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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Se perdre De Annie Ernaux Editeur : Gallimard Parution le : 7 Février 2001
Une autre version de la passion de l'auteur pour un étranger originaire des pays de l'Est et qu'elle avait déjà dépeinte dans«Passion simple». |
Commentaires Amazon| 2005-10-24 | Note : 4/5 | L'amant russe Dix ans après "Passion simple", Annie Ernaux revient sur cette histoire en publiant son journal de l'époque, de 88 à 89, durée où elle a perdu corps et tête pour un diplomate russe, âgé de trente-cinq ans, blond aux yeux verts, marié. De lui, on apprend vite qu'il aime les belles voitures de vitesse, les vêtements de marque, la boisson (vodka et whisky) et "paraître". Cet homme porte des slips hideux et fait l'amour en gardant ses chaussettes ! Cet homme aussi laisse lambiner Annie pendant des jours, puis des semaines, sans donner un coup de fil. Pourtant Annie a cet homme dans la peau, au point de perdre la tête, l'envie de vivre sans lui, le besoin d'écrire. Pendant cette période, elle n'a écrit que son journal. Lorsque l'amant quitte la France, elle pourra expurger sa douleur, son manque et le désir frelaté en écrivant donc "Passion simple", court roman percutant qui met à nu le désir d'une femme et la relation charnelle, passionnelle entre elle et son amant...Bref, "Se perdre" parle au présent, on y croit encore, même si l'histoire remonte à dix ans. L'Annie de quarante-huit ans est transparente dans son attente, son déchirement, son manque et son envie de Lui. Elle expose son désir de femme pour un homme plus jeune, l'expliquant par une envie de revivre des événements antérieurs (fin des années 50 et début 60). Plus que ça. Ce texte est criant, sans fard. Il dit la voracité, le besoin, la folie, la jalousie, la solitude. C'est gênant par moments combien cette femme brillante et intelligente peut s'abaisser à une telle désolation pour un homme qui la mérite à peine. Mais c'est une femme amoureuse, le désir a toujours fait partie de sa vie, explique-t-elle, quitte à la perdre ! Alors il faut lire ce journal d'une amoureuse exaltée, parfois rejetée, négligée. Si l'on est contre l'idée du voyeurisme ou opposée à l'auto-fiction, passez votre chemin... Sinon, en lisant pareille histoire, j'inclus Annie E. parmi les plus grandes amoureuses de l'histoire littéraire. Et j'ai aussi beaucoup aimé sa comparaison, vers la fin, avec Simone de Beauvoir et "Les mandarins".
| | 2001-12-26 | Note : 4/5 | De "passion simple" à passion vraie. Annie Ernaux, l'auteur du livre, peut très vite devenir une amie. Pourquoi? Parce qu'elle sait se livrer comme elle est, de la manière dont on aimerait tous et toutes pouvoir se dévoiler. Elle écrit son journal depuis ses 16 ans, et là, elle nous en livre un passage, court, certes, mais tellement intense. Qu'importe les mauvaises critiques lui reprochant un manque de pudeur, après tout, vous n'êtes pas obliger de le lire. S'il on décide de lire un "journal" c'est pour mieux connaitre son auteur. Voilà pour le premier point. Deuxième point, sujet du livre, "la passion", après " passion simple" , où, en quelques pages, on prend conscience de l'ampleur d'une passion et des dégats qu'elle occasionne, on réalise, par le biais de "Se perdre", qu'effectivement, une passion est forcement destructrice, et incontrolable. Tout en n'ayant conscience de son erreur, le sujet de la passion n'a d'yeux que pour son objet, comment dans ce cas ne pas craindre de rencontrer notre propre "S"?...
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