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Les Aventuriers de l'absolu

Les Aventuriers de l'absolu

Auteur :

Editeur : Robert Laffont

Pendant des millénaires, on lui a donné le nom de Dieu: après la Révolution française, l'absolu a été ramené sur terre sous forme (le Nation, puis de Classe ou (le Race. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces formes religieuses et politiques, sans vouloir renoncer pour autant à l'absolu. À chaque individu dès lors (le chercher, d'inventer son chemin. Trois grands artistes (lu passé récent, Oscar Wilde, Rainer Maria Rilke, Marina Tsvetaeva ont placé cette aventure au cœur de leur existence. Non contents de créer des œuvres d'art inoubliables, ils ont voulu mettre leur vie même au service du beau et de la perfection. Cette quête a pourtant conduit le premier à la déchéance physique et psychique, le second à la dépression douloureuse, et la troisième au suicide. Pourquoi?
Les Aventuriers de l'absolu est le roman de trois vies passionnées et tragiques. L'expérience de Wilde, Rilke et Tsvetaeva, explorateurs de l'extrême, n'est pas seulement émouvante, elle nous incite aussi à réfléchir: en quoi consiste une vie belle et riche (le sens? En s'attachant à comprendre ces destins, Tzvetan Todorov nous offre trois superbes portraits, et en même temps une réflexion sur l'art.

20,50 €
Vendeur : Amazon
Parution :
277 pages
ISBN : 978-2-2210-9968-1
Les avis

La presse en parle

Oscar Wilde (1854-1900), Rainer Maria Rilke (1875-1926), Marina Tsvetaïeva (1892-1941) : trois poètes, trois écrivains épris d’absolu, hantés par une forme d’accomplissement intérieur et une recherche de la plénitude créatrice. Tzvetan Todorov suit ces trois destins tragiques avec curiosité et empathie, cherchant à comprendre, sans les juger, comment ces trois « explorateurs de l’extrême » ont pu à ce point s’abîmer dans une quête du sacré esthétique d’où a été exclue la simple expérience du bonheur. Exilés de leur pays comme d’eux-mêmes, les trois écrivains étudiés ont vécu un rêve romantique qui s’est télescopé avec les utopies politiques : Rilke s’est mis, à la fin de sa vie, à admirer Mussolini, et Tsvetaïeva, d’abord envoûtée par la révolution russe mais trop libre pour être exemplaire, a été pourchassée par les bolcheviques. Todorov, fasciné par ces visions du sublime et ces investissements presque névrotiques dans la perfection de la beauté artistique – « Ma spécialité à moi, disait Marina Tsvetaïeva, c’est la vie. Aimer sans mesure » –, donne à réfléchir non seulement sur la création littéraire, mais aussi sur le vide et le néant auxquels aboutit toute expérience limite de la passion. Une passion qui oublie « la nature sociale de l’individu ». Un livre passionnant et pudique sur trois « aventuriers de l’absolu ».

Gilles Heuré, Télérama

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