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Le portrait
De Pierre Assouline
Editeur : Editions Gallimard
Parution le : 15 Septembre 2007

Et si un tableau pouvait parler ? Dire tout ce qu'il voit et tout ce qu'il entend, partout où il est accroché ? Le portrait de la baronne Betty de Rothschild, peint par Ingres en 1818, raconte, à travers ce roman surprenant, un siècle et demi des fastes et des tourments de sa famille, l'une des dynasties financières les plus légendaires et secrètes d'Europe.


Pierre Assouline est journaliste et écrivain. Il est notamment l'auteur de quatre romans et de dix biographies, parmi lesquelles celles de D.-H. Kahnweiler, de Paul Durand-Ruel et du comte de Camondo. Son dernier roman, Lutetia, va être prochainement adapté au cinéma.


Commentaires Amazon

2008-08-14Note : 1/5
Voix d'outre tombe
Intéressant d'un point de vue historique sur les grandes familles de banquier.

Franchement un très mauvais Assouline. C'est dit avec regret car je lis tous les "Assoulines".



2008-03-26Note : 4/5
Une fresque historique
L'auteur nous conte l'histoire du tableau depuis sa création jusqu'à nos jours, ses lieux d'accrochages, ses voyages (parfois tourmentés) ainsi que celle du personnage Betty de Rotschild dont c'est le portrait. Le tout se déroulant sur plus de 300 ans.
L'histoire ne s'écrit pas uniquement sur de grandes pages, elle est aussi faite d'anecdotes. De la meme façon qu'Ingres a peaufiné avec précision chaque pli de la robe de la baronne, l'auteur détaille chaque pan de la saga Rotschild.
Pierre Assouline a recréé le ton de la confidence, ainsi le lecteur, comme un proche de Betty, accède à tous ses secrets.
Ce livre est l'aboutissement d'un travail d'historien, de journaliste, d'enqueteur, d'archiviste ...

2007-10-06Note : 3/5
Un récit inégal et trop souvent fade
Faire parler un portrait d'Ingres et qui plus est le plus beau des portraits d'Ingres ; quelle idée brillante ! Quand de surcroît ce portrait est celui de la baronne James de Rothschild, fondatrice de la branche française de cette grande lignée de banquiers européens, on s'attend à savourer un chef d'?uvre.
Déjà Alphonse de Lamartine, évoquant les lieux de son enfance, écrivait dans Milly ou la terre natale :
"Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?"
Il y a malheureusement sous la plume d'Assouline, bien peu de romanesque et d'envolées lyriques. Le portait de Betty de Rothschild rapporte ce qu'il voit et ce qu'il entend, mais c'est une accumulation de bavardages et de commérages mesquins.
Il y a bien peu de force d'aimer. Tout est trop souvent dépeint à travers le prisme de la jalousie, de la ranc?ur et du règlement de compte. Comme si le portrait et son modèle avaient traversé toute leur existence sous les quolibets antisémites.
Un tel parti pris fini par lasser et l'on s'ennuie parfois en tournant les pages de ce livre, où tout est décrit par le petit bout de la lorgnette. On est à mille lieues de la fresque Ingresque à laquelle nous convie la couverture. Le personnage peine à prendre de l'épaisseur, désespérément prisonnier de son cadre. Parfois le récit hésite avec le genre autobiographique, mais alors tous ces souvenirs sont effleurés de façon tellement superficielle, qu'ils demeurent confus. On est même navré de surprendre Pierre Assouline en train de faire du remplissage, avec des lieux communs puisés çà et là et des anecdotes lues ailleurs. C'est dire la myopie soudaine de l'auteur, qui tente d'évoquer une époque révolue, mais dont les lorgnons sont restés coincés dans le châle de taffetas de la baronne de Rothschild.
On preferera relire, "Le dernier des Camondo", plus sensible et mieux documenté.

2007-09-25Note : 4/5
Portrait mondain plein de mots d esprit et de persiflages
Faire parler un portrait de femme du monde de la finance et de la banque Rothschild qui rapporte les commentaires acerbes ou flatteurs que ses admirateurs ou ses critiques antisémites ou pas ont pu dire durant 150 ans sur elle et sa famille richissime est une idée lumineuse de roman. Il n empêche que les propos retenus ne sont pour la plupart que des ragots, des bons mots, des persiflages qui finissent par lasser ; même si certains sont d excellents mots d esprit.
En un siècle et demi, Madame la Baronne n a été décrochée que six petites fois des cimaises de ses appartements. Il est cependant possible que la dernière fois, elle ait été exposée au Louvre parce qu elle était plus un tableau du grand peintre Ingres qu une Rothschild née Rothschild.

Le roman est plaisant, plein de belles formules épatantes qu il est possible de reprendre pour vous-même au cours d une conversation de salon. Reste que "l idéal de la conversation est parfois de parvenir à se taire" ( page 160).

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