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Fiche livre | |  |
 Cliquez pour agrandir | L'Imitation du BonheurDe Jean Rouaud
Editeur : Gallimard Parution le : 13 Septembre 2007 ISBN : 978-2-0703-4712-4 EAN13 : 9782070347124
En 1871, une Constance Monastier, jeune épouse d'un maître soyeux des Cévennes, n'a a priori rien à partager avec un Octave Keller, proscrit de la Commune de Paris, réchappé de la semaine sanglante et de ses 30 000 morts. Tout les oppose, leur milieu, leurs convictions, et pourtant c'est bien cette Constance qui profitera d'un incident de parcours pour fausser compagnie aux autres voyageurs, et fuir à travers les monts cévenols avec ce vagabond fiévreux trouvé blessé sur le chemin. Octave aura trois jours pour donner à la jeune femme une autre image de ceux qu'on appelle les communeux. De quoi évoquer la haute figure de l'Admirable, autrement dit d'Eugène Varlin, de quoi la convaincre que la justice et la générosité font un très honnête programme, de quoi le réconcilier, lui, hanté par les visions du massacre, avec le meilleur de la vie, de quoi découvrir ensemble que l'amour n'a pas déserté, alors que tout autour le monde ancien bascule dans la modernité, que le cheval cède devant le train, que le cinéma s'annonce, et que le roman en aura bientôt fini avec ce genre d'histoires... | [Poche]Collection : FolioAcheter ce livreAmazon
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Commentaires Amazon| 2009-05-05 | Note : 1/5 | Nul ou presque Je regrette d'avoir acheté ce livre, sur la base des avis ci-dessus; L'auteur vend une marchandise non achevée, voila mon impression
| | 2006-02-06 | Note : 5/5 | Voyage au bout du bonheur J'ai trouvé ce livre admirable. Par sa façon de mêler roman moderne et romanesque, de nous montrer la fin du chevaleresque, les débuts de la photo, du cinéma, de nous raconter plein de fragments de vie pour illustrer tout ça, de nous livrer la Commune de façon honnête, avec ses noirs personnages sanguinaires mais aussi ses héros qui étaient vraiment des personnes épries de justice, de nous livrer une histoire d'amour qui va déboucher sur la révélation du courage d'une femme battante. Ce livre est un foisonnement d'idées, de vies, de changements de tons, on se croirait devant un arbre plein de feuilles à parcourir, évidemment issues du même tronc. Et en plus, c'est un livre joyeux, optimiste. On ressort de ces 600 pages, ébloui et gonflé à bloc.
| | 2006-01-31 | Note : 5/5 | Un pavé de bonheur! Le nouveau roman de Jean Rouaud est drôle, vivant, efficace. Sa perspective en est vraiment singulière, car il mêle avec une liberté brillante, personnalités historiques (de l?Antiquité à nos jours, en passant par le Far West), personnages imaginaires, et figures familières, dans ce qui me semble en fait l?imbrication d?un roman moderne et d?un roman romanesque. On y rit, on y réfléchit, on s?y étonne, s?y émeut, s?y indigne. ON LIT AVEC BONHEUR Tout au long des pages, le narrateur, Rouaud lui-même, facétieux et érudit, s?adresse à son héroïne de la fin du XIXème. Il lui dévoile, à travers la bonne centaine d?années qui les sépare, sur un ton alerte, espiègle ou éclairé, dans une « sauce qui prend », comment notre siècle a reproduit les erreurs du sien, comment la rêverie du romanesque n?a pu survivre au progrès, comment la question de la modernité littéraire passe par la mort du roman. Il s?octroie presque amoureusement le rôle d?ange gardien et lui conte avec tendresse ce qui va lui advenir au cours de sa belle histoire d?amour qui se déroule à la fin de la Commune (et ce roman romanesque, au lyrisme qui fait mouche, se mérite comme la plus petite des poupées gigognes). Rouaud a dû beaucoup s?amuser... Il nous bombarde de digressions et il sait où il veut nous mener. Défilent, servant son raisonnement avec brio et humour, Achille, Buffalo Bill, Don Quichotte, Marcel Proust dans l?utérus de sa mère, un metteur en scène psychopathe, des films (des frères Lumière, African Queen, etc..), le libraire de son propre village de Loire-Inférieure, une schlitte, et j?en passe ! On prend un plaisir fou et on comprend en même temps. Et l?on y croit, à cette histoire d?amour entre la plus belle ornithologue du monde enfin libre et heureuse (c'est une bourgeoise qui a sacrifié sa jeunesse pour fuir la misère et n?a pas oublié ses origines modestes) et ce beau fuyard de la semaine sanglante ! Et l?on se laisse entraîner par l?admiration de Rouaud pour les héros ouvriers et artisans massacrés par les soldats français! Et l?on s?indigne avec lui de l?attitude de nos grands écrivains qui ont craché sur la « racaille » des communards... Et l?on pardonne aisément -on admet, même- toutes ces taquineries qu?il inflige, avec un humour décapant, à Zola, maître du roman naturaliste, qui a initié la mort de la rêverie.
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