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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Ni fleurs ni couronnes : Suivi de Sous la cendre De Maylis de Kérangal Editeur : Verticales Parution le : 16 Mars 2006
Printemps 1915, un naufrage au sud de l'Irlande, un jeune homme et une inconnue partent en mer repêcher les noyés. 2003, une expédition nocturne sur les pentes du Stromboli, deux voyageurs et une jeune femme aux prises avec les vertiges volcaniques. Deux récits en miroir pour faire entendre le souffle des corps qui se libèrent, dire la matérialité physique et poétique du monde qui les contient et concilie leurs gestes, la tension entre l'animé et l'inerte, entre le mort et le vivant. |
Commentaires Amazon| 2007-10-16 | Note : 3/5 | Etonnant !
Ce petit livre de 136 pages se décompose en deux récits, le premier, « Ni fleurs ni couronnes », se déroule en Irlande au printemps 1915 où un naufrage vient d'avoir lieu, le paquebot « Lusitania » a eu sa coque éventrée par une torpille allemande et coule à pic. Finbarr Perry, le dixième enfant d'une fratrie décimée par la pauvreté, part en mer accompagné d'une inconnue rencontrée sur les quais, une étrange jeune femme qu'il accepte d'aider pour rechercher son fiancé parmi les noyés.
« Sous la cendre » nous transporte en Italie dans la touffeur de l'été 2003 sur la terre volcanique du Stromboli où deux amis, Clovis et Pierre, tombent sous le charme d'Antonia, une éblouissante inconnue avec qui ils partent pour une expédition nocturne sur les pentes du volcan qui va s'avérer périlleuse.
Maylis de Kerangal a une écriture audacieuse, incroyablement ciselée, saccadée et glaçante qui donne le ton dès les premières phrases, fait monter crescendo une tension inquiétante et palpitante où la mort et le désir rôdent autour de ces deux nouvelles qui se reflètent comme un jeu de miroir. Étonnant !
| | 2006-08-09 | Note : 4/5 | La pêche aux corps, la nuit dans l'eau glacée Au départ, une fois le livre tenu en main, je renâclais quelque peu, au vu de la 4° de couv : « Deux récits en miroir pour faire entendre le souffle des corps qui se libèrent, dire la matérialité physique et poétique du monde qui les contient et concilie leurs gestes, la tension entre lanimé et linerte, entre le mort et le vivant. » Voilà de quoi me faire fuir à toutes jambes, moi et mes goûts simples, mon envie dhistoires et de vie, mes complexes de sans études qui ne comprend rien à la poésie.
Comme souvent, il ne faut pas lire la 4° de couv.
En fait Maylis de Kerangal a une plume toute simple, facile, qui montre et explique avec les bons mots, et qui dessine un univers (en loccurrence deux différents, ici) dense et solide.
LIrlande du début 20° siècle, lété en Italie de nos jours, deux récits quon lit dune traite, des dialogues insérés à la narration et des personnages pas vraiment sympathiques : Tentez !
| | 2006-05-13 | Note : 3/5 | Envoûtant ! Ce livre de Maylis de Kerangal est en fait composé de deux récits : "ni fleurs ni couronnes" suivi de "sous la cendre". Près de 90 ans séparent la première histoire de la deuxième, située également aux antipodes, l'une en Irlande et l'autre sur une île au large de Naples. Dans "ni fleurs ni couronnes", un jeune garçon prénommé Finbarr rencontre une jeune femme d'apparence convenable et chic qui est à la recherche de son fiancé, apparement noyé en mer après le naufrage du Lusitania. Tous deux vont donc partir en mer repêcher les corps, de plus en plus motivés par l'appât du gain également (des récompenses commencent à pleuvoir). La jeune femme se montre intrépide et courageuse, rien à voir avec ce qu'il pensait...
Dans la deuxième histoire, deux garçons, Clovis et Pierre, font équipe avec Antonia pour la montée du Stromboli. Cette jeune fille fascine Clovis mais inquiète Pierre qui la juge cinglée. Car Antonia est séduisante, n'a pas froid aux yeux mais fait tourner les coeurs. Au sommet du volcan, les têtes ont le tournis et les corps ont la fièvre...
Ces deux récits sont en miroir pour faire entendre le souffle des corps qui se libèrent, dixit la présentation de l'éditeur. C'est clair que ce livre agrippe le lecteur, surtout par son style brut de décoffrage. Mais il donne également le vertige, par cette façon de ne pas lâcher prise, de ne pas relâcher son souffle. La seconde histoire a su davantage me subjuguer. A vrai dire, après avoir refermé ce livre, je n'avais pas un avis très positif ni emballant. Mais une nuit de sommeil a su finalement me décider à le vanter et apprécier sa séduction vive et ardente. Les plus farouches s'abstenir, car Maylis de Kerangal dépouille, écorche et met à nu. Envoûtant !
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