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Fiche livre | | |
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 | Ça, c'est un baiser De Philippe Djian Editeur : Gallimard Parution le : 31 Mai 2002
Ce roman réunit au début tous les clichés du polar. De nos jours, dans une grande ville plutôt glauque et violente, « malade de ses cracks boursiers, de ses délocalisations sauvages, des affrontements sociaux et ethniques qui la harcèlent, des guérilleras urbaines qui se multiplient… », un homme et une femme mènent une enquête autour du meurtre de Jennifer Brennen.
L'homme, Nathan (40 ans), est un flic ordinaire marié à Chris. Il est en pleine déprime. Sa femme vient de le quitter pour rejoindre la maison communautaire de Wolf (professeur d'économie politique à Berlin) et de ses amis, tous des militants anti-mondialistes très actifs, branchés sexe et bio. Wolf, homosexuel notoire, est donc l'amant de Chris. Cependant, Nathan installe chez lui Paula Consuelo-Acari (28 ans), un top-model très en vue qu'il s'abstient de « baiser » car sa libido le porte toujours vers sa femme Chris.
Marie-Jo, la coéquipière de Nathan, 32 ans, est une grosse fille aux yeux verts, qui se bourre d'amphétamines et qui pèse autour de 90 à 100 kilos. Elle partage son existence avec Franck, écrivain et professeur de « creative writing » à l'université. Au retour de ses longues courses à pied, Marie-Jo se laisse prendre violemment par Ramon, un petit mâle de vingt-cinq ans son voisin d'en dessous qui couche également avec Franck son mari. Nathan et Marie-Jo couchent aussi régulièrement ensemble au cours de l'enquête qu'ils poursuivent. A l'issue de leurs investigations, on comprend que la victime Jennifer Brennen, retrouvée étranglée, les dents fracassées, adhérait à la mouvance anti-mondialiste afin de se venger de son père, un redoutable homme d'affaire maffieux et criminel. Brennen le père sera d'ailleurs liquidé à la fin du roman par Nathan. Pour vivre, Jennifer déguisée en infirmière faisait la pute dans un hôpital. Elle a également joué dans quelques films pornos amateurs. Nathan et Marie-Jo sont sans cesse rattrapés par leurs problèmes psychologiques, sentimentaux, sexuels et professionnels. L'imbroglio est complet.
Après avoir investi le roman porno (Vers chez les Blancs), Djian s'introduit cette fois dans l'univers du polar, ou plus exactement feint de s'y introduire. Dans les plis du récit, qui est plus qu'un pur exercice de style, il propose toutes sortes de digressions, de notations, de variantes comme la démonstration de sa liberté face à tous les genres. Il néglige les figures imposées au polar car l'enquête n'aboutira jamais. Certes le paysage est délétère et violent, les relations entre les êtres sont distendues, crapuleuses, perverses et sadiques et il n'y a donc ni fin, ni conclusion, ni morale. | Littérature
Commentaires Amazon| 2008-11-05 | Note : 5/5 | ça, c'est un vrai bouquin Je commente rarement ce que je lis mais vue la divergence des avis sur cette oeuvre j'avais envie d'apporter ma modeste contribution.
On a bien heureusement le droit d'aimer ou ne pas aimer et je vois que ce roman ne laisse pas indifférent.
La seule chose que je veux dire c'est qu'on ne peut pas écrire que ce roman est baclé et confus et que l'écriture est trop "parlé". On peut le faire mais on se trompe.
Ce roman fonctionne comme nos structures mentales (souvent confuses non?), sans cesse animées par mille choses: pulsions, rages, désirs, intelligence, fébrilité, clairvoyance, violence, tendresse, amour, détresse, connerie, bétise...
P Djian répond à ce que j'attends de l'écriture. Il écrit avec ses tripes mais aussi une sensiblité bouleversante. Il associe les pulsions à la réflexion et ça peu d'écrivains y parviennent. J'ai tour à tour envie de rire puis de chialer quand je le lis, de boire ou de fumer, d'écrire ou de ronfler...
J'ai l'impression que Djian aime les auteurs américains et ça se sent. D'ailleurs il prend bien soin d'être très discret pour parler du lieu où se détoule cette histoire. Imaginez là en France, elle n'aurait pas la même saveur.
Pour moi, Djian écrit quelque part entre la France et les US, entre Rio et Moscou quelques part où lui seul sait nous emmener. Merci Monsieur. Merci vraiment.
| | 2007-09-16 | Note : 4/5 | Du Djian comme on aime Je n'ai pas lâché ce livre. J'aime toujours le style toujours aussi droit et franc de Djian, avec ces petits bouts de phrase qui vous surprennent, bien qu'un peu crû parfois.
Je ne mets que 4 étoiles car un peu déçue par la fin, mais j'ai passé un très bon moment avec ce livre.
| | 2004-09-12 | Note : 4/5 | ça, c'est un bon Djian Bon je vais pas vous le cacher : j'aime Djian. Mais, on peut dire que ce roman là est un bon Djian (ça faisait longtemps ..!). ici on plonge en plein apocalypse. Tout BRULE. Aors à quoi bon vivre ?
Djian retrouve un style qu'il avait perdu, un sens du rythme et de la sobriété, et une puissance qui vous étouffe à chaque mot.
Je pense qu'on peut commencer à lire Djian par ce livre fantastique (même si ces premiers romans sont les meilleurs : n'hésitez pas à lire 37,2, vous serez surpris, et Bleu comme l'enfer ...).
| | 2002-08-14 | Note : 1/5 | Plus jamais Djian ! Je n'avais jamais lu Djian auparavant, et je ne relirai sans doute jamais ! Le style "parlé" de son écriture m'a semblé confus, de même que les divagations et états d'âme de ses personnages. Quant à la vulgarité et l'inconsistance des "héros", il s'agit certes d'une affaire de goût, mais ils n'étaient en aucun cas du mien. Bref, un roman "brouillon" dont je n'ai personnellement rien retiré.
| | 2002-08-14 | Note : 1/5 | "ça", ce serait plutôt une claque ! Ça ressemble à une longue (car c?est long !) rédaction scolaire qui égrène un ramassis de clichés tout droit sortis des séries télévisées pseudo-policières et de leur psychologie de bazar. En tout cas, "ça" ne vaut sûrement pas la moyenne !
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