un courrier de plaisir... Découvrir l'univers de Pierre Magnan et surtout l'inénarrable Laviolette est un bonheur. En exergue du roman, cette phrase de T.S Eliot "Je les ai flairés les courriers de la mort" contient tout le roman, car c'est un véritable concentré de sensations, la langue chante ne serait-ce que dans les prénoms des personnages. C'est léger et pourtant si orchestré dans le déroulement de l'intrigue, avec ce rythme coutumier qui nous berce, un chapitre avec Laviolette, un chapitre meurtrier, un chapitre avec Laviolette...etcLe "trésor" du livre, convoité par l'assassin, et qu'on ne découvre qu'à la fin, vaut son pesant de pages. Jusqu'au bout on se promène avec Laviolette dans la région de Digne avec ces personnages hauts en couleur, si bien décrits, pittoresques. Jusqu'au bout on flaire, on hume, on frissonne, on entend, on goute dans tous les sens du terme la langue de Magnan.
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