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L'Insoutenable légèreté de l'être
De Milan Kundera
Editeur : Gallimard
Parution le : 22 Avril 1987

Plus que les autres romans de Kundera, celui-ci est un roman d'amour. Tereza est jalouse. Sa jalousie, domptée le jour, se réveille la nuit, déguisée en rêves qui sont en fait des poèmes sur la mort. Sur son long chemin, la jeune femme est accompagnée de son mari, Tomas, mi-don Juan, mi-Tristan, déchiré entre son amour pour elle et ses tentations libertines insurmontables.
Le destin de Sabina, une des maîtresses de Tomas, étend le tissu du roman au monde entier. Intelligente, asentimentale, elle quitte Franz, son grand amour genevois, et court après sa liberté, d'Europe en Amérique, pour ne trouver à la fin que «l'insoutenable légèreté de l'être».
En effet, quelle qualité - de la gravité ou de la légèreté - correspond le mieux à la condition humaine ? Et où s'arrête le sérieux pour céder la place au frivole, et réciproquement ? Avec son art du paradoxe, Kundera pose ces questions à travers un texte composé à partir de quelques données simples mais qui s'enrichissent constamment de nouvelles nuances, dans un jeu de variations où s'unissent récit, rêve et réflexion, prose et poésie, histoire récente et ancienne. Jamais, peut-être, chez Kundera, la gravité et la désinvolture n'ont été unies comme dans ce texte. La mort elle- même a ici un visage double : celui d'une douce tristesse onirique et celui d'une cruelle farce noire.
Car ce roman est aussi une méditation sur la mort : celle des individus mais, en outre, celle, possible, de notre vieille Europe.


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2008-08-21Note : 5/5
"La beauté est un monde trahi"
Récit de la souffrance qu'engendre la pureté ou même simplement le désir de la pureté. Exploration de l'amour, entre désir physique et attachement plus difficile à cerner : "L'amour ne se manifeste pas par le désir de faire l'amour (ce désir s'applique à une innombrable multitude de femmes) mais par le désir du sommeil partagé (ce désir-là ne concerne qu'une seule femme)".

Kundera nous raconte ainsi la relation de Tomas, qui, dans sa légèreté, cherche "le millionième de dissemblable dans chaque femme", ce que chacune d'elle a "d'inimaginable", et Tereza, prisonnière de sa quête de la pureté. Le tout autour du Printemps de Prague.

L'insoutenable légèreté évoque un croisement entre Nietzsche et Zweig : texte ciselé, capacité à faire d'un rien une histoire, sens de l'observation et de la formule, traitement avec un détachement brillant et parfois caustique, mais toujours avec légèreté. Mon premier Kundera, et certainement pas mon dernier.

2008-04-14Note : 2/5
Une légèreté bien pesante
Je peux comprendre que l'invasion russe à Prague en 1968 à bien marqué l'auteur. La tristesse vous envahit peu après le début de la lecture. Pour le reste, je dois dire que sur les 300 premières pages (je n'ai pas été plus loin) il ne se passe pas grand-chose. Par contre, la légèreté du style est bien pesante. Il y a beaucoup de moments d'introspection, fourrés de la philosophie faite maison, autour des faits pour une bonne partie insignifiants (exemple : un mari qui trompe sa femme), le tout étant découpé en petits morceaux.

2007-02-02Note : 3/5
pourquoi ce titre?
Ce livre est un ovni de la littérature: bon nombre d'étudiants ont planché sur le contenu, le pourquoi du titre, l'aspect psychanalytique et psychologique des personnages....bref, il faut le lire plusieurs fois je pense pour espérer comprendre une partie, et quand bien même après une énième lecture, je ne suis pas sûre que le lecteur aura décelé toutes les pistes de compréhension....
Non, dire que cette oeuvre est un chef d'oeuvre serait exagéré à mon sens, mais il est indispensable de le lire pour plusieurs raisons: car, d'une part, ayant lu plusieurs Kundera, je pense que c'est le meilleur et le plus profond, d'autre part, pour l'aspect historique du contenu (la révolution de PRAGUE), et enfin parce que les personnages, aussi compliqués sont-ils, nous permettent d'être légers (!!!)
oui, je pense que la légèreté de l'être est insoutenable car nous avons aussi besoin de profondeur pour exister...à mediter, chers lecteurs!!

2006-09-18Note : 5/5
LE chef d'oeuvre de Kundera
C'est son chef d'oeuvre.
L'aboutissement de tous ses précédents romans.
A recommander également le film [...] et qui est une parfaite adaptation du roman.
Une roman sur l'homme et la femme et la compléxité des sentiments qui peut lier l'un à l'autre.


2005-08-24Note : 3/5
Début du déclin
Kundera signe ici un livre qui amorce la fin de sa période géniale. L'insoutenable légèreté de l'être est une oeuvre aboutie mais déjà on sent que la créativité s'épuise et qu'il commence à ressasser les mêmes thèmes. A lire si c'est une entrée dans son univers, à éviter si on a lu ses précédents romans.

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