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Réservé à ceux
De Audren
Editeur : L'Ecole des Loisirs
Parution le : 8 Mars 2007

Sa mère lui a confié dans un soupir que, la veille de sa naissance, son père avait besoin de souffler et qu'il était sorti prendre l'air. Alizé en déduit que le père qu'elle n'a jamais vu est le Vent. Ni plus ni moins. Mi-dieu, mi-force de la Nature. Exceptionnel et grandiose, en tout cas. Aussi, quand au cours de vacances au bord de la mer elle tombe amoureuse du beau moniteur de windsurf, Alizé pense que son destin s'accomplit : la fille du Vent ne peut s'unir qu'à un sublime sportif qui ne manque pas d'air... Mais voilà qu'un jour, enhardie, elle dérive trop loin, perd tout le monde de vue et arrive au bord de la terre : un précipice, précédé d'une plage de ciment. Et sur cette plage, deux canapés en velours côtelé jaune. Sur celui de gauche, un écriteau, "Réservé à ceux". Elle choisit l'autre. Sans pouvoir deviner ce qui l'attend.

  • Jeunesse

  • Commentaires Amazon

    2008-02-15Note : 4/5
    Poussé par le vent

    « Réservé à ceux » c'est l'histoire d'une petite fille de neuf ans qui se prénomme Alizé. Quoi de plus normal quand on sait que son père, qu'elle na jamais connu, n'est autre que le vent en personne ! C'est sa mère qui ne cesse de lui répéter depuis toute petite qu'elle est la fille dun courant dair.

    Depuis, Alizé est fière d'être la fille du vent, elle se sent supérieure avec cette assurance que rien ne peut lui arriver. Elle aime se raconter des histoires en jouant avec les mots et pour pallier ce manque qu'elle ressent, elle cherche ce père exceptionnel et grandiose dans le moindre souffle, la moindre brise caressant ses joues.

    Durant les vacances dété, elle tombe amoureuse du moniteur de windsurf. Qui mieux qu'un véliplanchiste pour apprécier sa filiation ? C'est ce que pense Alizé qui décide de prendre des cours et qui se laisse, confiante, emportée par le vent. Mais elle se rend vite compte que son père ne veille pas sur elle, qu'elle dérive au large jusquà atteindre la ligne d'horizon se retrouvant ainsi devant une dure réalité.

    Une très jolie découverte, l'auteur explore la façon dont les enfants s'accommodent de l'abandon en se fabriquant un monde bien à eux qui les rassurent. Une attachante rêveuse et rigolote petite fille.

    2007-12-17Note : 5/5
    Les papas courants d'air
    Dans ce livre, j'ai été enthousiasmée par la petite narratrice de 9 ans qui souffre de l'absence de son papa courant d'air. L'expression est jolie, mais l'enfant a opté de la prendre au pied de la lettre. Peu avant sa naissance, le géniteur a pris la poudre d'escampette, et c'est devenu ainsi Papa Le Vent. Alizé est la fille d'un courant d'air. La fille du vent. C'est ce qu'a dit sa maman. Pour mieux communiquer avec lui, Alizé est convaincue de sentir sa caresse dans le souffle d'une brise, ou de subir sa colère à chaque bourrasque ou rafale de vent.

    L'histoire joue beaucoup sur les images, la poésie et les expressions et donnent lieu à des chapitres savoureux. Il y a aussi énormément de tendresse, de l'humour et il me semble impossible de ne pas s'attacher à cette Alizé, qui se décrit volontairement comme « poète et super-chieuse. A défaut d'être encore la fille du vent, je restais la fille d'avant. »

    Extrait : « Il avait dit à Maman qu'il sortait prendre l'air et qu'il avait besoin de souffler. Ce qui, venant du vent, ne m'étonnait guère. Depuis ce départ, Maman craignait exagérément les courants d'air. Elle se plaignait d'avoir froid à la moindre brise et refusait d'aérer la maison dès que les feuilles des marronniers de notre avenue frémissaient, trahissant ainsi quelques doux zéphyrs. Une épaisse couche de laquel fixait en permanence ses cheveux mi-longs, car aucune bourrasque ne devait avoir emprise sur elle. »

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