 Cliquez pour agrandir | Je vous raconteraiDe Alain Monnier
Editeur : Flammarion Parution le : 19 Août 2009 ISBN : 978-2-0812-2862-7 EAN13 : 9782081228627
Sélection Rue des Livres
Dans une société laminée par la pauvreté et la violence, un homme misérable est au bout de ce qu'il peut endurer. Mais alors qu'il s'apprête à en finir, un mafieux lui propose de venir jouer à la roulette russe contre une forte somme d'argent. Il accepte, en sort indemne, mais totalement fasciné d'avoir frôlé la mort. Dès lors, il ne cesse de revenir jouer et peu à peu reprend pied dans la vie. |
Prix conseillé : 17,30 € - Prix : 16,43 € |
Acheter ce livreVos avisJ'ai trouvé ce roman excellent. Que peut-on ressentir quand plus rien ne nous attache à la vie, mais que la mort se refuse a nous ? Ce type ordinaire en fait l'expérience chaque mois, et se rattache au fil des pages à ces étincelles de vie qui explosent dans sa tête au moment ou il presse la détente mais que rien ne se passe. un très bon roman de rentré :) William
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Commentaires Amazon| 2010-01-04 | Note : 5/5 | A bout de souffle Saisissant. Un sujet glauque à souhait traité avec une poésie et un esthétisme à faire frémir. On est comme le héros, on en redemande.
| | 2009-09-25 | Note : 5/5 | Le nihilisme de notre époque Citons quelques passages de ce roman cruel qui rappelle par la finesse et le tragique de ses portraits, Doïstoievsky ou Stefan Zweig, le nihilisme et le vide d'un vie qui a perdu le sens du bien commun
"Notre époque était partout misérable. Elle était le fruit de ce qui avait été raté durant des décennies d'opulence où des hommes avides, tout à leur égoïsme, avaient sacralisé les droits de chacun et renoncé, avec une rapidité sidérante à la générosité qui avait autrefois rendu la vie agréable. Mais tout cela navait plus guère dimportance sinon pour des types comme moi qui avaient connu l'ancien régime et les possibilités d'antan. Pour ceux d'aujourdhui, il n'y avait aucune nostalgie, le monde était ce qu'il était, il n'était que cette monstruosité».
«Notre époque ne sait plus rien préserver. Pour conserver et archiver, il faut d'abord croire à ce que l'on met en ?uvre ! Sans cette croyance, on jette et on se débarrasse. On rase les maisonnettes des ouvriers de la rue des Pinsons, les enveloppes kraft, les tombes des cimetières Les pelleteuses avec leurs allées et venues incessantes aplanissent tout sur leur passage. C'est fini. C'est lisse. On peut construire par-dessus, on a déjà reconstruit, mais sans fondations, sans ambition. Pour que tout s'écroule à nouveau.»
«Rendre à ceux qui nous ont fait du bien est impossible, il y a trop de pudeurs à surmonter, il faut juste se contenter de rendre, mélancoliquement, à n'importe qui», constate le joueur de Monnier rêvant de trouver des mots justes «qui ne demandent quà s'envoler vers le ciel».
Pour ceux qui veulent échapper à Beigbeder et son aventure minable de toxico mondain qui joue au gauchiste dans un commissariat.
| | 2009-08-27 | Note : 5/5 | La grâce du désespoir Voici un livre magnifique, un chef d'oeuvre , une critique acerbe de notre société qui passe par le désespoir d'un homme sublimé par une étrange grâce.
Jean-Marc Treille
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