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Fiche livre | | |
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| L'étranger De Albert Camus Editeur : Gallimard Parution le : 2 Novembre 1982
« Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français... » |
Commentaires Amazon| 2008-07-15 | Note : 4/5 | Premier contact avec Camus
"Aujourd'hui maman est morte" ....
"Aujourd'hui...maman est morte ..."Pouvez-vous seulement imaginer cette phrase ? voici donc les premiers mots du livre mythique d'Albert Camus : l'Etranger, le premier de la trilogie de l'Absurde dont l'auteur poursuivra l'oeuvre avec le mythe de Sisyphe et Caligula...
Qu'est ce que l'étranger ? l'histoire narrée de manière monocorde, un peu comme un monologue finalement, la vie donc du jeune Meursault, Algérien durant l' occupation française, jouet des circonstances, étranger aux conventions et parfois même à lui-même...
C'est l'histoire d'un révolté qui contre les convenances les plus ...absurdes de la société a décidé d'être lui-même, une herbe tortueuse et solitaire, un paria qui sera condamné à mort....
Roman sélectionné dans les "1001 livres qu'il faut avoir lu dans sa vie" de Jean d'Ormesson et collectif dont j'avais déjà fais un article, l'étranger est sans conteste un livre d'une sombre philosophie qui démarre très lentement et qui nous transporte à la dernière ligne avec stupéfaction en se disant ..ben merde alors, qu'est ce qui s'est passé ? ...
J'ai choisi l'édition folio dans un cartonnage argenté contenant une petite biographie de Camus, une manière sympathique d'approcher l'auteur que je ne connaissais que d'ouïe dire sans jamais l'avoir lu et peut-être un jour prendre ses oeuvres dans une collection plus prestigieuse comme la pléiade...
| | 2008-06-27 | Note : 2/5 | Ne comprends pas un TEL succès j'ai bien aimé la narration propre à cet homme "à côté de la plaque", plutôt insensible aux choses auxquelles il "faut" être sensible. Il est un peu dérangeant. Cependant, de là à en faire une Suvre littéraire... quelque chose semble m'échapper.
Alors à ma façon je serai Mr Mersault, et contre l'avis général, je ne congratulerai pas ce livre.
| | 2008-06-23 | Note : 1/5 | LA DICTATURE DE L'INTELLIGENCIA Voilà un roman qui passe du statut de chef d'oeuvre incontournable de la littérature (française), à celui de livre bannis de nos écoles et de nos classes, exemple mondial reconnu de "diversité". Littérature française uniquement, parce qu'à part THE CURE, je ne suis pas sûr que la terre entière soit admirative de cette "nouvelle", de ce fait divers sordide, qui relève plus de la psychiatrie que de l'art. C'est assez simple à expliquer en ces temps de politiquement correct, et "d'attention-à-ce -que-je-dis", mais on s'interroge quand même sur le caractère sacralisé de ce livre, ni bien, ni mal écrit, totalement in-interessant, que tous les lycéens de France ont du avaler, alors qu'il s'agissait quand même déjà 30 ans en arrière d'un acte qu'on peut sans doute qualifier de raciste, ou plus simplement de meurtre gratuit. Quant à savoir si c'est le soleil, la chaleur, la lame, qui ont fait basculer ce garçon dans l'horreur, tout le monde s'en tape. Mais l'intelligencia qui pense pour nous avait déjà décidé que ce livre ferait partie de nos bases culturelles. Bizarre quand même qu'il ait fallu tant de temps pour qu'on s'interroge non plus sur le motif, mais sur la victime.... Y'en a un autre du même niveau de terrorisme intellectuel, ami personnel des plus "grands hommes" de l'ex-empire rouge qui a écrit un livre qui le résume assez bien, lui et tous les "comiques" du même tonneau que celui-ci, qui stigmatise le sentiment que l'on a de tous ces intellos avec le recul : "LA NAUSEE".
| | 2008-04-16 | Note : 5/5 | Laisse à réflechir Une réflexion forte sur l'homme, la condition humaine, il y a dans livre une atmosphère pesante, quelque chose qui ne vous lâche plus jusqu'à la fin, on vient presque à envier Meursault, son détachement, c'est très poignant. Le style de narration est très particulier, les amateurs de littérature classique, vous serez un peu dérouté en début de lecture... Le contraste est perturbant entre la densité "philosophique" de cette oeuvre et son écrit.
Essentiel, à lire.
| | 2008-01-11 | Note : 5/5 | C'est à cause du soleil ... Pourquoi avoir « mis de côté » ce si beau petit ouvrage ?
Mais oui, je sais : à cause de la qualité de philosophe de A. Camus, je craignais des idées hermétiques, trop élevées, qui me laisseraient peut-être larguée ... foin de tout ça !
Voilà un super roman avec des techniques littéraires, donc qui me laissent « dans le coup », par exemple je m'aperçois à la fin du roman que nous ne connaissons pas le prénom du héros, ce qui permet à l'auteur de nous tenir éloigné, pour conserver cette étrangeté ! (Alors que nous rencontrons Marie, Raymond)
« L'étranger », Meursault vit à l'étranger c'est vrai, mais il est surtout étranger à lui-même, à la société, « il ne joue pas le jeu » dit Camus lui-même en parlant de son héros. J'observe alors que le criminel n' est que Mersault sans prénom, et la victime n'est que l'arabe, sans autre identité.
La simplicité est portée au pinacle, avec l'emploi du passé composé emprunté au langage parlé, mais aussi le vocabulaire et peut-être même la syntaxe.
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