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Les Racines du mal
De Maurice G Dantec
Editeur : Gallimard
Parution le : 21 Avril 1995

Schaltzmann est un schizo-paranoïaque en proie à des hallucinations qui le poussent à commettre une série d'agressions sauvages au cours de l'automne 93. Après une ultime nuit de folie, il tente de se suicider... Arthur Darquandier, neuropsychiatre, avance l'idée que Schaltzmann n'est pas l'auteur de tous ces crimes.

  • [Poche]

  • Commentaires Amazon

    2008-09-30Note : 1/5
    Nullissime
    Dantec ne possède aucun style, c'est lourd, empesé, laborieux tout en étant pédant ... L'ensemble est médiocre et insupportable... autant lire Houellebeck, lui au moins sait écrire ...

    2008-08-26Note : 3/5
    Ouais
    Les racines du mal est une oeuvre interessante mais sans aller jusqu'à 4 étoiles. Très post-moderne, ce roman transande, mais uniquement pour les amateurs de SF, je pense. Par contre j'ai envie de lire d'autres livres de cet auteur, qui me semble très interessant.

    2008-04-24Note : 5/5
    Noir, très noir !!
    Premier Dantec que je lisais et d'après les critiques, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Au final, j'ai vraiment accroché. On est très vite pris dans l'histoire d'un tueurs schizophrène, puis d'un coup, la tension retombe, et l'histoire redémarre avec le personnage principal, pour monter doucement en puissance, tout au long du roman.
    Attention, âmes sensibles, s'abstenir !! c'est noir, sanglant et malsain. Je trouvais le titre un peu classique pour un polar, mais, finalement, il porte très bien son nom.
    Pour le côté SF, il reste très plausible et ne nuit pas à la cohérence de l'histoire. Une sorte de futur proche, avec queques évolutions technologiques.
    En conclusion, pour ceux qui veulent un polar des plus classiques, ça ne sera probablement pas de votre goût. Pour les autres, tentez l'expérience, et découvrez la partie la plus sombre de l'âme humaine...

    2007-06-01Note : 4/5
    Bonne introduction à Dantec
    Ce livre est "un Dantec", donc ce n'est PAS un roman policier, NI un roman de science-fiction: il est inclassable, comme tout Dantec, et comme tout Dantec, il se situe a priori par-delà les genres et les classifications.
    Ayant lu tous les autres romans de Dantec -sauf La Sirène Rouge- avant Les Racines du Mal, je l'ai trouvé moins vaste et moins complexe que tous les autres, mais néanmoins intéressant.
    On trouve déjà des thèmes qui reviendront plus approfondis dans tous ses romans suivants: l'aliénation de l'homme, coupé de ses racines spirituelles depuis la fin de XVIIIe; la shoah; les cimetières de voitures, l'apocalypse des balkans comme mort certifiée de l'Europe; les cosmodromes; les dernières recherches scientifiques; le crime absolu; les séphirot...
    L'histoire de la Schizophrénie de Schaltzmann et celle des tueuers en série qui suit ne doivent pas être prises pour un mauvais exemple de roman policier, mais pour une structure qui sert à exposer les thèmes chers à Dantec.
    Ceux qui pestent contre ce roman, le qualifiant d'histoire de serial killers ratée ou de polar raté, n'ont qu'à épuiser tous les auteurs de policiers et de thrillers standard qui saturent le marché (des meilleurs Andrea Camilleri, Donna Leon, Henning Mankel, et Manuel Vázquez Montalbán, jusqu'aux plus banals, comme Dan Brown ou Michael Crichton), car visiblement ils n'ont rien compris à Dantec.
    Dantec n'a pas besoin de raconter une bonne histoire policière, de la même façon que DUNE ne raconte pas une bonne histoire de nomades du désert. Dans tous les romans de Dantec, ce sont "ses rhizomes" qui envahissent le lecteur attentif, surpassant "l'intrigue" ou "le dénouement" et laissant une empreinte indélébile.
    En conclusion:
    Si vous avez lu et apprécié du Dantec auparavant, nul doute que vous apprécierez Les Racines du mal, mais peut-être moins que Villa Vortex et Cosmos Incorporated/Grande Jonction.
    Si vous n'avez jamais lu du Dantec auparavant, ce livre peut être une bonne introduction à ses autres ouvrages, dont la lecture me semble indispensable, notamment les trois cités ci-dessus.
    Si vous ne cherchez qu'une histoire policière typiquement banale, vous allez être très probablement déçu par l'originalité et la compléxité de Dantec, même aux Racines du mal, qui est plus simple que les suivants.

    2007-01-28Note : 2/5
    Polar métaphysique verbeux
    "Les racines du mal", polar cyberpunk à la française qui a fait la réputation de son auteur comme "les particules élémentaires" ont pu le faire pour Houellebecq (à une échelle plus large et en suscitant davantage de polémiques, soit) s'avère finalement assez décevant. Le ton du polar est respecté (langage cru, direct, souvent argotique), le côté cyberpunk assumé (IA, "neuromatrice", etc.)... bien qu'il apporte peu au roman.
    Qui commence pourtant par cent pages très réussies, denses, corrosives qui laissent augurer d'une suite de la même envergure. Malheureusement, il faut vite déchanter. Dantec délaye trop son intrigue sans y ajouter de véritable profondeur -un peu à la manière de Maxime Chattam, pour prendre un autre auteur français de polars à succès. Comme dans l'"âme du mal", Dantec s'appuie passablement sur un fond de théologie sectaire en y ajoutant une dimension planétaire actuelle (sans dévoiler l'intrigue, le roman -qui a été écrit en 1995- culmine lors de la célébration de l'an 2000), autant d'ingrédients "dans le vent" qui ont certainement participé au succès du livre.
    Il est vrai que cette dernière partie rehausse l'intérêt du livre, mais ne suffit pas à mon avis à justifier les 500 pages qui l'ont précédée. Il y a chez Dantec un penchant plutôt rebutant à faire dans la longueur, dans l'étalage - penchant qui s'aggrave encore dans ses romans ultérieurs. Pour ma part, j'aurais aimé quelque chose de plus ramassé, de plus concentré, de plus dense. D'autant que, contrairement à ce que j'en avais lu, l'originalité de l'histoire est plutôt mince et peine à justifier un tel "déballage".
    Une déception, donc.




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