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Vitalie Rimbaud : Pour l'amour d'un fils

Vitalie Rimbaud : Pour l'amour d'un fils

Auteur : Claude Jeancolas

Editeur : Flammarion

Née en 1825, Vitalie Cuif est une paysanne ardennaise, solide, austère, possédant un sens aigu du devoir. Elle a connu une vie difficile, lorsqu'elle se marie avec le capitaine Rimbaud, à 28 ans, après la disparition prématurée de sa mère, puis de sa grand-mère et avec l'obligation de «tenir» la maison pour un père qu'elle adore et deux frères qui sont de vraies têtes brûlées. Naissent cinq enfants dont un meurt en bas âge. Le père s'effraye ; il la quitte. Vitalie élèvera seule ses deux fils et ses deux filles. Son préféré est Arthur. Elle se reconnaît en lui et lui rêve une carrière brillante dans la société. Lui veut «changer la vie». Par delà les heurts, elle l'aime avec passion. Elle ne comprend rien à Une saison en enfer mais en finance la publication. Elle vole à son secours dès qu'il l'appelle. Elle lui écrit tous les quinze jour quand il est en Afrique. Elle exécute tous ses ordres, commandes de livres ou de matériel, et même placements financiers. Elle achète avec l'argent qu'il lui envoie d'Afrique, un terrain juste en face de la ferme Rimbaud, rêvant qu'il s'y bâtisse une demeure pour venir finir ses jours près d'elle. Arthur, son Arthur, est le seul de ses enfants qu'elle tutoie. Cette vie est l'histoire d'une passion qui se brise à Marseille : Vitalie refuse de rester près de son fils que l'on vient d'amputer. La mort ravive cet amour fou. Alors elle «récupère» son Arthur, lui offre un enterrement luxueux sans invités, tourne le dos à ces littérateurs qui commencent à batailler autour de l'oeuvre de son fils. Elle vit avec lui au point de le «voir» un jour, à côté d'elle, à l'église. Elle le pare alors de toutes les qualités, travailleur, intelligent, gentil... aveu, enfin de cet amour pour ce fils dont elle n'avait jamais douté qu'il l'aimât.

21,40 €
Vendeur : Amazon
Parution :
324 pages
ISBN : 978-2-0806-8208-6
Les avis

Arthur Rimbaud, « L’homme aux semelles de vent » ou « La petite frappe de Charleville », selon les regards. De quel ventre est-il sorti cet ensorceleur au regard de porcelaine froide ? Claude Jeancolas nous parle de la mère, ce chaînon manquant ou si peu évoqué dans les biographies autorisées par les « gardiens du Temple ».
Vitalie Cuif-Rimbaud : La « Rimbe » ou la « mère Rimbe » pour son voisinage qui ne l’aimait guère. Vitalie, accrochée à sa terre d’Ardenne, Vitalie croyante, Vitalie du Devoir, Vitalie d’orgueil, Vitalie d’intransigeance. Histoire d’amour-haine entre cette mère et son fils préféré. Mais l’amour est passé sous silence : c’eut été une marque de faiblesse que d’en parler :

« Sa mère s’effrayait. Les tendresses profondes
De l’enfant se jetaient sur cet étonnement.
C’était bon. Elle avait le regard bleu – qui ment. »

Ils s’aimaient lorsqu’ils étaient loin l’un de l’autre et se déchiraient lorsqu’ils étaient proches. Vitalie, pourtant n’a jamais « manqué » envers son fils. Elle a toujours remué ciel et terre pour le dégager des embarras. Rébellion, fugues, amours particulières, prison : Vitalie accourt.
En 1879 Arthur part pour un long voyage : la Suisse, Gênes, Alexandrie, revient, repart pour l’Orient. Rimbaud écrivait, Cuif fait du commerce. La correspondance entre la mère et le fils est constante pendant dix ans.
En avril 1891Arthur Rimbaud est rapatrié d’urgence à Marseille. Il est amputé d’une jambe. Vitalie est à son chevet. Il se meurt dans d’atroces souffrances. Vitalie ne reste pas jusqu’à la fin pour lui fermer les yeux. Elle repart chez elle, dans sa ferme des Roches.
« Le 11 novembre 1891, Vitalie reçut un télégramme lui annonçant la mort d’Arthur à 10 heures le matin. Sur le champ elle se rendit à Charleville pour organiser les obsèques » qui furent splendides.
« Cette splendeur n’était que pour lui, n’était que pour elle. »

foxie

Arthur Rimbaud, « L’homme aux semelles de vent » ou « La petite frappe de Charleville », selon les regards. De quel ventre est-il sorti cet ensorceleur au regard de porcelaine froide ? Claude Jeancolas nous parle de la mère, ce chaînon manquant ou si peu évoqué dans les biographies autorisées par les « gardiens du Temple ».
Vitalie Cuif-Rimbaud : La « Rimbe » ou la « mère Rimbe » pour son voisinage qui ne l’aimait guère. Vitalie, accrochée à sa terre d’Ardenne, Vitalie croyante, Vitalie du Devoir, Vitalie d’orgueil, Vitalie d’intransigeance. Histoire d’amour-haine entre cette mère et son fils préféré. Mais l’amour est passé sous silence : c’eut été une marque de faiblesse que d’en parler :

« Sa mère s’effrayait. Les tendresses profondes
De l’enfant se jetaient sur cet étonnement.
C’était bon. Elle avait le regard bleu – qui ment. »

Ils s’aimaient lorsqu’ils étaient loin l’un de l’autre et se déchiraient lorsqu’ils étaient proches. Vitalie, pourtant n’a jamais « manqué » envers son fils. Elle a toujours remué ciel et terre pour le dégager des embarras. Rébellion, fugues, amours particulières, prison : Vitalie accourt.
En 1879 Arthur part pour un long voyage : la Suisse, Gênes, Alexandrie, revient, repart pour l’Orient. Rimbaud écrivait, Cuif fait du commerce. La correspondance entre la mère et le fils est constante pendant dix ans.
En avril 1891Arthur Rimbaud est rapatrié d’urgence à Marseille. Il est amputé d’une jambe. Vitalie est à son chevet. Il se meurt dans d’atroces souffrances. Vitalie ne reste pas jusqu’à la fin pour lui fermer les yeux. Elle repart chez elle, dans sa ferme des Roches.
« Le 11 novembre 1891, Vitalie reçut un télégramme lui annonçant la mort d’Arthur à 10 heures le matin. Sur le champ elle se rendit à Charleville pour organiser les obsèques » qui furent splendides.
« Cette splendeur n’était que pour lui, n’était que pour elle. »

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