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Fiche livre | | |
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 | Next : Petit Livre sur la globalisation et sur le monde qui vient De Alessandro Baricco Editeur : Albin Michel Parution le : 20 Mars 2002
Next : le monde, prochain épisode. « Global » or « no-global » ? À partir de là, Alessandro Baricco s'interroge : mais qu'est-ce que ça veut vraiment dire ? Pour essayer de comprendre des chose complexes, commençons par poser des questions simples.
Qu'entendons-nous par globalisation ? S'agit-il d'un slogan ? D'un paradis inévitable ou d'un enfer annoncé ? Est-ce comme les Lumières ou comme la Révolution industrielle ? Met-elle en circuit des idées qui changent le cours des évènements ou produit-elle de évènements qui changent notre manière de penser ? Baricco passe au crible les définitions vagues, donne des exemples, imagine, raconte et bouscule les idées reçues. Il n'est jamais trop tard pour se mettre à réfléchir et à rêver... |
Commentaires Amazon| 2004-05-23 | Note : 5/5 | A lire avant (ou "au lieu") de devenir "altermondialiste" Un livre demystificateur, concis comme un coup de poing. L'altermondialisme est devenu, pour les doux reveurs eternels adolescents de notre XXIeme siecle, le nouveau "communisme", la nouvelle ideologie utopique qui sauvera le monde. Je ne dis pas, le progres social a besoin de doux reveurs, d'anarchistes, d'esprits revolutionnaires. Comme une bagnole, pour qu'elle avance, il faut de la friction entre les pneus et le bitume. Je sais pas vous, mais tant qu'a etre qu'une piece dans la bagnole en mouvement de la societe humaine, je prefere etre autre chose qu'un pneu.
| | 2003-12-20 | Note : 4/5 | Rafraichissant Alors que tout le monde à son mot à dire sur la mondialisation, Baricco nous gratifie d'un point de vue original ! Il met en balance les avis, confronte les vues et nous laisse décider ! C'est moins partisan et plus incitatif que beaucoup d'ouvrages. Comme quoi, on peut rester philosophe qui propose de réflechir, dans notre siècle délétére ...Moins inaccessible que ses vaches du Winsconsin et presque aussi savoureux que Soie, Next vous transportera.
| | 2002-12-11 | Note : 3/5 | Baricco vise trop bas Pour reprendre une démarche chère à Baricco, commençons par une petite anecdote gouailleuse : dernière minute d?un match de football acharné, l?avant-centre adverse se fait déséquilibrer dans la surface. Pas grand chose, mais assez pour justifier un penalty. Ce que siffle l?arbitre. Vous explosez : « si l?arbitre est de leur côté ! », et quelques petits noms d?oiseau. Le penalty ne vous paraît pas vraiment illégitime, mais comme beaucoup de supporters dans une telle situation, vous avez le réflexe de vous plaindre. Arrive alors un petit homme enjoué qui tente de vous expliquer avec sincérité que ce penalty est normal car il y a vraiment eu faute, qu?à l?échelle du match l?arbitre ne peut être tenu pour responsable de cette défaite, qu?il faut examiner les choses froidement, et cet homme vous donne en vient à se perdre en conjectures, bifurquations, hypothèses, avec l?unique but de vous convaincre que votre propos et vos insultes n?étaient pas valables. Il va sans dire que beaucoup lui auraient tourné le dos sans le laisser finir et auraient secrètement maudit ces hommes qui ne comprennent pas toute la joie et la consolation qu?on peut tirer de la mauvaise foi. A la lecture de Next, ce sont les mêmes impressions qui restent. L?impression qu?il s?est échiné sur quelque chose qui n?est pas vraiment central. Il part de propos aussi profonds que : « on trouve du coca-cola partout », ou « les moines tibétains surfent sur l?internet »... Voilà pour lui ce que représente la mondialisation pour le quidam. On sourit de voir noir sur blanc certaines des images qui nous viennent parfois. Mais le problème c?est que Baricco veut vraiment répondre à ces questions, savoir si c?est vrai ou faux. Là, personnellement, il y a malaise, car si cela aurait mérité une remarque en passant, je ne suis pas sûr que ça mérite d?occuper un tiers du livre. Pour aller dans l?ordre, précisons ce que ce livre n?est pas. « Si mon fils ne s?en fichait pas totalement, c?est le genre de livre qu?on pourrait intituler : la globalisation expliquée à mon fils », écrit AB. Mais contrairement à AB, je ne pense pas que ce livre « explique » quoi que ce soit de la globalisation. C?est plutôt l?effort lucide et méritoire d?un auteur qui choisit de se mettre volontairement dans la peau d?un quidam pour démêler les images contradictoires et un peu puériles que lui évoque la mondialisation, un effort pour prendre du recul par rapport à ces stéréotypes qu?on capte en bloc et à l?état brut, sans se donner la peine de les vérifier. D?où une force et une faiblesse. La faiblesse : AB fait parfois référence à une « enquête », mais j?émets de sérieux doutes sur la profondeur de celle-ci. Ce qu?il écrit relève plutôt d?une réflexion introspective et ses étagères ne doivent pas crouler sous le poids d?ouvrages techniques ou même simplement fouillés. S?il existe quelques mises au point, l?explication s?organise autour de notions comme le « pouvoir de l?argent » ou « le besoin d?extension des marchés », pas forcément fausses, mais sûrement pas aussi simples et définitives qu?il le sous-entend. Pour ne prendre qu?un exemple, concurrence et multinationales semblent n?être pour lui que deux aspects du même phénomène, alors que pour un économiste les choses n?ont jamais été aussi simples (voir le revival des lois anti-trust dans les affaires Microsoft). L?ouvrage s?avère plus stimulant sur la globalisation culturelle et sur la manière dont elle est retraduite au sein des mondes sociaux, avec ses multiples contradictions : critique des marques, nivellement culturel, Baricco souligne que les choses ne sont pas si simples. Il y a un côté festif du consumérisme qu?il ne veut pas taire, il y a ce nécessaire ordonnancement du chaos de la réalité sous quelques bannières aussi grossières que rassurantes, peut-être surtout il y a ces incessantes ré-appropriations, ces constants détournements par lesquels la globalisation se modèle à notre paysage : la grosse Bertha des mass médias ne se répand pas sur la plaine amorphe des classes moyennes comme un simple coup de pinceau sur un mur bien lisse. Elle se contorsionne sans cesse au contact des matrices culturelles qui la redéploient, la recolorent, et peut-être même la subvertissent. Exemple donné par Baricco : mariage dans la grande tradition à Reggio de Calabre, robe blanche, avalanche de dentelle, famille aux trousses, dialecte, rivage où s?agglutinent quelques barques de pêcheurs en bois. Et puis tout à coup, les mariés montent dans une barque, se dirigent vers la proue et s?immortalisent dans la position bras ouverts de Di Caprio et Kate Winslet dans Titanic. Derrière, tourne la caméra d?un père heureux. Qu?en penser ? N?est-ce pas une effroyable simplification du réel, de cette scène dans son contexte, que d?y appliquer le terme globalisation ? Baricco ne veut toutefois pas donner de réponse. Il se refuse à toute interprétation et il est symptomatique que l?ouvrage s?achève sur une question, sur un point d?interrogation qui n?est pas la rituelle « ouverture du sujet » du lycéen consciencieux, mais un aveu d?impuissance : « comprends pas », « ni l?un ni l?autre », mais veut garder la lucidité si amère de celui qui patauge en eaux troubles. On savait Baricco grand romancier, on saura maintenant qu?il a aussi du courage, puisque, comme il le dit lui même, ce livre ne lui apportera au mieux que quelques tièdes acquiescements, et sans doute de belles critiques de la part des deux camps opposés. On ressort un peu déçu malgré tout, car si les extrêmes ont été maintenus à distance, si l?ouvrage nous contraint à clarifier nos positions et nos représentations, il n?y a pas grand chose au niveau de la compréhension du phénomène en lui-même. Pour le dire autrement et plus méchamment, Baricco, qui sait être si subtile, a cette fois visé trop bas, si bien que l?on a souvent l?envie d?hausser les épaules, comme s?il avait pris trop au sérieux des propos lâchés « en passant ». Dommage.
| | 2002-11-14 | Note : 5/5 | Formidable, simple, drôle Un écrivain qui nous parle de globalisation ça donne quoi? un ouvrage simple (n'attendez pas du "no logo", et au passage, tant mieux), que l'auteur définit comme un essai sur la globalisation "racontée à mon fils". Il n'empêche que son style d'une parfaite limpidité (bravo au traducteur) nous permet d'aborder à la base le phénomène de la globalisation, et, c'est assez rare, le sourire aux lêvres. Comme quoi on peut traiter d'un sujet complexe : - simplement - clairement - avec un certain humour Tout en gardant un esprit critique qui se soustrait à la bipolarité inhérente à tout débat de société.
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