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Suite(s) impériale(s)

Suite(s) impériale(s)

De Bret Easton Ellis

Editeur : Robert Laffont
Parution le : 16 Septembre 2010
ISBN : 978-2-2211-0869-7
EAN13 : 9782221108697
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Clay, l’anti-héros du premier best-seller de Ellis, Moins que zéro, revient à Los Angeles. Il a vingt ans de plus, il est un peu plus vieux, un peu plus seul et désoeuvré. Il retrouve ceux qu’il a connus dans sa jeunesse, Blair, Trent, Julian, Rip… les représentants d’une génération dorée et perdue, abandonnés à la vacuité, la solitude et la vanité qui les détruisent. Producteur associé à l’adaptation cinématographique de son dernier scénario, Clay participe au casting du film, joue de son pouvoir, séduit Rain, une jeune actrice sublime et sans talent, lui fait de fausses promesses.
Il est prêt à tout pour la posséder. Mais qui manipule qui ? Clay découvre vite qu’il est constamment observé et suivi…Jalousie, trahisons, meurtres, manipulations… ici, dans la Cité des Anges, chacun se heurte aux mêmes jeux d’emprise et aux mêmes démons, s’enivre de sexe, d’images, de drogues, de fêtes irréelles… et se révèle toujours plus amer et désespéré. Le vide et la fureur aspirent les personnages, et leur font perdre tout sens des limites. On est saisi par la virtuosité du style sobre et acéré, les chapitres courts donnent à la narration un rythme percutant. L’atmosphère est oppressante, la noirceur non dépourvue d’humour. L’angoisse et la tension croissantes annoncent une lente descente aux enfers. Le portrait de notre époque est aussi violent que subversif.


  • Traduction de Pierre Guglielmina
  • Littérature étrangère

  • Prix conseillé : 19,30 € - Prix : 18,34 €

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    2010-11-02Note : 5/5
    Commentaire
    B.E. Ellis conserve son malicieux sens de la narration.
    Les personnages de "moins que zéro" ont évolué (ou pas), et à travers eux c'est aussi l'auteur qui se raconte

    2010-10-23Note : 1/5
    ennui et incompréhension
    Je n'avais pas d'à-priori sur cet auteur et je n'ai pas lu Moins que zéro mais j'avoue n'avoir rien compris du livre Suites Impériales. Je suis allée jusqu'au bout avec beaucoup d'ennui. Il ne se passe rien, certaines répliques sont à la limite de celles des Feux de l'amour. Je suis profondément déçue et je regrette de m'être fait dédicacer le livre !! Ah le star système !!!

    2010-10-10Note : 2/5
    UN COUP DE VIEUX.
    Des lecteurs pourront se laisser séduire par ses nantis d'Hollywood,la vacuité de leur existence, la décadence,l'excès et d'autres prendront un coup de vieux.
    Bret Easton Ellis n'a pas écrit un roman qui m'a accroché jusqu'à la fin.

    2010-10-04Note : 3/5
    Moins que Lunar Park
    J'avais hâte de lire ce roman parce que j'avais été subjuguée par l'univers paranoïaque de "Lunar Park".
    Je n'ai pas lu "Moins que zéro" et ceci explique peut-être ma déception face à sa suite "Suites impériales", écrite vingt ans après.
    Certes, j'y ai retrouvé l'atmosphère lubrique et oppressante des romans de l'auteur. Le héros est fidèle aux personnages habituels; Clay est sombre, froid, adepte des jolies filles, de l'alcool, de la drogue et des tranquillisants. Facile de se laisser entraîner dans ses délires, ses rêves noirs et ses suspicions.

    " Je n'ai jamais aimé personne et j'ai peur des gens"

    L'intrigue fonctionne à merveille avec les messages secrets, les conspirations, les alliances multiples, les meurtres et les filatures.
    Les dialogues sont percutants et dignes des anciens films noirs du cinéma américain.
    On ne se lasse pas de l'ambiance surfaite du cinéma hollywoodien, où traînent starlettes, prostituées, arrivistes, trafiquants.
    Je me suis largement perdue dans Los Angeles et j'ai trouvé que les indications de lieux étaient trop fréquentes et nuisaient au rythme de l'intrigue. Par contre, j'ai apprécié être guidée en permanence par les standards d'anciennes chansons américaines.
    Il y a donc dans ce roman tout ce qu'il faut et ce qui fait que l'on aime Bret Easton Ellis mais je n'y ai pas retrouvé l'osmose géniale appréciée dans Lunar Park.

    2010-10-01Note : 4/5
    Retour au pays des yuppies
    Que devient-on lorsque son adolescence se passe en dehors de toute valeur morale? Une prise de conscience apparaît-elle subitement avec le passage à l'âge adulte? C'est le postulat de départ auquel Bret Easton Ellis propose de répondre dans cette suite à son premier roman Less Than Zero, Imperial Bedroom (ou Suite(s) Impériales en VF) donc. La suite des aventures de Clay au pays des yuppies, vingt ans après ses années universitaires.Devenu scénariste et ayant déménagé à New-York, il est de retour quelques temps à Los-Angeles afin d'effectuer un casting pour sa prochaine adaptation cinématographique. Il y retrouve ses anciens comparses de beuveries, navigants encore tous dans les hautes' sphères de la société. Désormais, les cocktails, les remises de prix ont remplacé les fêtes d'étudiants dans les appartements huppés. Tout le monde semble avoir plus ou moins mis de côté ses travers de défonces, ses pulsions sexuelles débridées et autres déviances. Mais, encore une fois, tout ça n'est que façade. Même s'il est loin de s'en rendre compte, Clay n'est pas forcément devenu clean en passant la barre de la quarantaine. Alcoolique, névrotique, profitant de sa position pour coucher avec un maximum de jeunes actrices, ses obsessions sont toujours les mêmes, tapies ou refoulées. Il refuse seulement de s'en rendre compte. Qu'en est-il alors des autres protagonistes sous leur moralité apparente? Les vices cachés vont rapidement resurgir suite à la découverte d'un meurtre odieux.Même s'il subit toujours autant l'action, Clay va tout de même être obligé cette fois de passer du passif à l'actif. Il se rend bien vite à l'évidence que des personnes lui en veulent. Observé, écouté, suivi, ses névroses vont rapidement diriger sa vie et l'amener à prendre des décisions chaotiques.Bret Easton Ellis ne croit pas en l'Homme. Pas plus qu'il ne croit en la société. Celle-ci perverti même les êtres habités des meilleurs intentions, c'est irrémédiable. Impossible de rentrer dans le droit chemin une fois que l'on a goûté aux joies de l'égoïsme et du profit aux dépends de son prochain. Et on ne parle même pas de l'élite' américaine qui se vautre dans le stupre dès sa naissance. Celle-là est condamnée d'entrée. Mais qui pouvait espérer une rédemption quelconque de sa part?

    2010-09-27Note : 4/5
    Le temps ne fait rien à l'affaire...
    BEE a réactivé dans son dernier roman les personnages de "Moins que zéro", son premier roman qui décrivait par le menu les errances d'une jeunesse dorée, désoeuvrée et cocaïnée. Devenus quadras, ils n'ont guère changé: ils se débattent toujours dans de fausses relations d'amitié où l'intérêt personnel et la superficialité règnent en maîtres. Les rapports sont violents et vides de sens, sordides et sans échappatoire. Mais ici, le goût du pouvoir et de la manipulation vient ajouter une touche de perversion.

    Toute la force littéraire de "Suite(s) impériale(s)" tient en un apparent paradoxe: sous couvert d'une description minimaliste de la vacuité de quelques existences privilégiées, BEE tend un miroir qui renvoie une image sévère de la société américaine, sans jamais forcer sur les épithètes. C'est aussi un polar très sombre, ultraviolent, où la tension monte progressivement autour d'un réseau de prostitution et de meurtres barbares, histoire au milieu de laquelle la vanité de tous les personnages entrent dans une écoeurante résonnance.

    Je n'y ai trouvé nul essoufflement, pas plus qu'une forme d'écriture sous pilotage automatique comme l'ont souligné certaines crotiques. Il y a à mon sens un travail d'écriture important évident. Un très bon roman, prenant, presque trop court.

    2010-09-27Note : 3/5
    Un Ellis mineur
    Avec Moins que zéro, son premier roman, Bret Easton Ellis avait marqué la littérature américaine par un style nouveau, tout en dressant le portrait d'une jeunesse à l'abandon. Ces romans suivants étaient dans l'ensemble de grandes réussites (à l'exception de Glamorama), mais avec ce Suite(s) Impériale(s), BEE écrit un livre mineur.
    Reprenant son écriture simple mais efficace, BEE ne lâche rien du point de vue de l'écriture, seulement, elle s'applique finalement assez mal à son histoire. Si les premières pages sont véritablement excellentes et laissent entendre ce que l'auteur pense des adaptations cinématographiques de ses propres romans, l'histoire qui se développe par la suite (un roman noir) ne va pas avec le style. BEE semble hésiter en permanence entre la description de ses personnages (ce qu'il sait faire avec talent et ce pour quoi son écriture est parfaitement adaptée) et le développement de son énigme. Si la pression monte plutôt bien, dès qu'il s'agit de découdre les tenants et les aboutissements de l'histoire, BEE s'emmêle, son écriture devient légèrement lourde et le livre semble prendre des longueurs. Des scènes ne prennent plus aucun sens et semblent posées sur le papier juste parce qu'il fallait les écrire, mais ne s'intègrent pas dans le livre.
    Bref, en voulant développer une vraie histoire au lieu de continuer à ausculter la société et les tréfonds de l'âme humaine, Ellis s'égare un peu. Tant pis, mais on sera quand même là pour le prochain.

    2010-09-25Note : 4/5
    Pas indemne
    On ne sort pas indemne de cette lecture qui nous rappelle que Bret Easton Elis est désespéré et qu'il ne croit pas en l'être humain.
    Encore des fantômes, des souvenirs, les brumes d'une ville de Los Angeles où ne passent que des esprits (vides parfois).
    Mais le talent est toujours là, l'univers de BEE fonctionne toujours, nous attrape, nous agrippe pour nous entraîner dans son brouillard.


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