Le héros est fatigué ? Comme lors de sa première apparition, Fabio Montale doit faire face au Milieu - même si celui-ci n'est plus marseillais mais varois et napolitain - et à des nazillons. S'y rajoute cette fois-ci un mouvement religieux intégriste...F. Montale apparaît comme un héros usé, triste, parfois désabusé. On le sent égaré, perdu et l'on se perd avec lui. A plusieurs reprises il semble même sombré, confronté à l'horreur de la situation, à deux doigts de se laisser conduire par ses pulsions. Mais J.C. Izzo n'a pas voulu faire de son héros un héros pathétique. Alors F. Montale redresse la barre, reprend goût à la vie et se bat encore (avec ses regrets, avec ses pulsions, avec ses ennemis). Plus encore que dans le 1er récit, F.M. est un héros touchant, émouvant. Et toutes ses faiblesses ne le rendent que plus attachant. On n'oubliera pas non plus les personnages secondaires : Loubet, flic honnête et droit (une pièce rare), Fonfon et Honorine, ces deux petits vieux qui forment la deuxième famille de F.M. Enfin, J.C. Izzo renouvelle ici sa déclaration d'amour à Marseille et sa gastronomie
|
Fantastique, Marseille a la fin du 20ieme siecle. Toute la serie (Chourmo, Total Kheops et Solea) est extraordinaire. Non seulement les intrigues sont tres prenantes, mais les personnages sont decrit de maniere si vivantes qu'ils semblent etre des gens que l'on cotois tous les jours.Quant a Marseille, elle est la reine de ces recits. Jean-claude Izzo a reussi a me faire quitter mon exil Americain avec ses description de la belle cite Phoceenne. Je vis desormais au coeur du Panier, pres du vieux port et je vis au coeur de ses descriptions.
|