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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | L'Empire, tome 1 : L'Envoûtement De Max Gallo Editeur : Fayard Parution le : 7 Avril 2004
L'Empire français ! Ce n'est plus aujourd'hui qu'un continent englouti dont on ignore l'histoire, les passions qu'il a suscitées, les rêves de millions de Français qui regardaient sur les cartes murales de leur salle de classe ces taches roses qui s'étendaient d'un bout à l'autre du monde, d'Alger à Saigon, de Dakar au Lac Tchad, des rives de l'Ogooué à celles du Niger, de Libreville à Tombouctou. C'est cette grande, cruelle et complexe histoire que Max Gallo fait revivre dans cette impressionnante saga romanesque qui conduira le lecteur de la conquête (ce tome I, l'Envoûtement) à la Possession (le tome II) puis aux lézardes et aux guerres de la décolonisation (tome III : le Désamour). Le héros de ce premier volume, Charles Faurel, est l'un de ces officiers qui, après la défaite de 1870, se lancent dans la construction de l'Empire colonial. Il côtoie aussi bien des mystiques (Savorgnan de Brazza, Charles de Foucauld ou Albert Schweitzer) que des colons et des officiers brutaux, cyniques, racistes, persuadés qu'ils ont les droits que donnent la force et ce qu'ils pensent être la supériorité de leur civilisation. Mais pas de démonstration dans ce grand roman : des vies qui se croisent. Les unes qui sombrent dans la sauvagerie, d'autres qui s'élèvent dans l'abnégation, le dévouement. Et sur chacune d'entre elles le poids écrasant d'une nature hostile, la grande forêt équatoriale, le climat qui détruisent les hommes ou l'implacable désert. Les passions s'exacerbent. On tue. On viole. On aime. On construit des dispensaires et on réduit en esclavage des indigènes. C'est bien le choc des civilisations qui se produit sous nos yeux, alors que, peu à peu, Faurel découvre qu'un homme en vaut un autre quelle que soit la couleur de sa peau. Et que le doute s'insinue en lui. Une grande fresque qui fait resurgir l'Empire disparu, ce continent de passions extrêmes dont nous avons enfoui les bâtisseurs, généreux ou monstrueux, au fond de notre mémoire. Et cet oubli obscurcit notre présent. Ils revivent ici, dans l'Empire. |
Commentaires Amazon| 2008-02-11 | Note : 1/5 | Réflexion sur le genre "roman-histoire" Comme il le dit lui-même, M. Gallo écrit des "romans-Histoire". Il se sert de personnages et faits historiques et y ajoute "ses sentiments personnels". C'est le cas dans ce roman : Savorgnan de Brazza, Ferry, Clémenceau, Meynier, Foureau, Lamy, etc. sont convoqués et mis en scène parfois au mépris des dates, de la géographie, de la réalité. Quand il s'écarte par trop de l'histoire, il donne un nom imaginaire (le Père Orobona du "roman" est un décalque du Père de Foucauld)
Il est vrai que cette réalité (la colonisation de 1870 à 1900) est une réalité des plus complexes. On en a parlé à travers "l'escadron blanc",
et aussi à travers tous les textes récents dénonçant la colonisation. Dans ce livre, Max Gallo choisit de raconter les pires horreurs sur l'armée française. Certes, de tels cas particuliers ont existé, ou ont été l'objet de récits, aujourd'hui encore contestés. Faut-il les raconter avec ce luxe de détails, faire vibrer la bonne âme du lecteur qui ne peut que s'indigner, faire croire que c'était la règle générale ? Je ne le pense pas. On aimerait de plus que toute accusation grave de l'armée soit accompagnée d'au moins une référence. Beaucoup d'auteurs de romans historiques le font. Cela permettrait au lecteur de se faire une opinion lui-même s'il le souhaite.
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