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Les enquêtes de Chloé, Tome 4 : SOS Collège en danger !

Les enquêtes de Chloé, Tome 4 : SOS Collège en danger !

Auteur(s) : Sophie Dieuaide, Alberto Pagliaro

Editeur : Casterman Cadet

A la télévision, les enquêteurs tournent souvent en rond, comme nous cet après-midi-là. Café après café, ils grognent qu'ils n'ont aucune piste et ils s'énervent. Et puis, soudain, on en voit un qui plisse les yeux devant une photo, et une petite lueur s'allume brusquement dans son regard parce que, schlac ! d'un coup, il a tout compris.
Nous, on a plissé les yeux, on a attendu, mais rien n'est venu. Pas la moindre lueur.
- Et si on allait goûter ? Ma mère a fait des crêpes...
Saccages et destructions s'enchaînent au collège. Chloé comprend vite qu'il s'agit d'une bande très organisée. Mais dans quel but ? Aidée de son ami Baptiste, elle décide de mener une enquête digne du FBI : collecte d'indices, plan des lieux, photos des victimes, tout y est. Pas facile de trouver une piste avec plus de cinq cents suspects...
Un polar pour rire aussi.

6,85 €
Vendeur : Amazon
Parution :
Format: Poche
109 pages
ISBN : 978-2-2030-0843-4
Extrait

AU FEU !

- Ce n'est pas un exercice ! a crié le profes­seur d'anglais. Vite, vite, sortez !
D'habitude, quand on s'entraîne pour de faux aux alertes incendie, les profs nous demandent toujours de garder notre calme, de ne pas céder à la panique. Mais là, dès que la première alarme a sonné, le prof s'est affolé.
- Je n'y comprends rien, on n'a pas prévu d'exercice aujourd'hui !
Il s'est précipité dans le couloir où une autre professeur, aussi effrayée que lui, a confirmé qu'aucun exercice n'était programmé.
- Laissez vos affaires et sortez !
- S'il croit que je vais abandonner un sac tout neuf... a grogné mon copain Baptiste. Comme ça, s'il y a vraiment le feu, il crame, et si c'est du bidon, on me le vole.
Les autres étaient moins calmes. Ça criait, ça se bousculait déjà.
Je n'étais pas encore trop inquiète non plus, c'est en sortant que j'ai commencé à stresser davantage. Toutes les classes déversaient en même temps leur flot d'élèves dans l'étroit couloir. Entraînée dans le courant, je me suis retrouvée portée jusqu'aux escaliers.
- Chloé, où tu es ? Je ne te vois plus ! m'a crié une dernière fois Baptiste.
Je l'ai aperçu encore quelques secondes qui brandissait son sac au-dessus des têtes, et puis plus rien. Et deux étages plus bas, j'ai déboulé dans la cour avec la première vague.
M. Sibre, le conseiller principal d'éducation, orientait les élèves.
- Au fond de la cour ! ordonnait-il. Ne bouchez pas l'entrée...
Et les surveillants nous tiraient par les bras pour qu'on obéisse plus vite au CPE.
Je me suis retrouvée sous les marronniers, un peu hébétée. Séparée de mes copains. Pas de Baptiste, pas de Jonathan. J'aurais bien aimé pouvoir m'approcher des portes pour les retrouver. Jonathan, je ne l'avais pas vu depuis la récréation, il ne s'était même pas présenté en anglais alors qu'il était là en début de matinée. J'ai pensé qu'il était encore à l'infirmerie. Baptiste, surtout, m'inquiétait. Lui, il était capable de n'importe quoi. Avoir l'idée saugrenue d'aller éteindre l'incendie tout seul, par exemple. Ce n'est pas très gentil pour les autres, mais s'il devait y avoir des blessés, j'aurais fait n'importe quoi pour que ça ne soit pas eux.
Bientôt, tout le collège s'est retrouvé agglutiné dans la cour et, peu à peu, le silence s'est fait.
- Eh ! Oh ! a appelé une voix. Y a quelqu'un pour me descendre de là ?