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Fiche livre | | |
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 | La comédie des menteurs De David Ellis Editeur : Editions Gallimard Parution le : 15 Avril 2007
Sélection Rue des Livres
La comédie des menteurs est un thriller haletant et original. Le récit dévoile une machination terroriste déjouée par une équipe du FBI, mais l’opération est décrite de façon inversée : le livre commence en juin et finit en mars de la même année. Le récit s’ouvre par le succès d’une opération contre-terroriste menée par le FBI et qui aboutit à l’arrestation du numéro 2 d’un important réseau terroriste islamiste. Au cours de cette opération, un moudjahidin pisté par les Américains depuis son départ des USA est tué. Parallèlement, nous suivons l’affaire d’Allison, écrivain célèbre accusée d’avoir assassiné son amant, un « lobbyiste » de Washington. Alors que le jugement doit être rendu, on retrouve le corps inanimé de l’écrivain. Tout le monde conclue au suicide. À moins que…
Comme avec des poupées russes, Ellis empile avec ruse deux pistes différentes : la corruption politique et le terrorisme international, et manipule le lecteur de bout en bout, jusqu’à la résolution finale qui laisse totalement bouche bée. | Policier et SuspenseCollection : Série noire
Commentaires Amazon| 2008-03-26 | Note : 5/5 | Machiavélique et totalement bluffant! Avec ce roman, David Ellis a réussi à la fois un exercice de style difficile et original auquel peu d' autres auteurs se sont confrontés, raconter une histoire à l' envers, en partant du dénouement pour remonter peu à peu vers le commencement tout en essayant de ménager les mêmes surprises et le même suspense qu' un thriller à la construction "normale", et à la fois un véritable exploit car le résultat est brillant, époustouflant, et on peut être sûr que son roman fera date!
Avec une remarquable fluidité, il embarque son lecteur dans une intrigue diabolique et captivante, semblable aux rouages d' un mouvement d' horlogerie qui tournerait dans le sens inverse, mais dont chaque pièce s' emboîterait parfaitement.
On pourrait craindre que la lecture en devienne trop ardue et pourtant le lecteur, après une bonne centaine de pages de mise en condition, se prend au jeu, s' attache aux personnages, et dès lors se fait bringuebaler entre fausses pistes, rebondissements multiples, révélations inattendues et retournements de situation imprévisibles sans pouvoir lâcher le livre tellement le rythme est haletant.
"La Comédie des menteurs" est vraiment un indispensable pour tout amateur de polars, et ravira autant les amateurs de suspense que les fans d' énigmes et de mystères qui se régaleront de se faire mener par le bout du nez jusqu' à la dernière page.
Déjà un classique du genre, à découvrir absolument!
| | 2008-03-16 | Note : 4/5 | il faut souffrir un peu pour en profiter L'originalité de l'histoire est qu'elle est racontée à l'envers! Ce n'est vraiment pas facile à écrire. Il ne s'agit pas seulement d'écrire un livre et de présenter les chapitres à l'envers. Il faut distiller des détails sans déflorer le début. J'ai eu un peu de mal à le lire. C'est un peu répétitif et froid. Il n'y a pas d'action du tout. J'ai persisté parce que je voulais vraiment savoir comment l'auteur allait s'en tirer. C'est vrai qu'il y a plusieurs fausses pistes. Et puis la réalité se dévoile. On n'est pas complètement surpris. Au total j'ai aimé l'originalité mais j'ai été un peu déçu par le rythme et la surprise de la fin.
| | 2007-05-08 | Note : 3/5 | DAVID ELLIS Dure dure avant d'avoir assez d'infos pour savoir où l'on va, qui fait quoi, etc. Déstabilisant, c?est certain. Je pense que les gens qui sont habitués à lâcher un roman quand le début ne leur plait pas risque de passer à coté de celui-ci également. Jarod par exemple, qui ne prendra certainement pas la peine d'aller au delà et je peux le comprendre ...
Nous avons tous besoin d?être rassuré par la structure d?un livre, pour nous immerger dans ce monde que l?on veut nous faire découvrir. Nous avons tous besoin de nous retrouver en terrain connu, d?une certaine mise en place des personnages pour nous familiariser avec. Et forcé de constater que David Ellis ne choisit pas la facilité en commençant son récit par ? la fin ! Un paquet de monde risque de s?y casser les dents, seront-ils assez patient pour attendre de passer le cap des 80 pages pour voir se dessiner une histoire diabolique ?! Ce n?est pas certain ?
Cela faisait un bail que je ne m?étais pas forcé à tourner les pages d?un livre. Oui, l?histoire devient intéressante au bout de la centaine de pages mais il est vraiment difficile de garder un ?il lucide sur l?histoire alors qu?il faut également gérer la construction à rebours.
Ce n?est pas impossible, c?est juste difficile. Cela exige de la part du lecteur une forte ténacité, une attention toute particulière, une concentration.
Mais personnellement, ça m?ennuie et c?est dommage. Mais comme c?est un pur exercice de style, c?est un livre à ne pas rater. C?est le paradoxe du roman. La forme prend le pas sur le fond. La construction devient le centre des attentions, c?est de cela que l?on va parler en premier quand on va conseiller le livre. (Un peu comme le roman de James Ellroy, American Tabloid, avec sa narration particulière.) Parce que en règle général, une histoire à suspense, commence par le bas de la pyramide, avec son lot d?informations qui nous mène à la pointe de cette pyramide, au paroxysme de cette ascension.
Alors qu?ici, l?auteur raconte la fin et crée la surprise en dévoilant le pourquoi du comment. Mais pour le lecteur, il s?agit de s?identifier à des personnages qui raisonnent à l?envers, comme l?histoire. Et si les personnages raisonnent à l?envers, le lecteur aussi, et ce n?est pas l?exercice de plus évident, même pour un lecteur averti.
En fait, il faut désapprendre à lire pour parvenir à tourner les pages, et à prendre le plis : le chapitre qui va suivre va me dire comment a commencé celui que je viens de terminer. Cela devient véritablement passionnant dans les derniers chapitres, cela valait le coup d?attendre mais j?ai trouvé le livre assez éprouvant à lire.
C?est important dans un roman de privilégier aussi bien la forme que le fond mais quand la forme prend le pas sur le fond, elle empiète forcément sur l?histoire.
C?est une situation inédite pour moi que d?être désappointé plus par la construction que par l?histoire. C?est ce qui me sort régulièrement de ma lecture. J?ai du mal à éprouver une quelconque sympathie, un quelconque intérêt pour ces personnages qui vivent leurs vies de romans à l?envers ? Je garde une certaine froideur, une distance face aux destins de ces êtes de papiers. La forme prend le pas sur l?émotion. Au final, la Comédie des Menteurs est selon moi un livre passionnant mais qui me laisse froid. Un livre plus mathématique et scientifique que littéraire en fait, un paradoxe.
Donc à conseiller à ceux qui n?ont pas froid aux yeux, qui aiment l?originalité de cet exercice de style et qui ne se décourage pas facilement.
Ce qui est rigolo, c'est que pour les livres que j'ai lu après, il m'a fallut repasser en mode "lecture normale", c'est étrange comme sensation. Ça veut dire que Ellis est parvenu à faire prendre le pli à son lecteur. C'est comme passer sa journée avec des anglo-saxons, à raconter des bêtises en anglais et puis à rentrer le soir, et à se remettre à parler en français. Y a juste à cliquer sur un interrupteur pour repasser en mode normale !
À noter que la traduction du titre serait plus "En Compagnie des Menteurs".
Fredo ;)
| | 2007-04-21 | Note : 5/5 | Original, brillant et intelligemment construit ! La Comédie des menteurs est un polar marquant, par sa construction audacieuse avant tout. Dans cette histoire racontée à l'envers, chaque chapitre éclaire d'un jour nouveau le chapitre précédent. Les rebondissements se multiplient jusqu'à la fin (ou jusque au début, au choix...), les masques tombent (ce livre ne s'appelle pas La Comédie des Menteurs pour rien !) et dans les toutes dernières pages, David Ellis offre au lecteur coup de théâtre sur coup de théâtre. Le roman reste tout du long crédible, ce qui est loin d'être le cas d'habitude quand un auteur multiplie les retournements de situation à outrance. Là, une fois que les dernières pièces du puzzle s'emboitent et révèlent le véritable point de départ de l'intrigue, l'histoire prend toute sa cohérence. Entre temps, l'auteur nous aura fait découvrir les coulisses d'une enquête du FBI et du procès d'une auteur de polar soupçonnée d'avoir assassiné son amant, le tout sur fond de lutte contre un complot terroriste d'envergure internationale... Passionnant !
Au final, on ne peut qu'être admiratif devant l'art dont l'auteur a su faire preuve pour concocter cette intrigue, pour manipuler à ce point le lecteur mais aussi pour faire en sorte qu'on ne soit jamais perdu. Cette lecture demande un minimum de concentration et d'investissement, mais David Ellis a vraiment tout fait pour que son lecteur ne soit pas trop désorienté en découvrant cette histoire à rebours.
Espérons que les autres romans de David Ellis (La Comédie des menteurs est en fait son quatrième livre) aient à leur tour l'honneur d'une traduction française !
| | 2007-04-16 | Note : 5/5 | Un grand polar unique Pourquoi unique ? De par sa narration même. Le livre commence par la fin, et au fil des chapitres l'on remonte l'histoire, quelques heures plus tôt, la veille, etc... La démarche est prodigieuse car cette remontée progressive dans le passé et dans l'intrigue nous scotche sans cesse, balayant nos certitudes, nos impressions, et plus fort encore, elle brise continuellement notre habitude de lecture plus ou moins linéaire. A ne manquer sous aucun prétexte !
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