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Fiche livre | | |
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 | Je suis morte et je n'ai rien appris De Solenn Colleter Editeur : Albin Michel Parution le : 22 Août 2007
« Les bizuts doivent mourir pour apprendre à renaître. Sauf moi, qui resterai seule et incomprise : j’ai succombé à une barbarie qui n’a jamais eu lieu. Je suis morte et je n’ai rien appris. »
Avec une insoutenable clairvoyance, Solenn Colléter explore à travers l’expérience limite du bizutage la dynamique du rapport d’obéissance et de soumission au pouvoir. Un premier roman dérangeant, violente métaphore du système totalitaire. | Littérature française [Premier roman]
Commentaires Amazon| 2007-11-06 | Note : 5/5 | Un premier roman vraiment exceptionnel Ce roman, qui s'attache à dénoncer les dérives et la manipulation du bizutage dans les classes préparatoires aux grandes écoles, est d'une force narritive rare, souvent à la limite de l'insoutenable. On se raccroche sans cesse à l'idée qu'il s'agit bien d'un roman, mais hélas les faits décrits rappellent bien trop les faits divers déjà lus dans les journaux. Et puis l'intrigue prend une tournure proprement inattendue, proche d'un suspens policier, qui n'enlève rien à la violence des faits décrits, mais restitue au roman son principe de fiction. Un premier roman qui mérite encouragements, applaudissements, et récompenses.
| | 2007-09-28 | Note : 4/5 | un regard lucide Vraiment c'est un très bon livre .Le style nous fait tout de suite rentrer dans l'enfer de ce bizutage des classes prépas, nous en fait comprendre les mécanismes un peu effrayants et nous plonge au coeur de l'angoisse que peut ressentir une jeune fille absolument pas préparée à subir un tel traumatisme Bien sur c'est un roman et la défenestration est imaginaire;mais les faits sont là bien réels et nous font vivre ce moment d'angoisse puis de révolte. Car quand tout est fini les participants ont tout oublié comme un lavage de cerveau général mais l'auteur ,elle , n'a rien oublié et nous livre ce roman très réussi.
| | 2007-09-13 | Note : 4/5 | Une très fine réflexion sur les effets du bizutage C'est bien un roman, et non un témoignage, que nous propose Solenn Colléter. Pourtant, ce que vit le personnage de Laure, dans cette semaine apocalyptique de bizutage, a forcément été vécu. On entre dès la première page dans le vif du sujet, avec une scène tout en vociférations et mauvais traitements, qui débute à la descente du car; effet maximal de surprise, les tous nouveaux élèves en prépa de cette école privée fictive pensaient bien avoir payé leur tribut, après ce week-end d'intégration.
D'ailleurs, Martin, son amoureux, dont le père est un brillant professeur de cette école, après en avoir été l'élève, ne s'est jamais appesanti sur le sujet : oui, il y a un "petit" bizutage, mais c'est la tradition, et ça deviendra vite un bon souvenir...
Ah oui ?
En l'occurrence, non.
Dans le roman, une défenestration se produit la première nuit, et Laure est la seule à en être témoin, parmi les "Beuzeus" tout au moins. Au milieu de cette semaine cauchemardesque, elle mène aussi l'enquête : Qui manque à l'appel ? Qui est responsable ? Pourquoi le tait-on et comment est-il possible même de le faire ? (Habile épilogue concernant ce drame, personnellement j'étais loin du compte).
Mais surtout l'héroïne mène pas à pas une très intéressante réflexion concernant cette tradition barbare du bizutage, elle en démonte les enjeux, les procédés, expose avec clarté les manipulations, et rend le lecteur écoeuré et révolté.
Un premier roman très fort.
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