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Fiche livre | |  |
 Cliquez pour agrandir | SeptentrionDe Jean Raspail
Editeur : Robert Laffont Parution le : 19 Septembre 2007 ISBN : 978-2-2211-0865-9 EAN13 : 9782221108659
Maintenant, ils roulent vers le nord. Ils ont quitté la Ville juste à temps, avant que l'invasion sournoise venue du sud, et dont ils ont été les seuls à percevoir la nature, ne recouvre la cité de son uniformité implacable. Trente-cinq compagnons de hasard qu'un même instinct de liberté a réunis dans cet antique train jaune et or, relique d'une époque glorieuse de l'histoire du Septentrion. Autour de Kandall, de Clara de Hutte et du narrateur Jean Rudeau, il y a des femmes, des enfants, cinq dragons, quatre hussards, deux mécaniciens, un vieux montreur de marionnettes, un prêtre, quelques autres encore. Trente-cinq : les hommes du refus. Ils roulent vers le nord, à travers forêts et steppes. À travers l'espace et le temps qui s'étirent. Un jour, ils comprennent qu'ils sont poursuivis. Qui les poursuit ? Et pourquoi ? Jusqu'à quand brillera au-dessus d'eux l'étoile qui semble les protéger ? Echappe-t-on aux masses humaines, aux milliers de milliers, à la multitude anonyme ? |
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Commentaires Amazon| 2009-10-09 | Note : 4/5 | Le fantôme des oumiates J'ai beau tourner le raisonnement en tout sens, difficile de donner au travers d'une brève critique un aperçu complet de cet ouvrage. Le très habile Raspail, nous emmène très loin, aux confins des steppes du Septentrion. Il nous invite sous la forme d'une épopée à suivre l'exode de quelques résistants à l'engluement de Saint Basile. Aucune autre solution que le départ, sinon c'est l'endormissement, la soumission et la fin, ce qu'exècre l'auteur. Mais il met tout son talent à narrer les ultimes instants d'un peuple, d'un groupe seuls face à leurs destins. Septentrion est un voyage en train vers le Nord, d'un groupe d'individus qui se font poursuivre par les autres, ceux en uniforme et casquette gris, les contaminés, les soumis. Il y a de sublimes moments littéraires, l'histoire des Oumiâtes et le rêve qu'elle suscite dans l'esprit des enfants. L'allégorie de Sempronius par le théâtre de marionnettes est magnifique de virtuosité. Il y a un peu du " Camps des Saints" dans cet ouvrage, la même pâte, la même énergie. Un livre qui mêle le voyage, les plaisirs des hommes et femmes cantonnés à l'essentiel, l'ultime. Le départ des enfants dans la forêt à la recherche d'un bonheur qui s'enfuit ou qui a disparu est remarquable, comme la scène de baignade collective aux avant-goûts de paradis avant l'apocalypse. Un grand livre, un bon Raspail.
| | 2009-03-28 | Note : 5/5 | Le dénouement Le dénouement de ce que Jean Raspail avait abordé dans "le camp des saints" peut-être palpable ici, mais cet ouvrage, qualifié par l'auteur comme le plus abouti, va au-delà.
Il démonte les mécanismes humains ou déshumanisés qui amènent les hommes à se confondre, dans leurs réactions, aux singes.
La « démocratie totalitaire » engluée dans son renoncement à ses propres origines et agissant comme un rouleau compresseur va tout emporter sur son passage jusqu'à sa plus grande richesse : son héritage, ses traditions bref sa personnalité.
Or comme l'a écrit l'auteur dans un autre ouvrage : un peuple sans mémoire est un peuple sans destin.
C'est cet état de fait que seul quelques uns refusent. Est-ce étonnant quand on sait qu'« il y a une poignée d'hommes à qui incombe le salut de l'espèce. Aux haltes, on se soulève, on les regarde, on les compte. Parmi la foule, on est effrayé de les voir si peu qui dressent des silhouettes de grandeur au dessus du néant ».
Situation nouvelle toutefois, le combat est ici voué à l'échec. D'ailleurs, peut on parler réellement de combat lorsque l'on fuit ?
Si l'on considère que cette fuite est une forme de combat, n'y-t-il pas des défaites qui valent toutes les victoires comme l'a démontré Leonidas lors de la bataille des Thermopyles ?
Déçu par Sire, j'ai retrouvé en lisant ce livre passionnant du début à la fin le Jean Raspail clairvoyant et courageux du « camp des saints ».
| | 2008-12-15 | Note : 1/5 | A l'ouest Ce livre m'est tombé des mains au bout de 100 pages et j'ai eu bien du courage pour en arriver à ce point limite. Pour décrire une montée de la dictature, Raspail utilise un style narratif qui rappelle de très loin le "rivage des Syrtes", ouvrage déjà très soporifique.
Les descriptifs n'en finissent pas, l'auteur tourne autour du pot, on se sent englué dans les pages. Où est le Raspail de "Sire" ou de "l'anneau du pêcheur" ?
Une déception.
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