 | Moins que zéroDe Bret Easton Ellis
Editeur : Robert Laffont Parution le : 16 Septembre 2010 ISBN : 978-2-2211-1304-2 EAN13 : 9782221113042
A Los Angeles, de jeunes gens de dix-huit ans à peine se retrouvent dans les lieux les plus chics de la ville. Ils méditent sur les derniers fringues à la mode, tout en s'informant des derniers plans dope. Pendant ce temps, les parents, éloignés des activités de leurs enfants, sont occupés et stressés par leurs boulots, leurs maîtresses ou leurs psychiatres... |
Prix conseillé : 19,30 € - Prix : 18,34 € |
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Commentaires Amazon| 2010-11-05 | Note : 3/5 | un roman halluciné Un accord parfait entre le fond et la forme, mais mis à part l'intérêt que j'ai pu trouver à entrer dans un univers de drogués qui m'était inconnu, il plane tout au long de ce roman un climat de mal être qui m'a mis mal à l'aise.
Une réussite du point de vue style.
Ce n'est pas un livre délassant qui fait rêver, ni un livre passionnant où l'intrigue vous garde accroché, mais un livre dérangeant, qui fait naître une curiosité malsaine, pour voir jusqu'où cela va aller.
| | 2010-10-30 | Note : 4/5 | Découvrir la GenX Si on résume à tord la littérature américaine des années 80 à Bret Easton Ellis il est cependant vrai qu'un roman comme Moins que Zéro est incontournable pour quiconque souhaite découvrir cette fameuse génération X. Moins que zéro est un roman qui ne raconte rien mais qui dit énormément de chose sur cette jeunesse post-70s sans valeur, sans repère et sans avenir. Clay ne raconte rien parce qu'il se sent vide, un vide qui se traduit par un style minimaliste qui n'a rien de simpliste et dans lequel transparaît tout au long du roman le désespoir et le nihilisme d'un narrateur témoin de son temps.
On aurait quoiqu'il en soit tord de croire que Moins que zéro ne parle que d'une certaine jeunesse dorée et d'un phénomène isolé qui laisse indifférent. Non c'est là la description d'un mal être qui touche tout une génération dont les membres sont déconnectés les uns des autres.
Je pense que comme un certain attrape-coeurs (avec lequel Moins que zéro est souvent comparé) le premier roman d'Ellis a aussi une portée universelle. Son histoire traverse les décennies et les frontières et doit aussi être perçu comme une histoire d'un jeune sur les jeunes à destination des jeunes. Une sorte de roman initiatique à l'envers dont la lecture ne manque pas de susciter la réflexion.
| | 2010-10-09 | Note : 2/5 | mouais Le personnage s'ennuie et est passif sur sa propre vie, et étant donné que c'est lui qui nous la raconte, ben on s'ennuie aussi.
| | 2010-10-01 | Note : 1/5 | NUL NUL NUL C'est la nouvelle vague? le vide total. impossible de lire plus de 20 pages. il a toujours trop chaud??? et pourquoi ne pas déménager dans une région plus tempérée de cette vaste Amérique? faire la fête? mais quel ennui ces fêtes et l'on va de l'un à l'autre. Bref, je préfère encore les romans de gare!!!
| | 2010-08-19 | Note : 5/5 | L'âge des golden boys Comment les rejetons des golden boys californiens occupent-ils leurs journées? C'est l'unique contenu de Moins Que Zéro, premier roman du jeune Bret Easton Ellis. Ni enjeu, ni intrigue. On suit les péripéties de Clay, 18 ans, de retour à Los Angeles pendant les vacances d'hiver. Il y retrouve ses amis et relations et tout ce petit monde s'entrecroise dans un même élan ayant pour buts simples: faire la fête, se droguer et éprouver des sensations fortes de diverses façons.
Un récit à la première personne, écrit dans un style parlé basique et typique de la jeunesse de l'époque (Ellis n'a que 20 ans lorsqu'il écrit le roman). Assez déroutant à première vue, ce style bien particulier et totalement novateur à l'époque, s'avère bien vite envoutant une fois entré dans cet univers décadent et exaspérant. Les parents absents, car trop occupés à gérer leurs business respectifs, cette bande de trous du cul, blindés de thunes, s'adonnent à un hédonisme exacerbé. Drogues durs, viols, snuff movies... aucune limite. Clay se retrouve bien vite en porte à faux face à cette débauche extrême. Même parti depuis peu de temps, il ne reconnait plus ses amis d'enfance et hésite une bonne partie du récit à sombrer dans la décadence ou à la fuir ventre à terre. Il s'adonne tout de même à quelques expériences: homosexualité, drogues diverses... Mais en voyant certains de ses plus proches amis sombrer dans l'anorexie, l'héroïne, l'alcoolisme, il fuit cet univers.
Hormis le style narratif particulier, ce qui a choqué à sa sortie et peut encore rebuter aujourd'hui, c'est l'absence totale de recul et de point de vue extérieur. A part les questionnements internes de Clay, jamais Ellis ne juge ou ne tente une quelconque analyse ou moralisation face à ce milieu glauque et déprimant. Certains y voient une apologie du stupre. Mais c'est bien toute la valoir de Moins Que Zéro: brosser un tableau fidèle et dérangeant, témoigner sans commenter. Ce qui s'y passe est dérangeant? C'est le but. Dresser un miroir pour montrer l'envers du décor, ce qui se passe chez cette jeunesse bourgeoise, élite d'une nation puritaine qui aime à cacher ses travers sous le tapis.
Moins Que Zéro marque également une nouvelle étape pour le roman américain: la prise en compte des changements amenés par MTV. Consommation à outrance, publicité omniprésente et culte des modes éphémères. Ainsi le ridicule de la course à l'individualisme qui se solde invariablement par une standardisation en un seul troupeau de clones rendus paradoxalement identiques en se fringuant et en se comportement comme les médias le leur dictent. La culture pop est également omniprésente dans le récit. Le témoignage simili-parlé contient automatiquement les références aux morceaux écoutés, au posters affichés ou au t-shirts portés pendant les faits. Le titre vient d'ailleurs du morceau "Less Than Zero" d'Elvis Costello, cité au cours du roman.
| | 2010-08-02 | Note : 1/5 | Moins que zéro .... ah bon, c'est pas la note du livre ? Quel ennui, mais alors quel ennui ! Le style se veut moderne quand il n'est que poussif (je l'ai lu en Français il est vrai), l'histoire tient à un cheveu blond tiré de la tête d'écervelés et d'écervelées de la côte ouest des Etats-Unis, tous fils à Papa et à Maman et dans des états plus ou moins avancés de déliquescence. BEE n'a réussi à m'intéresser ni de près ni de loin à son histoire, à son climat, à son écriture. Que la jeunesse dorée s'ennuie et par conséquent boive, se drogue, viole ou se prostitue ne me concerne pas et d'autant moins quand l'exercice ne consiste qu'à un examen très très rapproché du nombril de ces jeunes gens auquel l'auteur croit bon de nous convier. Certains parlent d'une dénonciation d'un mode de vie, je n'y ai vu que complaisance et faux-fuyants.
Cette vision vous intéresse, lisez Junky de William S Burroughs, au moins il y a un sens et l'auteur ne se prend pas autant au sérieux.
| | 2010-04-28 | Note : 4/5 | Une histoire qui se tient par le style "Moins que zero", la quatrième de couverture l'annonce comme le roman des années 80. Il est en effet remarquable. Cependant méfiez vous -lecteurs potentiels- des légendes urbaines. Ici point d'histoire abracadabrantesque, mais une suite d'histoires répétitives, déroutantes, étranges, sordides, banales. Quel est l'intérêt du livre? Aucun si ce n'est le style. C'est donc un livre pour amateurs de littérature. Le génie de Bret Easton Ellis(BEE) c'est de recréer sans lyrisme, sans phrases savantes, sans excès la platitude et l'inertie de la jeunesse dorée de L.A. enfermée dans sa cage de béton. L'auteur multiplie les histoires et anecdotes autant que les noms propres pour donner toujours le même exemple, le même fait : le vide de la vie de L.A. et l'insouciance de la mort heureuse. Apparaissent en italiques des épisodes-presques des mirages- qui se déroulent en dehors de LA, comme si la ville conditionnait l'écriture. Ce n'est pas un roman sur Clay -le protagoniste et narrateur- mais sur l'ensemble gazeux de ces connaissances, Clay n'est que l'élément extérieur qui permet de voir L.A. un pied dedans un pied dehors. Clay/BBE décrit plus l'ambiance que les histoires individuelles.
C'est un grand roman, dont le style sera souvent imité sans jamais avoir autant de profondeur. Personne n'a égalé le sentiment de pésenteur que procure la lecture de Moins que Zéro. Fin et lourd, intelligent sans être pédant, ce livre permet deux lectures comme tous les grands romans. C'est loin d'être un roman facile et plat, tout le contraire il est riche de pesanteur.
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