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Fiche livre | | |
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 | L'Etourdissement De Joël Egloff Editeur : Gallimard Parution le : 21 Août 2006
Sélection Rue des Livres
Dans un lieu improbable, entre l'aéroport et un supermarché, tout près de la décharge, se trouve l'Abattoir. C'est là que travaille le narrateur, jeune homme célibataire qui vit avec sa grand-mère acariâtre. «L'Abattoir, c'est pas vraiment le boulot dont je rêvais... Ça fait tellement longtemps que ça saigne, j'en ai des vertiges de cette hémorragie.» Il y a bien un peu d'amour, les filles à la pause, l'institutrice entrevue et dont il rêve, rêve sans oser lui parler. Et puis quelques copains avec qui on projette des voyages et des aventures sans lendemain...
Ce serait le récit de la routine d'une vie ordinaire. Mais de ce quotidien absurde, l'auteur dessine un portrait à la fois sinistre et poétique, empreint d'un humour souvent cinglant et toujours discret.
Voici des personnages cocasses, des scènes surprenantes et drôles, dans l'ambiance d'un conte généreux, une sorte de leçon d'humanité et d'espoir. | [Poche]LittératureCollection : FolioVos avisUn bled pourri sous une chape de plomb, entre la déchetterie, la station dépuration, les fumées d’usine. L’odeur change avec le vent: ça sent les œufs hors limite, le souffre, la merde aussi il faut bien le dire. Un bled entre « Les jolies colonies de vacances » et « Le tords boyaux »…Parlons-en puisque notre héros bosse dans les abattoirs : il faut bien bouffer… A propos de bouffe, il ramène de temps en temps à sa grand’mère, des abats ou des tripes dissimulées dans son pantalon et grand’mère râle car elle a ses préférences ! Il rêve bien d’un ailleurs en regardant se poser les avions, quand la couleur du ciel le permet.
Pourtant on ne s’ennuie pas ici : on fête Noël au mousseux, on rigole avec les potes, les filles font rêver…Une petite surtout qu’il emmène en balade sur le circuit touristique du coin. « Des parfums d’enfance me revenaient en mémoire. Je lui racontais les vieux pansements qu’on ramassait et avec lesquels on se faisait des chewing gums pas très frais… On était seuls au monde. On était bien. »
Humour noir et sanguinolent, dérision, métaphore de notre monde turlupin et dévoyé. La poésie n’est heureusement pas absente. Il en faut même une sacrée dose pour envelopper ce drôle de paquet-cadeau ! foxie
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Commentaires Amazon| 2008-03-20 | Note : 3/5 | L'étourdissant Dans un lieu improbable, entre l'aéroport et un supermarché, tout près de la décharge, se trouve l'Abattoir. C'est là que travaille le narrateur, jeune homme célibataire qui vit avec sa grand-mère acariâtre. «L'Abattoir, c'est pas vraiment le boulot dont je rêvais... Ça fait tellement longtemps que ça saigne, j'en ai des vertiges de cette hémorragie.» Il y a bien un peu d'amour, les filles à la pause, l'institutrice entrevue et dont il rêve, rêve sans oser lui parler. Et puis quelques copains avec qui on projette des voyages et des aventures sans lendemain...
Il manque un petit quelque chose pour que l'ensemble décolle.
| | 2007-04-21 | Note : 3/5 | Dérangeant ! Malgré un réel malaise ressenti dès le début de la lecture, la curiosité de suivre jusqu'au bout le personnage principal, bien attachant tout de même, a été plus forte que l'envie d'abandonner.
Le contexte est effectivement glauque (là, je ne trouve vraiment pas d'autre mot) mais surréaliste ce qui peut ainsi rassurer le lecteur. La vie du personnage est lugubre et profondément sinistre, limite angoissante. Il ne semble pas vraiment vivre, disons plutôt qu'il survit . Dans ce monde hostile, il parvient cependant à entretenir un tant soit peu son âme poétique, c'est certainement ce qui retient le lecteur.
Un livre dont on ne sort pas indemne. Rien à voir donc avec les précédents ouvrages plus enjoués de lauteur.
Quoique l'univers de "Ce que je fais là, assis par terre" plantât déjà une plus sinistre orientation dans l"écriture de Joël Egloff qui demeure, malgré tout, toujours admirable.
| | 2007-04-21 | Note : 3/5 | Dérangeant ! Malgré un réel malaise ressenti dès le début de la lecture, la curiosité de suivre jusqu'au bout le personnage principal, bien attachant tout de même, a été plus forte que l'envie d'abandonner.
Le contexte est effectivement glauque (là, je ne trouve vraiment pas d'autre mot) mais surréaliste ce qui peut ainsi rassurer le lecteur. La vie du personnage est lugubre et profondément sinistre, limite angoissante. Il ne semble pas vraiment vivre, disons plutôt qu'il survit . Dans ce monde hostile, il parvient cependant à entretenir un tant soit peu son âme poétique, c'est certainement ce qui retient le lecteur.
Un livre dont on ne sort pas indemne. Rien à voir donc avec les précédents ouvrages plus enjoués de lauteur.
Quoique l'univers de "Ce que je fais là, assis par terre" plantât déjà une plus sinistre orientation dans l"écriture de Joël Egloff qui demeure, malgré tout, toujours admirable.
| | 2007-02-06 | Note : 5/5 | Je suis fan !!!! L'année démarre bien pour moi côté littéraire avec la découverte de Joel EGLOFF. Tout est présent dans ce livre pour une réussite explosive. Du misérabilisme tourné en dérision, une très bonne dose d'humour noir, des personnages attachants, la grand mère façon tati Danielle des quartiers pauvres, le personnage principal drôle, généreux et naïf. Un petit côté "Famille GROSEILLE" pour un pur moment de bonheur. Je vous le conseille vraiment. COUP DE COEUR
| | 2006-10-27 | Note : 4/5 | Poisseux... mais "sublime" Un type travaille dans un abattoir et vit seul chez sa grand-mère, pas loin d'une station d'épuration, d'un aéroport et en-dessous des pylônes et fils électriques. Le trou perdu du monde. Un endroit où on pressent les personnages carrément abrutis et en sursie. Abrutis par le bruit, les avions qui passent pas loin des toits des maisons. Abrutis par l'odeur, l'eau qui mousse, les poissons malades, les champignons indigestes, les meutes de chiens, le brouillard opaque, les animaux qui s'époumonnent avant d'être étourdis et zigouillés, la grand-mère méchante et mauvaise langue. C'est franchement glauque, lugubre, morose, sinistre et déprimant ! Pourtant la lecture de "L'étourdissement" échappe à ce sentiment poisseaux qui est envahissant, l'écriture de l'auteur illumine incroyablement l'ensemble de ce roman ! D'ailleurs, ça se lit d'une traite ! C'est "sublime", à sa manière...
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