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Fiche livre | | |
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 | Marylin, dernières séances De Michel Schneider Editeur : Editions Gallimard Parution le : 15 Janvier 2008
Tente mois durant, de janvier 1960 au 4 août 1962, ils formèrent le couple le plus improbable : la déesse du sexe et le psychanalyste freudien. Elle lui avait donné comme mission de l'aider à se lever, de l'aider à jouer au cinéma, de l'aider à aimer, de l'aider à ne pas mourir. Il s'était donné comme mission de l'entourer d'amour, de famille, de sens, comme un enfant en détresse. Il voulut être comme sa peau, mais pour avoir été la dernière personne à l'avoir vue vivante et la première à l'avoir trouvée morte, on l'accusa d'avoir eu sa peau. Telle est l'histoire. Deux personnes qui ne devaient pas se rencontrer et qui ne purent se quitter. Des mots noirs et des souvenirs blancs. Dans la lumière adoucie d'un cabinet de psychanalyste se redit la dernière séance de Marilyn. | [Poche]Collection : FolioVos avisRalph Greenson fut le dernier analyste de Marilyn Monroe. De 1960 jusqu'à sa mort prématurée en Août 1962, ils vécurent une relation plus fusionnelle et destructrice qu'une relation amoureuse. Au-delà de son rôle de médecin de l'âme, il fut tour à tour un père, une mère, un frère, un ami mais il ne put la sauver d'elle-même, de sa peur et de sa solitude.Derrière le portrait lumineux de Marilyn se cachait Norma Jean, petite fille perdue parmi les étoiles d'Hollywwood.
Ce n'est pas une biographie de Marilyn que propose Michel Schneider, ni un ouvrage racoleur et voyeur sur celle qui est l'incarnation du mythe Hollywoodien. Cette histoire triste aborde l'attraction mutuelle et exagérée du cinéma et de la psychanalyse. Autour de Marilyn, l'écheveau complexe des images et des mots se dévide comme une bobine de film, donnant toute sa force à ce roman-montage fait de rushes, de fragments et de raccords. Ce très beau livre a reçu le Prix Interallié 2006. malaura
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Commentaires Amazon| 2008-04-15 | Note : 3/5 | Life sucks sometimes... Des relations passionnelles entre Marilyn Monroe et son analyste Ralph Greenson, Michel Schneider en a tiré un roman ou plutôt un essai fiction mettant en scène l?actrice la plus glamour d?Hollywood, avec ses névroses, amants, ébats sexuels en vis-à-vis du regard de son analyste, orgueilleux, suffisant et passablement mauvais analyste.
En utilisant un grand nombre de témoignages, Schneider réarrange la chronologie de la vie de Marilyn pour en donner une fausse biographie ? lui-même, dans le magazine Lire, récusait la possibilité de retracer la vie d?une personne, préférant refuser toute idée d?objectivité, pour sortir l?identité d?une personne en la reconstruisant par le regard et le récit. Complétée par la biographie de Greenson, dont la fatuité et la grande méconnaissance des mécanismes psychologiques laisse pantois. On n?imagine même pas ce qu?un Jacques Lacan aurait dit de ce Greenson !
Belle entreprise, assez intéressante et réussie par moments et parfois lourde à d?autres (le roman aurait pu être amputé de près de 100 pages que le récit n?en n?aurait pas été modifié), Marilyn, dernières séances se lit comme une critique de la pratique psychanalytique dont est fait, dans le même mouvement, l?éloge des concepts, avec la ferme volonté de révéler la tragédie hollywoodienne d?une jeune fille meurtrie par la vie, le cinéma, l?amour et le sexe.
| | 2008-03-27 | Note : 4/5 | Un complément enrichissant Un complément de quoi me direz vous? Eh bien le complément d' un autre livre sur Marilyn Monroe: "BLONDE" de JC OATES, à la différence que l'oeuvre de Schneider se veut moins romancée que son binome, quoique?
Cette actrice est terriblement attachante, son vécu est opaque, destabilisant. Elle était tiraillée entre ce qu'elle représentait et ce qu'elle était, et elle ne se sentait pas capable d'affronter ses deux faces de front.....
Quant à la mise en page,le retour en arrière de certains chapitres est parfois fastidieux; et la fin reste confuse, ce qui n'enlève pas les qualités réelles du livre.
| | 2008-03-14 | Note : 4/5 | Roméo et Marilyn Roméo, tel est le vrai prénom du docteur Greenson, le dernier psychanalyste de Marilyn ,Monroe, bien sûr. Michel Schneider explore dans Marilyn dernières séances, les liens pour le moins bizarres qui s'étaient établis entre la psychanlyster et sa célèbre patiente. ce faisant, il envisage également les liens qui se sont tissés dans les années 60 aux Etats-Unis entre cinéma et la science mise au point par Freud,( Freud dont la fille ,Anna aura comme patiente épisodiquement la star hollywoodienne): "Chacun avait partagé la folie de l'autre"...41gkNBofWEL
Mêlant dialogues réels et inventés, chahutant la chronologie , c'est un portrait sensible et d'une intelligence aiguë qui se donne à lire ici.
Même si comme moi on n'est pas spécialement fan de l'actrice, on ne peut qu'être touché par l'intelligence et la fragilité de la femme : "Je vous dirais ce que je peux. Comment répondre à ce qui vous engloutit.", "vous savez, dit-elle à Greenson venu le soir chez elle, j'ai trouvé ma définition de la mort. Un corps dont il faut de débarrasser." ou bien encore: "Quand on se dit qu'on est soi même une erreur, on n'a pas envie de s'entendre dire qu'on fait des fautes."
Avoir une patiente aussi célèbre ne pouvait que flatter le narcissisme de Greenson, qui lui intima : "Laissez-moi faire et décider ce dont vous avez besoin.", essaya de lui donner une place au sein d'une ambiance familiale mais échoua dans son traitement et ne s'en remit pas. Les dernières pages du roman , consacrées à la manière dont Greenson vécut cet échec après la mort de Marilyn m'ont paru un peu longuettes mais je n'ai pour autant pas boudé mon plaisir tant est passionnante cette vision fouillée et attachante.
| | 2008-02-04 | Note : 5/5 | Un juste portrait ! En janvier 1960, Marilyn entre pour la première fois dans le cabinet du Dr Ralph Greenson, c'est son quatrième analyste, l'actrice est dans un état psychique et physique délabré... La relation qui va s'établir entre Marilyn et Greenson va prendre un tour ambigu, complexe et trouble : une étrange relation de dépendance mutuelle, une liaison amoureuse sans sexe, une addiction réciproque... « Greenson et Marilyn étaient attachés par l'amour et la mort, mais ils n'avaient pas fait l'amour. Il leur restait à faire la mort. Ensemble ou chacun pour soi. ». Greenson a été la dernière personne à l'avoir vue vivante et le premier à l'avoir trouvée morte. Pourra-t-on jamais expliquer les événements étranges de la nuit du 4 au 5 août 1962, où Marilyn Monroe a trouvé la mort ? Non, jamais. Et d'ailleurs le livre de Michel Schneider n'est pas un énième ouvrage pour découvrir qui a tué Marilyn, mais pourquoi est-elle morte.
Le livre de Schneider, aussi bizarre que cela puisse paraître, est en fait un roman. Les personnages et les faits sont réels, les propos reproduits avec la plus stricte exactitude, et pourtant Schneider a pris le parti d'en faire « un roman ». Autre idée, l'auteur a décidé d'écrire un roman sur la blonde et le psychanalyste, sur les trente mois de leurs rapports, et sur les fameuses dernières séances de Marilyn, reprenant le principe du play / rewind des cassettes enregistrées.
Par dessus tout, Schneider a su me réconcilier avec l'image de Marilyn, entre les livres où on accuse trop et ceux où on ne dit pas assez, j'avoue m'être perdue dans des tonnes de considérations... bien souvent superflues. Le livre de Michel Schneider rend l'image d'un être mi-ange, mi-démon vis-à-vis de laquelle je ne suis pas fâchée. Il y a une grande intelligence dans le portrait dessiné des névroses de Marilyn et une grande objectivité dans la psychanalyse. Marilyn y croyait, fervente admiratrice de l'école freudienne, et pourtant Marilyn appartenait au monde de pacotilles qu'était Hollywood. Elle n'était pas la seule à être victime de ces deux systèmes parasités, on le découvre en lisant ce livre. C'est effectivement un « roman » riche, palpitant et lucide. Ne faisant aucune concession, la réalité apparaît crue et sincère, car oui il y a beaucoup d'honnêteté dans cette « Marilyn » et j'ai apprécié ce tableau, avec sa tendresse, sa voix, ses amitiés, ses amours et ses colères, ses trahisons et ses bêtises, ses courses vers le sexe, son besoin d'images... Il y a tout ça, en vrac : 530 pages de lecture lumineuse sur un sujet opaque et épineux.
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