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Fiche livre | | |
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 | Le rapport de Brodeck De Philippe Claudel Editeur : Stock Parution le : 22 Août 2007
Le métier de Brodeck n'est pas de raconter des histoires. Son activité consiste à établir de brèves notices sur l'état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, de la neige et des pluies, un travail sans importance pour son administration. Brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal, il faudra beaucoup de temps pour que la situation s'améliore. «On ne te demande pas un roman, c'est Rudi Gott, le maréchal-ferrant du village qui a parlé, tu diras les choses, c'est tout, comme pour un de tes rapports.»
Brodeck accepte. Au moins d'essayer. Comme dans ses rapports, donc, puisqu'il ne sait pas s'exprimer autrement. Mais pour cela, prévient-il, il faut que tout le monde soit d'accord, tout le village, tous les hameaux alentour. Brodeck est consciencieux à l'extrême, il ne veut rien cacher de ce qu'il a vu, il veut retrouver la vérité qu'il ne connait pas encore. Même si elle n'est pas bonne à entendre.
"À quoi cela te servirait-il Brodeck ? s'insurge le maire du village. N'as-tu pas eu ton lot de morts à la guerre ?
Qu'est-ce qui ressemble plus à un mort qu'un autre mort, tu peux me le dire ? Tu dois consigner les événements, ne rien oublier, mais tu ne dois pas non plus ajouter de détails inutiles. Souviens-toi que tu seras lu par des gens qui occupent des postes très importants à la capitale. Oui, tu seras lu même si je sens que tu en doutes..."
Brodeck a écouté la mise en garde du maire.
Ne pas s'éloigner du chemin, ne pas chercher ce qui n'existe pas ou ce qui n'existe plus. Pourtant, Brodeck fera exactement le contraire. | Littérature françaiseVos avisPhilippe Claudel brosse à nouveau le portrait d’ «âmes grises » et décrit avec son immense talent les horreurs de la guerre et celles dont sont capables les hommes sans ce prétexte à se détruire. Brodeck, grâce à l’amour vrai qui le lie à Emelia, reviendra de l’enfer d’un camp de prisonniers. De retour chez lui, les
ravages de la guerre mais surtout ceux dus à la lâcheté des hommes vont le cerner.
Il est chargé fortuitement par les notables du village d’écrire un rapport sur un crime perpétré avec l’assentiment de presque tous et sur les évènements qui y ont conduit. Il s’acquitte de cette tâche guidé par son honnêteté naturelle en y mêlant sa propre histoire afin de poser un instant le fardeau qui pèse d’autant plus lourd sur son âme que celle-ci est juste. Un texte puissant, terrible, magnifique, qui nous prend d’emblée au cœur et ne nous lâche plus, même une fois sa lecture achevée. Cat2008
« Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien.
Brodeck, c’est mon nom
Brodeck.
De grâce souvenez-vous.
Brodeck. »
À l’auberge Schloss un homme, un étranger, a été assassiné dans sa chambre à coups de couteau. Brodeck est arrivé peu après le drame. Il est donc un « presque » témoin. Comme il est le seul à savoir écrire, on lui demande de rédiger un « rapport » pour innocenter les hommes présents ce soir-là. Brodeck s’exécute, mais à l’abri des regards, il écrit tout autre chose. De fil en aiguille, par petites touches, il raconte sa propre vie étroitement mêlée à l’histoire du village et à celle de ses habitants. Que s’est-t-il passé pendant et après la guerre dans ce village curieusement épargné par le désastre ?
C’est un conte, une fable se déroulant dans un pays imaginaire. Cela importe peu. Le sujet est universel, les morts ne quittant jamais les vivants. Malheur à celui « qui n’est pas d’ici », malheur à l’Étranger ! Tout peut lui arriver, surtout le pire !
« Je ne sais pas si l’on peut guérir de certaines choses. Au fond, raconter n’est peut-être pas un remède si sûr que cela. Peut-être qu’au contraire raconter ne sert qu’à entretenir les plaies, comme on entretient les braises d’un feu, afin qu’à notre guise, quand nous le souhaiterons, il puisse repartir de plus belle. » foxie
un roman magnifique, bien ecrit et très emouvant. pom'
Philippe Claudel aborde avec profondeur et délicatesse la "différence" qui poursuit Brodeck. On n'a de cesse de découvrir ce qui porte le héros, ce qui le rend si humain. Au delà, Philippe Claudel approche la question de la shoa d'une manière sensible et pudique, nous laissant le libre arbitre de nous interroger sur notre comportement en de telle circonstances.
Un livre au ton juste. J'ai beaucoup aimé. sylvie lauzel
Difficile de trouver dans mes souvenirs même les plus négatifs,un livre plus indigent et inepte que ce roman,scandaleusement recommandé par mains libraires. Style vieillot aux métaphores naives et pléthoriques, intrigue escamotée dérrière une philosophie de concierge, compilation maladroite et cent fois lue des horreurs de la shoah, vie d'une famille cucu et compagnie confrontée à un malheur qui ne nous emeût pas car trop souvent évoqué par d'autres, ailleurs et mieux. A fuir pour s'offrir à la place du prix prohibitif de ce navet (22euros) une bonne bouteille par exemple racine
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Commentaires Amazon| 2008-12-27 | Note : 5/5 | un livre universel Je viens de terminer ce roman que j'ai lu deux fois plutôt qu'une, comme pour m'imprégner définitivement de cette écriture sublime . Ce roman est magnifique . Certaines pages sont d'une beauté qui m'a saisi, qui m'a figé en me plongeant dans bien des réflexions. Les phrases sont limpides , l'écriture fluide contraste avec la gravité des événements, saisis avec une acuité et une économie de mots extraordinaire. Soudain, les pensées de Brodeck interfèrent, et nous livrent les plus beaux moments du roman. J'en ai même surligné des passages entiers comme nous le faisions à l'école dans l'étude des grands classiques. C'est bien de cela dont il s'agit : un très très grand roman universel qui parle des hommes, de leurs peurs et de leur lâcheté, de la mémoire et de l'oubli aussi, selon la façon dont on a choisi d'accommoder sa vie pour continuer à vivre.
Je n'ai pas lu plus beau livre depuis des années et mes étagères sont pourtant pleines de beaux souvenirs littéraires! Merci M. claudel pour les moments magiques partagés avec votre talent ...et à celui qui m'a conseillé de courir l'acheter.
| | 2008-11-24 | Note : 5/5 | Excellent ! Je suis plongée dans le lecture de ce livre et je me sens réellement angoissée et prise dans le tourbillon du livre , j'ai versé quelques larmes et me suis parfois fait plaisir à lire à haute voix tant l'écriture est un bonheur . Je trouve que son style s'adapte tout à fait au vécu de Brodeck et qu'il pèse d'autant plus sur la narration . Il me reste quelques chapîtres mais je sais que l'histoire me hantera longtemps ...Je le conseille absolument !
| | 2008-11-04 | Note : 5/5 | Un grand auteur Pour une fois ne parlons pas du livre seulement, mais de l'auteur aussi!
C'est un très grand moment de littérature, un livre qu'on n'oubliera pas de sitôt. Brodeck incarne à lui tout seul la force, la faiblesse, la lâcheté; l'amour, la fidélité humaines, et il le sait.... Il tente tant bien que mal de vivre avec tout ça, mais surtout il se rend vite compte que , finalement, c'est peut-être lui le plus humain de son village.
Il y a des pages terribles sur la "nuit de cristal" et les exactions SS.
les allers retours présent-passé se font superbement, certaines réflexions deviennent pour le lecteur un florilège de citations trop vraies....Bref, Brodeck est unique, son auteur aussi......
C'est le deuxième livre marquant de mon année 2008 après la Route de Mc CARTHY, el là c'est un auteur français, que dire de plus?
ah si, UN GRAND MERCI!
| | 2008-10-24 | Note : 3/5 | voisin mon ennemi Philippe Claudel nous livre une aeuvre une nouvelle fois d'une terrifiante banalité, au caeur d'un village d'Europe centrale dont le nom n'est pas cité, pas plus que les années précisément : à nous de deviner, mais à quoi bon finalement : la bêtise et la monstruosité n'ont pas d'époque ni de lieu déterminé pour se propager, seul leur suffit un cerveau malade pour les accueillir. Celui de son propre voisin.
| | 2008-07-16 | Note : 1/5 | Déjà vu... ... pas très original, style lourdingue et sujet ressassé, ressucé, rabaché...
Un sentiment de déjà lu du début à la fin. Fin plutôt ardue à atteindre d'ailleurs...
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