'est pas vraiment le boulot dont je rêvais... Ça fait tellement longtemps que ça saigne, j'en ai des vertiges de cette hémorragie.» Il y a bien un peu d'amour, les filles à la pause, l'institutrice entrevue et dont il rêve, rêve sans oser lui parler. Et puis quelques copains avec qui on projette des voyages et des aventures sans lendemain...
Ce serait le récit de la routine d'une vie ordinaire. Mais de ce quotidien absurde, l'auteur dessine un portrait à la fois sinistre et poétique, empreint d'un humour souvent cinglant et toujours discret.
Voici des personnages cocasses, des scènes surprenantes et drôles, dans l'ambiance d'un conte généreux, une sorte de leçon d'humanité et d'espoir. | [Poche]LittératureCollection : Folio
Prix conseillé : 5,95 € - Prix : 5,65 € |
Acheter ce livreVos avisUn bled pourri sous une chape de plomb, entre la déchetterie, la station dépuration, les fumées d’usine. L’odeur change avec le vent: ça sent les œufs hors limite, le souffre, la merde aussi il faut bien le dire. Un bled entre « Les jolies colonies de vacances » et « Le tords boyaux »…Parlons-en puisque notre héros bosse dans les abattoirs : il faut bien bouffer… A propos de bouffe, il ramène de temps en temps à sa grand’mère, des abats ou des tripes dissimulées dans son pantalon et grand’mère râle car elle a ses préférences ! Il rêve bien d’un ailleurs en regardant se poser les avions, quand la couleur du ciel le permet.
Pourtant on ne s’ennuie pas ici : on fête Noël au mousseux, on rigole avec les potes, les filles font rêver…Une petite surtout qu’il emmène en balade sur le circuit touristique du coin. « Des parfums d’enfance me revenaient en mémoire. Je lui racontais les vieux pansements qu’on ramassait et avec lesquels on se faisait des chewing gums pas très frais… On était seuls au monde. On était bien. »
Humour noir et sanguinolent, dérision, métaphore de notre monde turlupin et dévoyé. La poésie n’est heureusement pas absente. Il en faut même une sacrée dose pour envelopper ce drôle de paquet-cadeau ! foxie
Un bled pourri sous une chape de plomb, entre la déchetterie, la station dépuration, les fumées d’usine. L’odeur change avec le vent: ça sent les œufs hors limite, le souffre, la merde aussi il faut bien le dire. Un bled entre « Les jolies colonies de vacances » et « Le tords boyaux »…Parlons-en puisque notre héros bosse dans les abattoirs : il faut bien bouffer… A propos de bouffe, il ramène de temps en temps à sa grand’mère, des abats ou des tripes dissimulées dans son pantalon et grand’mère râle car elle a ses préférences ! Il rêve bien d’un ailleurs en regardant se poser les avions, quand la couleur du ciel le permet.
Pourtant on ne s’ennuie pas ici : on fête Noël au mousseux, on rigole avec les potes, les filles font rêver…Une petite surtout qu’il emmène en balade sur le circuit touristique du coin. « Des parfums d’enfance me revenaient en mémoire. Je lui racontais les vieux pansements qu’on ramassait et avec lesquels on se faisait des chewing gums pas très frais… On était seuls au monde. On était bien. »
Humour noir et sanguinolent, dérision, métaphore de notre monde turlupin et dévoyé. La poésie n’est heureusement pas absente. Il en faut même une sacrée dose pour envelopper ce drôle de paquet-cadeau ! foxie
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Commentaires Amazon| 2010-08-18 | Note : 5/5 | un bijou d'humour (noir !) Un excellent livre bourré d'humour. L'histoire loufoque des habitants d'une cité coincée entre l'usine d'équarissage, la décharge municipale, l'aéroport, ...
C'est surréaliste, bien sûr, mais malgré tout l'auteur nous amène à méditer sur notre seuil de tolérance à la pollution, la grisaille, la routine.
Vraiment un très bon moment de lecture (comme d'ailleurs tous les livre de J. Egloff !)
| | 2010-03-23 | Note : 5/5 | Humour écolo farceur
Un bled pourri sous une chape de plomb, entre la déchetterie, la station d'épuration, les fumées dusine. Lodeur change avec le vent : ça sent les ?ufs hors limite, le souffre, la merde aussi il faut bien le dire. Un bled entre « Les jolies colonies de vacances » et « Le tords- boyaux » Parlons-en puisque notre héros bosse dans les abattoirs : il faut bien bouffer À propos de bouffe, il ramène de temps en temps à sa grand » mère, des abats ou des tripes dissimulées dans son pantalon et grand mère râle, car elle a ses préférences ! Il rêve bien dun ailleurs en regardant se poser les avions, quand la couleur du ciel le permet.
Pourtant, on ne sennuie pas ici : on fête Noël au mousseux, on rigole avec les potes, les filles font rêver Une petite surtout, quil emmène en balade sur le circuit touristique du coin. « Des parfums denfance me revenaient en mémoire. Je lui racontais les vieux pansements quon ramassait et avec lesquels on se faisait des chewing -gums pas très frais On était seuls au monde. On était bien. »
Humour noir et sanguinolent, dérision, métaphore de notre monde turlupin et dévoyé. La poésie nest heureusement pas absente. Il en faut même une sacrée dose pour envelopper ce drôle de paquet-cadeau !
| | 2009-01-15 | Note : 4/5 | fog délicieusement trouble,caustique et déroutant,l'auteur nous promène dans une atmosphère glauque mais cependant pas dénuée d'un humour qui nous interpelle,surprenant certes mais plaisant à lire ou à relire....vous aimerez...
| | 2008-03-20 | Note : 3/5 | L'étourdissant Dans un lieu improbable, entre l'aéroport et un supermarché, tout près de la décharge, se trouve l'Abattoir. C'est là que travaille le narrateur, jeune homme célibataire qui vit avec sa grand-mère acariâtre. «L'Abattoir, c'est pas vraiment le boulot dont je rêvais... Ça fait tellement longtemps que ça saigne, j'en ai des vertiges de cette hémorragie.» Il y a bien un peu d'amour, les filles à la pause, l'institutrice entrevue et dont il rêve, rêve sans oser lui parler. Et puis quelques copains avec qui on projette des voyages et des aventures sans lendemain...
Il manque un petit quelque chose pour que l'ensemble décolle.
| | 2007-04-21 | Note : 3/5 | Dérangeant ! Malgré un réel malaise ressenti dès le début de la lecture, la curiosité de suivre jusqu'au bout le personnage principal, bien attachant tout de même, a été plus forte que l'envie d'abandonner.
Le contexte est effectivement glauque (là, je ne trouve vraiment pas d'autre mot) mais surréaliste ce qui peut ainsi rassurer le lecteur. La vie du personnage est lugubre et profondément sinistre, limite angoissante. Il ne semble pas vraiment vivre, disons plutôt qu'il survit . Dans ce monde hostile, il parvient cependant à entretenir un tant soit peu son âme poétique, c'est certainement ce qui retient le lecteur.
Un livre dont on ne sort pas indemne. Rien à voir donc avec les précédents ouvrages plus enjoués de lauteur.
Quoique l'univers de "Ce que je fais là, assis par terre" plantât déjà une plus sinistre orientation dans l"écriture de Joël Egloff qui demeure, malgré tout, toujours admirable.
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