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Fiche livre | | |
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 | Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen De Arto Paasilinna Editeur : Denoel Parution le : 7 Juin 2007
A l'approche de la cinquantaine, le pasteur Oskar Huuskonen traverse une mauvaise passe. Son mariage bat de l'aile, sa foi vacille, ses prêches peu conformes aux canons de l'Eglise lui attirent les foudres de ses supérieurs et ses paroissiens le désolent. Comme si cela ne suffisait pas, ses ouailles décident de lui offrir pour son anniversaire un cadeau empoisonné : un ourson qui vient de perdre sa mère, spectaculairement morte par électrocution au sommet d'un pylône à haute tension du village. Mais le pasteur s'attache peu à peu à l'animal et pousse la sollicitude jusqu'à lui construire pour l'hiver une tanière tans laquelle il finit par le rejoindre, en compagnie d'une charmante biologiste venue étudier les mœurs de la bête. Il n'en fallait pas moins pour que la vie d'Oskar Huuskonen bascule : la pastoresse demande le divorce, la biologiste prend la tangente et l'évêque, lassé des bizarreries du pasteur, le met d'office en congé. Ruiné et l'esprit chagrin, Huuskonen décide de partir à l'aventure avec son ours. Un long périple qui les mènera de la mer Blanche à Odessa, Haïfa, Malte ou Southampton, en quête d'un sens à leur existence. |
Commentaires Amazon| 2008-04-30 | Note : 5/5 | A prescrire comme antidépresseur Autant le dire d'emblée, je ne me souviens pas d'avoir autant ri en lisant un roman. Et j'insiste: je n'ai pas souri, je n'ai pas eu un petit rire, j'ai ri aux éclats, d'un rire franc et libérateur!
Le rire naît de la maîtrise par Paasilinna du genre difficile qu'est le réalisme fantastique. On part d'un postulat improbable: un pasteur luthérien finlandais, alcoolique et coureur de jupons, hérite d'un ourson orphelin à qui il apprend à repasser, à préparer des cocktails et à servir l'office. Or, dans le roman, tout le monde a l'air de trouver cela normal. L'hilarité naît en partie du contraste entre la description d'une situation pour le moins fantastique et les dialogues où personne n'a l'air de s'étonner de rien. Dit comme cela, ça paraît vain et facile, mais je peux vous assurer que c'est efficace.
Ajoutons aussi une satire incisive, mais jamais méchante, des appareils cléricaux et de la mode de l'oecuménisme, ainsi qu'une touchante célébration de l'amitié masculine, l'ours Belzéb n'étant finalement que le bon copain que tout le monde rêverait d'avoir. "On a toujours besoin d'un ours", comme le proclame le roman!
C'est drôle, mais c'est aussi émouvant, et l'on se prend à la fin à être touché par les mésaventures de ces drôles d'oiseaux et par se faire du souci quand Belzéb est séparé de son maître sur l'île de Malte.
Ajoutons aussi que la traduction française de Madame Colin du Terrail est superbe.
| | 2007-12-02 | Note : 3/5 | Un goût de déjà lu Un pasteur finlandais dont la foi vacille s'entiche d'un ourson orphelin - finement prénommé Belzebuth - et d'une jeune ethologiste. Cette attitude pour le moins désinvolte et sa théologie subversive le conduisent à être viré simultanément par son épouse légitime et sa hiérarchie, ce qui le pousse à se lancer dans un long voyage (initiatique forcément) au terme duquel il retrouvera une foi sereine au fin fond de la Laponie avec femme et ourson.
Un récit un peu mou du genou et cousu de fil blanc, en forme de conte philosophique attrape-tout sur la vie, la mort, la violence et Dieu-dans-tout-ça que, heureusement, quelques scènes drôles viennent de temps à autre relever.
Au moins, j'ai désormais un auteur finlandais dans ma bibliothèque.
| | 2007-11-16 | Note : 4/5 | Etrange, mais bon ! (...)
Arto Paasilinna a un style très étrange. Avec l?air de ne pas y toucher, il raconte une histoire en apparence guère intéressante pour laquelle on se passionne tout doucement. Difficile d?expliquer pourquoi. Les aventures du pasteur ne sont pas spécialement extraordinaires, le style ne paraît pas particulièrement génial et pourtant... Une fois commencé, et passé les premières pages on se prend au jeu et on n?a plus envie de lâcher le bouquin.
Certaines critiques ont dit que ce livre était drôle. Bizarre car j?ai souris à de rares moments, mais pas ris du tout. Par contre, on peut voir ce livre comme une fable ou plutôt un conte à la manière de Voltaire. On y voit la grandeur et la médiocrité de l?Hommes rassemblées en un jeu de personnages dont les réactions un peu étranges et déconcertantes sont à familières à notre esprit et perturbantes toutes à la fois? Alors, si vous avez l?âme vague, la pilosité terne ou la langue empâtée, vous devriez vraiment jeter un ?il à ce livre ? sans doute ne vaut-il pas une séance de thérapie mais enfin, il fait quand même du bien au c?ur.
| | 2007-09-10 | Note : 5/5 | Quel est l'homme ? Quelle est la bête ? Que choisir entre un pasteur tout autant défroqué, vodkaien que priapique et un ours qui se balade une planche à repasser sous le bras quand il n'hiberne pas ? L'on pourrait parler d'un voyage initiatique (ne le sont-ils pas tous ?) autour de l'Europe, du Démon de midi ou du Bazar des religions ? Les aventures du pasteur Huuskonen... Un théologien qui règne mollement sur sa paroisse, tient tête aux hommes, se heurte aux femmes, et fait l`amour à Sonia et Tania sous prétexte d'endormir son nouveau fils : un ourson brun tombé du ciel. Cela le mène bien loin. Mais au fond, quand on prêche que Jésus était un redoutable guérillero, quand on suggère que l'hibernation généralisée des humains serait un grand progrès social, et que l'on promeut sans vergogne la pratique du javelot ascensionnel, c'est que l'on aspire quand même à un destin hors du commun !
Chatouillements et papouillements... La croisière coule pieusement tandis que les ET nous parlent ! L'auteur et sa traductrice expriment fortement une atmosphère qui tangue entre réel et surréel, en passant par la description ethnologique, le questionnement, l'humour, le cynisme et l'hilarant. La fable du pasteur Huuskonen et de son « bestial serviteur » l'ours Belzébuth pose le problème : qui est le serviteur de qui ? Appendre ? Apprivoiser ? Pédagogiser ? Comment nommer le fait qu'un ours sache se baigner, aller aux WC, repasser, cuire un aeuf sur le plat, servir au restaurant ? Rien d'étonnant : « Un ours a la force de neuf hommes et l'intelligence de deux femmes ». Comprenne qui pourra. Belzébuth, lui, a tout compris, surtout à faire le dévot, dans toutes les religions, et dans toutes les versions. L'ours n'est-il pas la réincarnation de Jésus-Christ ?
Un livre passionnant, positif, qui se lit comme une BD. Et beaucoup plus profond qu'il n'y paraît. Mais attention : il ne faut jamais réveiller un ours qui dort !
| | 2007-08-07 | Note : 5/5 | Genial Si vous ne voulez pas mourir triste, il faut alors lire de toute urgence ce livre amplement généreux , la vie enfin ,celle qui fait réver.
Merci Monsieur Paasilina, pour ce grand bol d'air "mental"
Danielle
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