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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | La danse des obèses De Sophie Audouin-Mamikonian Editeur : Robert Laffont Parution le : 3 Avril 2008
Sophie Audouin-Mamikonian est l'auteur de la série Tara Duncan - un grand succès de la littérature pour adolescents - dont le 5e volume est paru en octobre 2007. La Danse des obèses est son premier roman - un thriller - "pour adultes". Dans la même journée, le capitaine Philippe Heart tombe amoureux et se trouve chargé de l'affaire la plus tordue de sa carrière : une série de meurtres atroces qui ne touchent que... des obèses. Apparemment, aucun rapport entre son histoire d'amour naissante et la disparition de ces cinq hommes. En réalité, lui comme la belle Elena sont partie prenante de la vengeance mise en oeuvre par "l'obèse killer". |
Commentaires Amazon| 2008-06-09 | Note : 1/5 | Dommage Tout n'a pourtant pas trop mal commencé. Un serial killeur s'en prend à des obèses qu'il laisse mourir de faim avant de les torturer et les abandonner dans une mise en scène particulièrement macabre. Le capitaine Philippe Heart est chargé de l'affaire, aidé par la pédopsychiatre Elena Bartok.
Le début du roman est parvient à donner l'impression que nous sommes plongés dans un whodunit qui, à défaut d'être pleinement abouti, tiendra son lecteur en haleine pendant 300 pages. Que demander de plus quand on a envie d'une lecture facile, courte et haletante ?
Seulement voilà. D'une part Sophie Audouin s'est sentie obligée d'affubler ses personnages de clichés plutôt navrants. Le capitaine Heart, courageux et vénérable policier, est aussi un veuf éploré, à qui son épouse (une authentique princesse italienne) a légué une immense fortune. Il vit dans leur appartement de 1500 m², il est beau, il est jeune, et cinq ans après le décès de sa femme continue à lui parler dans leur immense appartement. Saura-t-il recommencer à vivre ?
Elena Bartok, la pédopsychiatre (dont le capitaine Heart va bien sûr tomber follement amoureux) est d'une beauté renversante. Elle aussi est immensément riche grâce à l'empire industriel de son père. Son meilleur ami est homosexuel, il fréquente le jet-set, les coiffeurs à la mode et ce cher John (entendez Galliano, s'il vous plait). Je vous fais grâce des énoncés de marques de luxe auxquels nous avons droit. Elena a été victime de tentative d'abus pendant son enfance. Saura-t-elle surmonter son aversion pour les rapports amoureux ? Saura-t-elle faire enfin confiance à un homme ?
Les victimes sont obèses, mais se chaussent tous chez un chausseur de luxe (B. si vous voulez savoir !), fréquentent les meilleurs restaurants, et sont aussi, en réalité, de très méchantes personnes, vraiment. On entend ici une histoire de trafic de bébés à peine esquissée, très peu plausible, malheureusement.
Cette façon qu'a Sophie Audouin d'insister sur les physiques renversants de ses personnages, de s'attarder sur leurs vêtements, leurs états d'âmes d'une puérilité effrayante frise le roman de gare.
D'autre part, l'intrigue ne tient plus la route dès le deuxième crime. On ne croit plus une seule seconde à la façon dont le meurtrier arrive à se débarrasser des corps, l'histoire d'amour entre le beau capitaine et la superbe psychiatre se transforme en soupe harlequinesque du plus bel effet, sans compter les incohérences de l'enquête et surtout du dénouement final que je ne saurais qualifier : navrantes, ou parfaitement risibles ?
| | 2008-04-29 | Note : 3/5 | Un thriller très ... "yerk" ! Une histoire très yerk, ça vous dit ? Cela se passe à Paris, un premier cadavre est retrouvé, au centre d'une mise en scène sordide mais flippante. Un homme d'une corpulence au-delà de la normale a été la victime d'une extrême barbarie (je vous épargne les détails). Le capitaine Philippe Heart, chargé de l'enquête, tombe des nues. Il s'attendait à mettre la main sur le pédophile fraîchement arrêté et qui s'est fait la malle à l'hôpital. Las, ce n'est pas son homme et l'affaire s'annonce corsée. Quelques jours plus tard, comble de l'horreur, un autre cadavre est découvert et il s'agit une nouvelle fois d'un obèse. Le sang des inspecteurs ne fait qu'un tour : un dangereux maniaque a choisi de faire la peau aux personnes obèses, leur infligeant un supplice écoeurant (les gaver de mets divins, puis les affamer jusqu'à ce que mort s'ensuive). D'après les fichiers de signalement, cinq personnes obèses sont portées disparues. La police sait d'avance qu'une série de crimes commis par un dingue va hanter leurs nuits blanches, faire fonctionner leurs méninges (le type signe ses crimes avec un poème crypté) et qu'il faut mettre fin au début de paranoïa qui frappe les quartiers parisiens (merci la presse d'avoir déballé en gros titre l'existence d'un Obèse Killer !).
Très yerk, je vous le disais ! On pensait Sophie Audouin-Mamikonian auteur reconnue pour la jeunesse grâce à Tara Duncan, on la découvre fascinée par l'horreur et la perversité humaine dans ses moindres détails. Sophie n'aime pas les obèses ?* non. Sophie met en scène un type obsédé par un trauma de l'enfance, qui a choisi de se venger et de s'en prendre à ses cauchemars vivants (les personnes trop grosses). Je n'en dévoile pas trop, le roman s'ouvre déjà sur l'horreur et annonce la couleur : abominable, effrayant et subtilement intelligent. On y croise le supplice d'un enfant, confiné dans un placard, puis, sans lien de cause à effet (dirons-nous), un serial-killer élevé au rang de grand chef cuisinier, fin gourmet. Pour preuve : les titres des chapitres savent mettre en appétit !
Le jour même où il est chargé de l'enquête la plus tordue de sa carrière, le capitaine Philippe Heart tombe amoureux. Apparemment, aucun rapport entre son histoire d'amour naissante et les meurtres atroces qu'il doit élucider. En réalité... Ce détail, donné par l'éditeur, est un excellent appel pour titiller la curiosité. En réalité, le résultat est plutôt mitigé. J'ai trouvé cet aspect sentimental de l'histoire assez gnan-gnan. De même, ce thriller, d'assez bonne facture, se lit agréablement, arrache quelques grimaces de dégoût mais ne laissera pas un souvenir impérissable dans les mémoires. L'enquête emprunte très vite des chemins glauques, des embrouillaminis personnels, bref des détails un peu invraisemblables et guère saisissants (pour qui aimerait que ça colle, un peu, avec la réalité !). Il n'en demeure pas moins fort plaisant de découvrir un auteur qualifié dans son registre aux antipodes de son domaine de prédilection ! ... A tenter.
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