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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | L'homme qui rit De Victor Hugo, Boris Moissard Editeur : L'Ecole des Loisirs Parution le : 18 Octobre 2007
Par une nuit de janvier 1690, alors que la tempête se lève sur la Manche, une petite troupe d'individus patibulaires s'embarque à la sauvette et quitte la côte anglaise en abandonnant à terre un garçon de 10 ans. Pourquoi cette fuite et pourquoi cet abandon ? La réponse à cette question se trouve en quelque sorte gravée dans le visage de l'enfant, et pèse d'un poids tragique sur la conscience des fuyards. Chacun va vers son destin. Celui du garçon s'accomplira au prix de révélations qui lui découvriront qui il est au juste, et pourquoi on a conspiré à faire de lui un monstre. Mieux encore que Les misérables ou que Notre-Dame de Paris, ce livre démontre la toute-puissance d'une plume inspirée. Dans ce roman à couper le souffle, Victor Hugo, champion poids lourd de la littérature, charge son encre du credo progressiste, auquel sa force de frappe donne un écho formidable. Ces pages nous arrivent toutes sonores des "coups de gueule" d'un génie débridé. Elles déclenchent l'enthousiasme. | [Poche]
Commentaires Amazon| 2008-12-07 | Note : 5/5 | La ballade des enfants heureux Le romantisme hugolien, c'est l'embarquement assuré dans la tempête, et celle-ci ne fait pas défaut dans cette ?uvre injustement marginale. Mais les décors dantesques ne font pas à eux seuls un roman. La grande force des personnages hugoliens, c'est d'être difficilement oubliables, malgré (ou peut-être grâce à) leurs allures d'archétypes "absolus". Ici, on se régale des monologues d'Ursus, le philosophe misanthrope au grand c?ur. On tremble pour la destinée de Gwynplaine et Déa, les innocents héroïques. On frémit de colère devant la galerie des turpitudes de l'aristocratie britannique, décrites très sardoniquement par Hugo : dénonciation de l'injustice d'une époque antérieure à Voltaire, faite après Voltaire - mais il y a ici bien plus que Voltaire. Apprécier la langue de Hugo, c'est apprendre à endurer son éternel goût pour la disgression, et savourer les figures de style dont ce magnifique roman est comme les autres parsemé. Les notes explicatives en fin de volume sont les bienvenues, à condition qu'elles ne déflorent rien de l'intrigue, comme c'est hélas trop souvent le cas. De ce point de vue, la version présentée par Garnier-Flammarion est particulièrement déplorable. A moins que vous n'ayez une fiche de lecture à rédiger, préférez une édition plus respectueuse des effets de suspense de l'auteur (Folio m'a paru correct).
| | 2008-08-07 | Note : 2/5 | Avis subjectif Je dois avouer qu'en voyant les commentaires élogieux, je me faisais un plaisir de me plonger dans ce livre d'Hugo dont je n'avais pas entendu parler. Après un départ un peu laborieux, je dois avouer que je n'ai pas accroché du tout. J'ai continué un peu, puis j'ai fini par abandonner. Il y a quelques années, je serais allé jusqu'au bout, mais désormais, je suis mon instinct et en matière de lecture, je ne me force pas si je ne trouve pas de plaisir.
| | 2007-05-09 | Note : 5/5 | "la vie est une chanson dont mourir est le refrain" Moins connu que Les Misérables (que je trouve parfois un peu trop gentillet: Hugo cherche trop à nous faire pleurer sur le sort de Cosette ou de Jean Valjean), L'homme qui rit est dans la veine des Travailleurs de la mer. Hugo y approfondit sa noirceur et son humour sardonique. Tous les personnages y prennent une dimension quasi surnaturelle et Hugo fait claquer les mots et les aphorismes. Il se laisse aller à sa loghorrée et cela donne parfois des pages hallucinantes (la description d'un gibet sur plusieurs pages ou la description de l'aristocratie anglaise sur des dixaines de pages où Hugo énumère leurs rites comme ceux d'une tribu amérindienne, leurs vices, et leurs caprices). Il y a aussi, au début du roman une aventure en mer époustouflante (digne par son ampleur des plus grands blockbusters hollywoodiens; presque aussi impressionnante que la célèbre tempête des Travailleurs de la mer qui, elle, est insurpassable). Même les personnages anecdotiques sont inoubliables: il y a bien sûr les trois juges qui interrogent le bateleur Ursus, il y a le fameux Wapentake et son baton, il y a Satan dans sa robe d'Eve en la personne de la duchesse Josiane, et enfin, il y a Barkilphedro, personnage discret, effacé, faussement servile, dont la patience infinie lui permet d'accomplir sa vengeance grâce à un hasard incommensurable (une bouteille à la mer).
| | 2006-04-26 | Note : 5/5 | Une poésie éblouissante Plus que par la critique sociale et de l'aristocratie anglaise, plus que par la fresque de l'histoire du 17e siècle anglais (d'un parti pris incontestable), et malgré un sarcasme parfois presqu'intolérable, ce livre séduit et éblouit: le style , le rythme, une prodigieuse maîtrise d'un vocabulaire incomparablement beau, c'est la poésie à l'état pur.
| | 2004-08-19 | Note : 5/5 | LE chef d'oeuvre Injustement méconnu, "l'homme qui rit" est selon moi le plus grand roman qu'on ait jamais écrit. Il a bouleversé à tout jamais ma façon de voir la littérature. L'intrigue importe peu, ni la critique sociale : c'est le style qui emporte tout. Les descriptions presque fantastiques, le rythme des mots, l'équilibre des phrases...bref, comment tromper le lecteur en écrivant un gigantesque poème en prose.
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