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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Les bienveillantes De Jonathan Littell Editeur : Editions Gallimard Parution le : 15 Février 2008
« En fait, j'aurais tout aussi bien pu ne pas écrire. Après tout, ce n'est pas une obligation. Depuis la guerre, je suis resté un homme discret ; grâce à Dieu, je n'ai jamais eu besoin, comme certains de mes anciens collègues, d'écrire mes Mémoires à fin de justification, car je n'ai rien à justifier, ni dans un but lucratif, car je gagne assez bien ma vie comme ça. Je ne regrette rien : j'ai fait mon travail, voilà tout... Malgré mes travers, et ils ont été nombreux, je suis resté de ceux qui pensent que les seules choses indispensables à la vie humaine sont l'air, le manger, le boire et l'excrétion, et la recherche de la vérité. Le reste est facultatif. »
Avec cette somme qui s'inscrit aussi bien sous l'égide d'Eschyle que dans la lignée de Vie et destin de Vassili Grossman, Jonathan Littell nous fait revivre les horreurs de la Seconde Guerre mondiale du côté des bourreaux, tout en nous montrant un homme comme rarement on l'avait fait : l'épopée d'un être emporté dans la traversée de lui-même et de l'Histoire.
Jonathan Littell est né à New York, en 1967. Les Bienveillantes, sa première oeuvre littéraire, a été récompensé par le prix Goncourt et le Grand Prix du roman de l'Académie française 2006
Ce livre a reçu le Prix Goncourt et le Grand Prix du roman de l'Académie française en 2006. | [Poche]Collection : Folio
Commentaires Amazon| 2008-06-21 | Note : 2/5 | Malsain Effectivement la première partie de ce livre est fort intéressante, l'on plonge dans l'univers d'un SS pas forcément comme les autres.
Cependant, du fait des particularités de son personnage principal (hommosexualité, inceste, matricide), l'auteur s'autorise des divagations forts déplaisantes qui nuisent fortement à son ouvrage.
N'importe qui peut comprendre qu'avoir vécu à cette période et avoir vu ce que ce Dr Aue a vu et subit peut pertuber un organisme mais de là à nous infliger ces propos et cette fin digne d'un pauvre roman policier, il y a une limite !
| | 2008-06-05 | Note : 5/5 | LE ROMAN « Les Bienveillantes » est un roman époustouflant et unique. Loeuvre de Jonhatan Littell est certainement Le roman des dix dernières années à lire. Cette confession dun officier SS est sidérante. Rouage important dans lindustrie du crime nazi, mené par la recherche de la vérité, le docteur Aue, qui ne connaît pas le doute, nous fait pénétrer dans la machine de mort et dans la psychologie nazies. Les interrogations auxquelles cet officier intellectuel est confronté avec ses collègues sont renversantes, notamment trouver le bon endroit pour tuer ( tête, nuque, poitrine), combien de balles, de fusil par mort, comment éliminer en série les Juifs de manière efficace. Aue est secoué par les plus noirs cauchemards ; les expériences sexuelles dans ladolescence avec sa soeur, catalyseur de son homosexualité ( ?), torpillent son esprit aux moment les plus cruciaux.
Littell montre une puissance narrative hors du commun si bien que je nai pas trouvé long ce pavé de 900 pages très condensé.
| | 2008-05-19 | Note : 1/5 | Malaise profond "Les Bienveillantes" ont suscité un engouement médiatique extraordinaire. Assez cultivé sur la seconde guerre mondiale en général et le nazisme en particulier, peut-être, espérais-je, allais-je piocher de nouveaux éléments de compréhension, par le regard prêté à un autre, un nazi au crépuscule de sa vie.
Peine perdue.
Les premières pages accrochent, façon caméra à l'épaule. Vous êtes plongés avec efficacité brutale dans les horreurs et barbaries nazies ; les exécutions sont horribles. Mais à ce jeu, elles sont a-temporelles (violence des guerres civiles) et ne suffisent pas à qualifier en elles-mêmes le nazisme.
Poursuivons... Et là c'est le plein désordre.
En effet, en lieu et place d'une réflexion poussée sur le pourquoi un homme ordinaire bascule dans l'horreur, Jonathan Little nous sert jusqu'à plus faim une succession de détails scatologiques et pervers. Le héros de ce roman étant lui même a-moral à la base, à quel autre comportement le lecteur pouvait-il s'attendre ? Qu'il tue rageusement sa mère ou nous raconte ses déviances sexuelles, quel intérêt cela apporte-t-il à la compréhension de la Bête nazie ? Et puis la fin est tellement improbable que le sentiment ressenti est celui de la foutaise ! La violence des propos et des situations n'apporte rien à la compréhension de cette période historique ni à celle du nazisme. Ecriture dégoûtante. Propos au rabais, morbides. La folie n'est pas éloignée.
Pour la compréhension du nazisme, de ses horreurs, de la psychologie des bourreaux, des fanatiques, je recommande les quelques ouvrages suivants (liste non exhaustive) :
"Si c'est un homme" de Primo Levy
"Les entretiens de Nüremberg" de Léon Goldensohn
"Le commandant d'Auschwitz parle" de Rudolf Hoess
"Le pianiste" de Wladyslaw Szpilman
"Je me suis évadé d'Auschwitz" de Rudolf Vrba
| | 2008-05-12 | Note : 5/5 | CHEF D'OEUVRE Un chef d'oeuvre qui nécessite pour être totalement apprécié de bien connaitre cette période.
Remarquable ouvrage qui contrairement aux critiques que l'on rencontre couramment m'a fait paraitre sa lecture trop courte.
Eclairages originaux et passionnants sur cette période, ses acteurs et bien au-delà. LA CONDITION HUMAINE.
| | 2008-04-16 | Note : 2/5 | Les monstres sont des gens ordinaires Ce livre ne semble être écrit que pour nous dire que les monstres ne sont pas des gens ordinaires. Les tortionnaires n'y sont que des « monstres nés monstres ».
Fort de cette certitude, nous ne risquons rien, ni d'en devenir, ni vraiment de les subir dans une société à peu près correctement gérée, dans une démocratie. A la limite, avec deux trois tests peut être peut on les identifier à la naissance !
Malheureusement, le fond historique qui sert de trame à ce roman nous a démontré l'inverse. Les monstres sont souvent des gens ordinaire et la lecture de ce roman nous fait croire le contraire.
S'il ne se basait pas sur une période aussi terriblement réelle mais était une pure oeuvre de fiction, cela ne serait pas bien gênant. S'il n'était pas si bien documenté, si précis et juste (pour autant que je le sache) dans les faits, cela ne serait pas grave.
Mais la qualité littéraire, la pertinence et la précision des événements que vit le personnage principal ne peuvent que nous faire croire à la qualité et à la pertinence de la psychologie.
Je suis désolé pour ceux qui découvrent cette réalité par ce livre et pensent que les bourreaux et les organisateurs de génocides ne se cachent pas sous les trais de bon pères de famille, de professeurs pédagogues, savants et charismatiques, de médecins attentionnés ou de religieux généreux.
Faut il admirer l'exploit littéraire ou hurler à la mystification ?
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