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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Août De Sophie Lasserre Editeur : Editions Gallimard Parution le : 9 Mars 2006
Sélection Rue des Livres
" - Les couples. Les couples et tous les ennuis qui vont avec. Quand tu es mariée et que tu as des enfants, tu ne peux plus partir. Il faut supporter. Rester. Tu sais le pire ? C'est de ne jamais pouvoir partir, de ne jamais pouvoir franchir le seuil de cette porte, de cette maison. C'est ça le couple, une impossibilité à être, tout simplement, à vivre. - Je ne sais pas. C'est terrible ce que tu dis... - Il faut rester. Et vivre avec l'habitude. Ce n'est pas bien l'habitude, c'est ce qui détruit. Ça détruit tout. Et ça amène l'ennui. Le pire c'est l'ennui de l'autre. Mais ça, on ne peut rien y faire. C'est toujours comme ça. L'ennui vient toujours et c'est inévitable, on ne peut rien contre. " | [Poche]LittératureCollection : L'arpenteur
Commentaires Amazon| 2007-08-26 | Note : 4/5 | Ce n'est pas un livre sur l'adultère Je ne suis pas d'accord avec le précédent commentaire. Ici, il ne s'agit pas d'un roman qui se veut de parler uniquement de l'adultère mais plutôt sur l'enfermement d'une femme qui va l'amener et la perdre à sa propre folie. Le sujet est là, une femme qui subit sa vie, femme qui ne sait fuir, et subit l'adultère non seulement comme une souffrance mais aussi comme une jouissance. On pourrait très bien parler de masochisme. Le sujet n'est pas traité de façon habituelle, c'est ici le portrait clinique d'une femme, Charlotte, qui laisse les amants faire et qui en retire douleur mais paradoxalement jouissance également. Aux confins de la folie...
| | 2007-02-06 | Note : 2/5 | Déjà lu Ce n'est pas le roman du siècle. On commence à avoir fait le tour de l'adultère, et les différentes facons d'y réagir lorsque l'on est la femme trompée. Dans la cas de l'héroïne de ce roman, elle se tait, vit avec et forcément ne l'assume pas bien ! comment pourrait il en être autrement ? Je n'ai pas été surprise, je n'ai même pas réussi à m'imprégner de cette chaleur du mois d'aout.
| | 2006-05-27 | Note : 5/5 | Etouffant mois d'août J'ai eu un vrai coup de coeur pour ce livre, court, trop court (88 pages) mais dense et prenant, bien qu'il soit écrit dans un style minimaliste (mais pas simpliste) et épuré. Ce livre, c'est un sentiment rapide d'étouffement. Celui de la chaleur écrasante du mois d'août dans cette maison de pierre à la campagne, celui de l'ennui de Charlotte, cette mère de famille qui n'arrive plus à rien : elle n'arrive plus à écrire, ni à dormir, ni à aimer ses enfants, les deux jeunes garçons qui profitent eux, des joies du plein air, ni celui qu'elle porte et qu'elle ne souhaite pas garder, ni son mari Jacques et surtout ce qu'il représente : l'incursion du dehors, de l'extérieur dans sa vie. Bref une descente lente mais sûre dans la dépression. Un aimant pourtant attire Charlotte, celui de la douleur - gardée secrète - ou de la résignation lorsque qu'elle est témoin de l'adultère entre son mari et Jeanne, la femme d'un couple d'amis venus passer quelques jours chez eux. Jacques et Jeanne sont amants depuis toujours, et Charlotte s'y brûle. Elle les observe. Se tait. En jouit. C'est un bien curieux roman dont on ne peut se détacher avant la fin, de ceux dont on veut changer le cours sans bien sûr le pouvoir, de ceux qui vous marquent pour longtemps, parce qu'ils sont dérangeants.
| | 2006-05-03 | Note : 5/5 | A réserver pour votre été ! Dans une maison de pierre, isolée de l'extérieur, coupée du moindre bruit, mis à part le chant des cigales, Charlotte s'ennuie. Il fait trop chaud, elle n'arrive pas à dormir la nuit, ses enfants l'encombrent et elle ne parvient plus à aligner le moindre mot. Son mari Jacques travaille, tente de lui adoucir son quotiden, la pousse à sortir, en vain. Charlotte lui reproche de l'envahir, de ramener avec lui le roulement de l'extérieur. Tout l'oppresse, même ce troisième enfant qui pousse dans son ventre. Elle n'en peut plus, elle veut partir, mais elle ne peut pas.
Ce premier roman de Sophie Lasserre a l'effet d'un rouleau compresseur. Archi minimaliste et intimiste, très court (seulement 88 pages), placé dans un huis clos étouffant, accentué par l'impression caniculaire de ce mois d'Août, ce roman percute et écorche. Il est écrit dans un style dépouillé, économe et direct en plein coeur. Il dépeint la dérive d'une femme de trente-six ans, mariée et lassée, mère par dépit, déçue par la maternité, le mariage, etc. Et enchaînée à sa vie, consciente de ne pouvoir tout quitter, pour cause de bienséance. L'habitude la tue, l'ennui la consumme et la trahison, fatalement, la détruit. A petits feux, cette histoire nous brûle et nous emporte. L'orage va gronder, mais quelle issue ?.. Absolument envoûtant, terrible et irréversible !
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