AccueilActualitésCoups de coeurExtraitsVidéosForumsSites internetAuteursEditeurs
Au menu
Accueil
Actualités
Actus du livre
Agenda
Revue de presse
Echo des blogs
Dernières parutions
Vos avis
Coups de coeur
Livres les plus consultés
Magazine
Quotidien
Interviews
Extraits
Bibliographies
Vidéos
Forums
Répertoires
Sites internet
Auteurs
Editeurs
Librairies
Espace professionnel
Editeurs
Journalistes
Libraires
Webmasters
Ma bibliothèque

Rechercher un livre
Mots clés:

Coup de coeur

La vie d'une autre
Frédérique Deghelt
Actes Sud

Nouvelles parutions

Don Quichotte en banlieue
Sophie Audoubert
Philippe Rey

Espace membres
Pseudo:
Mot de passe:


S'inscrire


  Fiche livre



Cliquez pour agrandir
Première ligne
Prix Goncourt des Lycéens 1999
De Jean-Marie Laclavetine
Editeur : Gallimard
Parution le : 28 Mars 2001

Dans ce roman se joue l'éternelle comédie des lettres. Après le suicide d'un prétendant à la publication, l'éditeur Cyril Cordouan décide de créer le club des "Auteurs Anonymes" où les drogués de l'écriture viennent raconter leur descente aux enfers : maniaqueries d'écrivains, renoncement à la vie normale, humiliations en tout genre... Sur fond d'intrigue policière se révèlent aussi travers et perversité des éditeurs, des journalistes et critiques, du système même. Jean-Marie Laclavetine dresse un tableau sans complaisance de la république des lettres où sont inextricablement mêlés la souffrance et le bonheur de l'écriture. Un roman jubilatoire à prescrire à tous ceux que la plume démange !

  • [Poche]
  • Collection : Folio

  • Commentaires Amazon

    2006-08-28Note : 4/5
    Ecrire n'est rien, il a essayé. Mais vivre ?
    Cyril Cordouan dirige avec passion les éditions Fulmen. Il nen peut plus de lire des manuscrits tous plus mauvais les uns que les autres. Le geste désespéré dun auteur refusé lui fait un jour se sentir investi dune mission : créer les AA (Auteurs Anonymes), pour désintoxiquer tout un peuple de malheureux qui ne pourront jamais se réaliser dans lécriture. Mais tel est pris qui croyait prendre, bla bla.

    Lidée de départ est amusante, le style agréable, et lintrigue se tient. Pour autant, elle est assez bateau, et ne retient pas lattention du lecteur.

    Par contre, le monde de lédition volontairement croqué dans ses failles, est assez jubilatoire à découvrir, et ce dautant que je ny ai pas vu la grande méchanceté que certains ont dénoncée. Beaucoup dhumour au contraire, et ce qui transparait le plus, cest lamour des livres.

    Ce personnage de Cyril Cordouan, est un passionné complexe. Son meilleur ami est un patron de bistrot tendance facho : « Felipe, en tant quancien catcheur (il officiait jadis sous le sobriquet de Tue-Mouches), a une conception simple des rapports humains : tu lui en colles deux, et tu lattaches au radiateur. Sa blague favorite : « Quest-ce quon dit à une femme qui a deux yeux au beurre noir ? On ne lui dit rien, on a déjà essayé de lui expliquer deux fois. »

    Il vitupère, il explose à la lecture de certains manuscrits, mais :

    « Une lettre de Benjamin Pivert : « Je nai pas reçu de droits dauteur cette année. Dois-je penser que vous navez pas réussi à vendre un seul de mes livres ? Connaissant votre talent pour le petit commerce, jai peine à le croire& » On se décarcasse, et voilà. Sont persuadés que je men mets plein les poches. Tu as du mal à le croire, Benjamin Pivert, et pourtant. Quatre titres au catalogue, tirage trois mille chacun, ventes cumulées quatre cent trente-deux exemplaires, je dis bien quatre cent trente-deux, encore vérifié la semaine dernière. Onze mille exemplaires au pilon& Je nose même pas tenvoyer tes relevés de compte, tellement je crains pour ta santé& Et je continuerai à te publier, Benjamin Pivert, je continuerai à te verser de temps à autre des sommes qui ne correspondent à rien en te laissant croire que tu as vendu des livres, je continuerai pour la simple raison que tu es lhonneur de la corporation, que tu es ma raison dêtre éditeur, que tu fais la différence entre la littérature et un abat-jour de salon, contrairement à tant de tes confrères, je continuerai, oui, à te publier et à te pilonner, jusquà ce quun critique enfin te remarque, jusquà ce quun cercle de lecteurs se forme et sélargisse, et tu continueras à me soupçonner de mal te servir par paresse ou bêtise, de carotter misérablement sur ton compte dauteur, tu continueras à vitupérer lépoque dans ton studio sans confort de Montélimar-centre, et tu auras bien raison, car elle ne te mérite pas. »

    Et puis aussi tous les titres déguisés, très rigolos ! (la 2 CV verte, Sujet : moi, etc.)

    Conclusion : Continuons-donc à former des cercles de lecteurs, de plus en plus larges !

    Donnez votre avis


    Votre avis:
    Signature ou pseudo:

    Acheter ce livre

    Acheter en ligneAcheter chez votre libraire
    Amazon
    Indiquez votre code postal pour trouver les librairies près de chez vous
    Votre code postal:

    © Rue des livres - Tous droits réservés  | Accueil | Contact |