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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Chaque jour est un arbre qui tombe De Gabrielle Wittkop Editeur : Editions Gallimard Parution le : 12 Janvier 2006
« Le dernier jour fut gris et rose, d’un gris d’ombre plate, d’un rose chancreux. L’année, minime fragment temporel, est maintenant éparpillée en un mouvement centrifuge d’étoile, en un motif qui ne peut être saisi que par la force de sa propre dispersion. (...)
1er janvier. Chaque jour est un arbre qui tombe. Comme si une voix m’avait éveillée par ces mots. Ma propre voix, celle de mes plus secrètes cellules, celle des oracles et des rêves, celle qui clame dans les ivresses et chuchote dans les agonies. Chaque jour est un arbre qui tombe. Et j’ai vu le déclin du jour et la chute de l’arbre… »
Ce journal imaginaire tenu par une femme, Hippolyte, entremêle souvenirs d’enfance, d’amours, de voyages (en Inde, dans les îles de Krakatoa, Sumatra ou Java) et réflexions sur le Temps. Autoportrait d’une individualité exceptionnelle dont l’existence se déploie entre la naissance et la mort — ces deux bornes qui la limitent et lui ouvrent paradoxalement l’espace infini d’une vie superbe et éphémère. La cruauté froide et luxueuse qui anime l’écriture de Gabrielle Wittkop est dans Chaque jour est un arbre qui tombe à sa plus haute mesure. |
Commentaires Amazon| 2006-04-29 | Note : 5/5 | Envoûtant La prose baroque,luxuriante et parfois expressionniste de Gabrielle Wittkop est un véritable envoûtement : poésie et philosophie s'entrelacent comme les arbres de son "journal": la naissance,la vie,le temps à la fois fugitif et permanent,les souvenirs de voyage,la mort à travers le symbole del'arbre qui tombe -véritable leitmotif-, tous ces thèmes évoqués avec lyrisme et cruelle lucidité sont une invitation à la méditation sur notre condition.
| | 2006-02-03 | Note : 5/5 | Une femme hors du commun Journal d'une femme sortant résolument des sentiers battus, pour nous emmener à sa suite dans les paysages et les ambiances exotiques qu'elle a aimés, tout en nous priant de l'accompagner dans quelques souvenirs d'enfance rien moins qu'angéliques et aussi dans sa réflexion, à l'approche de sa mort, sur le Temps, la destruction, la dispariton, l'absence. Transparaît aussi son amour pour les mots : "Elle va chercher une caisse en bois peint dans laquelle elle garde habituellement des coquillages, des cailloux - cailloux, joujoux, hiboux -, des plumes qui lui semblent belles mais où peut-être les oiseaux ont laissé des poux, des choses admirables et futiles ... "
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