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Fiche livre | | |
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 Cliquez pour agrandir | Les Derniers Jours de la classe ouvrière De Aurélie Filippetti Editeur : Stock Parution le : 17 Septembre 2003
Deux enfants dansaient et sautaient dans la cour déserte de l'école primaire. Deux petites filles surprises et ravies par la joie de la cité. Personne ne les avait vues sortir. Elles ne comprenaient pas pourquoi c'était si surprenant que la gauche ait gagné. Elles vivaient au milieu de militants communistes, parfois socialistes. La droite, ça devait bien exister, puisqu'on en parlait, mais c'étaient les patrons, c'était loin. Il y avait donc de vraies gens qui ne votaient pas communiste ? Elles ne se posèrent pas longtemps la question. Qu'importe la raison, c'était un soir de fête. Elles se sentaient un peu ridicules, mais il fallait marquer le coup. Elles grimpèrent sur le mur de l'école, levèrent leurs visages vers la voûte constellée d'étoiles et crièrent du plus fort de leur souffle de huit ans : " On a gagné ! On a gagnééé ! |
Commentaires Amazon| 2007-04-11 | Note : 4/5 | L'âme d'une région Ce livre développe un contenu politique et social qui provoque des bouffées d'émotions foudroyantes presque douloureuses chez tous ceux qui, comme moi, ont grandi dans ce milieu. Aussi l'affectif domine et il est bien difficile de rédiger des commentaires objectifs.
Je ne suis pourtant pas convaincue qu'il soit un livre profondément engagé. Je pense surtout qu'il est un puissant hommage à cette classe ouvrière issue de l'immigration, pour majorité italienne, dans cette Lorraine industrielle. Son contenu, certes décousu, est un bouleversant témoignage de toute une population emplie de bien plus de doutes que de certitudes mais dont l'unique couleur était le ROUGE. Des habitants vite oubliés si tant est qu'ils aient été réellement considérés un jour.
Pour eux, le progrès social reposait pour beaucoup sur la réelle intégration de leurs enfants qui ont tôt fait de quitter la région pour la plupart. La pénibilité du travail et des conditions de vie de toute cette population de macaronis la rendait fraternelle et solidaire. Jusqu'au jour où tout s'est effondré avec les fermetures successives des mines et des usines emportant avec elles toutes leurs illusions politiques et sociales.
Ce livre est un devoir de mémoire d'une forme de patrimoine où flotte cet accent lorrain aux consonances italiennes dans un fumet de "capelet'" de "pastachout'"et de "gnocch'".
| | 2007-04-11 | Note : 4/5 | Toute l'âme d'une région Ce livre développe un contenu politique et social qui provoque des bouffées d'émotions foudroyantes presque douloureuses chez tous ceux qui, comme moi, ont grandi dans ce milieu. Aussi l'affectif domine et il est bien difficile de rédiger des commentaires objectifs.
Je ne suis pourtant pas convaincue qu'il soit un livre profondément engagé. Je pense surtout qu'il est un puissant hommage à cette classe ouvrière issue de l'immigration, pour majorité italienne, dans cette Lorraine industrielle. Son contenu, certes décousu, est un bouleversant témoignage de toute une population emplie de bien plus de doutes que de certitudes mais dont l'unique couleur était le ROUGE. Des habitants vite oubliés si tant est qu'ils aient été réellement considérés un jour.
Pour eux, le progrès social reposait pour beaucoup sur la réelle intégration de leurs enfants qui ont tôt fait de quitter la région pour la plupart. La pénibilité du travail et des conditions de vie de toute cette population de macaronis la rendait fraternelle et solidaire. Jusqu'au jour où tout s'est effondré avec les fermetures successives des mines et des usines emportant avec elles toutes leurs illusions politiques et sociales.
Ce livre est un devoir de mémoire d'une forme de patrimoine où flotte cet accent lorrain aux consonances italiennes dans un fumet de "capelet'" de "pastachout'"et de "gnocch'".
| | 2004-11-19 | Note : 5/5 | Bravo et merci Livre magnifique qui rappelle "Aventures et mésaventures d'un franco-sarde atypique" d'Antoine Porcu, député communiste de Longwy, le Far West Lorrain... ma région, sinistrée aujourd'hui, mérite bien l'hommage sincère et touchant qui lui est fait.
| | 2004-06-23 | Note : 5/5 | A la mémoire d'une région sinistrée Un premier roman très émouvant à la mémoire des mineurs de fer de Lorraine au travers de l'histoire d'une famille d'immigrés Italiens communistes. La solidarité de cette profession, les certitudes et les doutes des militants communistes et le déclin industriel de cette région aujourd'hui sinistrée sont magnifiquement décrits.
| | 2003-10-27 | Note : 4/5 | Un roman contre l'oubli Ce premier roman cherche avant tout à transmettre des témoignages oraux de toute une population minière du bassin Lorrain. Ce roman très documenté nous fait vivre le quotidien d'une vie pénible mais dont les protagonistes sont très fiers. Merci Aurélie Filippetti !
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