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Fiche livre | | |
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| L'enfant des Lumières De Françoise Chandernagor Editeur : Editions Gallimard Parution le : 28 Avril 2006
Ruiné par des affairistes sans scrupules, le comte de Breyves s'est donné la mort : au XVIIIe siècle, pire qu'un malheur, un scandale.
Veuve à trente ans, sans appuis, sans fortune, sa femme fuit Paris et la Cour pour se réfugier dans une campagne éloignée avec son fils Alexis, âgé de sept ans. Désormais, elle va consacrer sa vie à cet enfant. Avec une idée fixe : le rendre invulnérable. D'Alexis, si gai et charmeur, Madame de Breyves veut faire un homme apte à tous les combats, toutes les ruses.
Ce grand roman d'amour – celui d'une mère pour son fils – se situe à la fin du siècle des Lumières, à la veille de la Révolution. Mais les questions qu'il pose sont aussi celles d'aujourd'hui : pour affronter un monde de plus en plus dur, faut-il endurcir nos enfants ? Quelles valeurs transmettre encore, quand autour de nous la société se défait ? |
Commentaires Amazon| 2008-08-26 | Note : 3/5 | Quand le style contredit le message littéraire « Ce n'est plus contre les abus de droit, la corruption, le mensonge, les faux témoins qu'elle se bat, c'est tous azimuts, contre les forces du Mal au complet» (p. 367). Ce combat, c'est Madame de Breyves qui le mène. Après avoir perdu son mari - endetté, ce noble trop gentil a préféré se pendre -, elle élève son garçon Alexis afin de lui permettre d'affronter ce monde impitoyable de l'Ancien régime.
Craignant qu'Alexis ne soit lui-même trop tendre, elle ne voit qu'une solution : «s'en faire haïr. » (p.405)
Ce roman d'éducation alterne entre les passages bien écrits (par exemple, page 302 : « Il faisait si chaud que la rambarde de fer la brûlait, si lourd que l'horizon fondait. Tout dégoulinait : le ciel sur les bois, les bois sur les prés ») et ceux, plus nombreux, où la plume de l'auteur se prend les pieds dans le tapis de la complication stylistique. Il n'est pas rare de buter sur des phrases d'une quinzaine de lignes qu'il faut relire trois fois pour en comprendre le sens.
Tout comme le roman commence dans l'Ancien Régime pour se terminer sur un monde nouveau, Chandernagor écrit souvent de manière pompeuse - à l'ancienne - et parvient de temps en temps à émerger vers un style plus accessible pour le peuple.
Mais pour venir au bout de ce pavé, il faut quand même une bonne dose d'abnégation. Non seulement le style pose problème, mais également l'histoire qui contient un certain nombre d'idées lourdes (toute la partie sur l'économie, où même « la comtesse suivait la discussion avec difficulté » (p. 158), alors que c'est elle qui est la mémoire narrative de cet épisode) et de points peu convaincants (elle adore son fils et souhaite s'en faire haïr, ou ce mari qui préfère garder son honneur, et se suicider, plutôt que de combattre les injustices financières dont il est victime).
Tant d'obstacles rendent cette lecture laborieuse.
De la même auteur, j'ai préféré « La chambre », plus touchant d'authenticité.
| | 2002-11-15 | Note : 5/5 | Ah que la langue française est belle! Quel talent a Françoise Chandernagor! Chaque page est un régal. Une description du 18ème dans ses splendeurs, ses misères et aussi ses ridicules. Elle ébranle quelques idées reçues notamment au sujet de Necker. Le tout est narré avec une maitrise éblouissante et le sourire permanent de ses touches d'humour. Après l'avoir fermé, j'ai considéré l'éducation de mon fils sous un autre angle!!!
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